[CR] Pax Elfica - équipe B

Critiques de Jeu, Comptes rendus et retour d'expérience
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Selhynn
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[CR] Pax Elfica - équipe B

Message par Selhynn »

Introduction
dont la lecture n'est pas nécessaire (mais qui justifie le sujet)

Je me suis offert Pax Elfica pour Noël et le premier survol de la campagne m'a emballée. J'en ai parlé un peu autour de moi pour réunir quelques joueurs. J'ai un peu trop bien vendu le concept : 9 joueurs intéressés !  8O Du coup, j'ai décidé de vérifier la promesse de rejouabilité (pour le MJ) de l'histoire. J'ai donc constitué deux groupes.
Il m'a fallu un peu de temps pour lire attentivement les livres (+ le boulot qui a été très chronophage) je ne lance la campagne que maintenant. Comme l'auteur est assez demandeur de compte rendu, je vais suivre l'exemple des très talentueux haplo, Cédric Janneret et TaxCollector et poster le compte rendu de l'équipe B ici.
(Le compte rendu de l'équipe A se trouve sur un autre sujet là : [CR] Pax Elfica equipe A)

Nous jouons en Héros & Dragons.

L'équipe est constituée de Morrigan Mordarok, Johanna, Elesiel, Rosa Maggiere, Tanorivel
 
Une fois que les joueurs ont eu choisi leur personnage, je leur ai envoyé leur fiche de perso (+ les règles particulières les concernant), le guide du joueur et un questionnaire pour enrichir un peu l'historique.

Avec leur accord, je poste le résultat de nos échanges
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Selhynn
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Johanna - Complément d'historique
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On ne choisit pas sa famille

Johanna est la fille ainée de la famille de Hirsch, fidèle vassale du Comté de Hautecueil. lui même fidèle vassal du Duché de Roquenoir. Johanna a grandi aux côtés de sa petite sœur, la benjamine, Hella et de son frère cadet adoré Ewen. Ce dernier ne cessait de compter les exploits de leurs ancêtres. A le croire, la famille de Hirsch avait plus d’une fois sauvé le Roi, le royaume et même le monde !
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Il y a 20 ans, le Nécromant envahit le Valseptente. Seul le Roi Hugges et quelques rares nobles semblent inquiets. Pour la plupart des gens, le Valseptente est loin, l’armée d’Arlande est forte et le Nécromant aura épuisé ses ressources avant de passer la Vallée du Vent. Johanna est surtout préoccupée par les nombreuses propositions de mariage qu’elle reçoit et l’insistance de ses parents pour qu’elle choisisse enfin un époux. Mais Johanna ne veut pas se marier ! Un jour, elle découvre un étrange message dans le secrétaire de sa mère : c’est un message codé ! Par jeu, elle décide de le déchiffrer, et quelle n’est pas sa surprise quand elle y découvre les indices d’une machination pour renverser le Roi. Persuadée que sa famille est, encore une fois, sur le point de sauver le Roi Hugges le Beau, elle alerte rapidement les autorités qui lui demandent de n’en parler à personne, pas même à ses proches. Intriguée, elle mène son enquête et découvre avec stupeur que ses parents, Mina et Sören, font partie de la conspiration. Son enquête met en évidence certaines preuves qui permettent d’établir la culpabilité de ses parents. Elle parvient même à remonter jusqu’au Comte Ruben de Hautecueil. Elle poursuit ses investigations plus haut mais ne trouve pas d’indices suffisants pour incriminer le Duc Ivo de Roquenoir.
Peu de temps après, Mina, Sören et Hella sont arrêtés. Ewen quant à lui, parvient à s’enfuir de justesse. Johanna, se raccrochant à la devise familiale « Fidélité et tradition » témoigne à charge contre sa famille lors du procès. Mina, Sören et le Comte sont condamnés et exécutés pour haute trahison. La participation de Ewen à la machination ne semble pas avoir été volontaire : il aurait transporté des armes à son insu. Mais pour le tribunal, sa fuite est une preuve de sa culpabilité. Ewen et Hella sont tous les deux condamnés à la prison à vie.

Légende du Roi

Karolinia, la femme Secret du Roi, est impressionnée par Johanna et lui propose de renoncer à son titre pour devenir Légende du Roi. Désireuse de faire honneur à ses glorieux ancêtres et de racheter l’image de sa famille, Johanna accepte. Cerise sur le gâteau : en tant que Légende du Roi, elle n’aura plus à se marier. Après une rapide formation, elle enchaîne les missions pendant les 8 années suivantes :
• Elle sert régulièrement de « suivante » au jeune prince Leudaste et son jeune demi-frère Caribert pour assurer leur sécurité.
• Comme négociante de tissus, elle parcourt le royaume pour transporter des missives.
• En équipe avec une autre Légende, Grimnir, elle mène plusieurs missions d’espionnage au Norlande et au Valseptente (qui est alors sous l’occupation de mort-vivants).
• etc

Brenhaven

Il y a 12 ans, alors que les morts-vivants se sont remis en marche en semblent vouloir marcher sur la capitale, Johanna est envoyée à Brenhaven : Karolinia pense que le Nécromant y a une de ses bases et il compte sur elle pour obtenir des informations capitales. Johanna s’installe donc en ville comme marchande de tissu. Elle découvre que Brenhaven reçoit souvent la visite du Nécromant. La ville abrite deux de ses seconds : une femme du nom de Svania qui loge au Fort Greifstark, et un homme du nom de Kyassen, qui a ses quartiers à l’Abbaye. Mais surtout, Johanna rencontre Ian. C’est le coup de foudre immédiat : Johanna a rencontré son âme sœur. Oubliant ses vœux de Légende, elle succombe au charme du beau couturier. Rapidement, Johanna tombe enceinte et Chiara naît, il y a un peu moins de 11 ans.
Johanna ne peut se résoudre à rentrer à Haraminas, la capitale du royaume. Elle envoie régulièrement des messages à Karolinia dans lesquels elle insiste sur l’importance de sa mission à Brenhaven, allant même jusqu’à déformer un peu la vérité pour ne pas être obligée de rentrer.
Heureusement pour elle, Karolinia semble accaparée par d’autres soucis. En effet, le Roi Hugges a été mordu par un loup lors d’une chasse. La blessure s’est infectée et il en est mort. Leucaste 1er accède donc au trône il y a 10 ans.
Il y a 7 ans, Johanna participe, à petite échelle, à la libération de Brenhaven : elle a fait parti de l’équipe qui a guidé, de nuit, Erisadan et sa compagnie vers le Fort Greifstark.
Après la libération de Brenhaven, Johanna craint de devoir rentrer. Mais « heureusement », les elfes restent dans la ville ce qui lui donne un nouveau prétexte pour rester. Karolinia se fait vieille et ne semble plus aussi vive que par le passé.
Il y a 4 ans, à sa grande honte, Johanna ne voit pas venir le mouvement de résistance de la Vieille Garde. Il faut dire qu’elle a d’autres préoccupations : Karolinia vient de prendre sa retraite pour laisser sa place à un certain Diepenbrock. Ce dernier demande à Johanna de traquer et capturer Grimnir, son ancien coéquipier qui a trahit la couronne en vendant des informations au Norlande. La mission lui prend plusieurs mois, mais elle parvient à mettre la main sur le traître qui est maintenant sous les verrous.

Faillite

Il y a trois ans, Chiara commence à manifester des aptitudes magiques hors norme. Régulièrement, les objets de toute la maison volent. Un soir, la vie de Johanna bascule. Elle ferme son échoppe près des Halles et s’apprête à rentrer quand Hektor, son voisin primeur, l’invite à trinquer en l’honneur de son quatrième, qui est « enfin » un garçon. Johanna s’attarde un peu. Quand elle rentre enfin, c’est pour découvrir une scène d’horreur : sa fille et son mari ont disparu. Elle apprend par les voisins, que les aerindeäls sont venues enlever sa fille. Ian s’est violemment interposé, blessant gravement l’une des aerindeäls. Il a été arrêté. Le procès est expéditif : Ian est condamné à l’enfaytement quelques jours plus tard. Johanna tombe alors dans une grave dépression.

Elle fait faillite. Elle a tout juste la présence d’esprit d’en avertir Diepenbrock qui dépêche un de ses agents dormants, Merric Petipas, un tailleur de talent qui reprend la boutique à son compte.
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Elle se retrouve à la rue, sans ressource et totalement perdue. Klaus, un ami de Ian lui offre son aide en lui proposant le poste d’intendante à l’auberge. Johanna se plonge dans le travail et se reconstruit petit à petit.

Il y a un an environ, alors que l’Auberge est presque vide, Johanna entend par la porte restée ouverte, Rosa qui s’entraîne à la magie dans le petit salon. Au même moment, un des clients de l’auberge descend du dortoir et aperçoit la jeune statue. Il se précipite alors hors de l’auberge pour avertir le guet. Johanna réagit sans réfléchir : Rosa n’a pas le temps de fuir. Elle lui intime l’ordre de se cacher rapidement dans la chambre d’Albert, le cuisinier. Elle accueille alors le guet avec beaucoup d’aplomb : « Non Rosa n’est pas là. Elle n’a pas été là de la matinée. Je lui ai demandé de faire une course pour l’auberge ce matin et elle n’est pas encore revenue. Oui je peux vous dire quelle course : elle est partie choisir du tissu, le modèle 88, pour renouveler quelques nappes. Bien sûr que le commerçant confirmera ce que je dis : il s’agit de Merric Petipas. Cet homme prétend avoir vu Rosa faire de la magie ? Ce monsieur a bien dormi ici cette nuit. Il a également fait honneur à la bière de notre brasseur hier soir. Vous connaissez la réputation de notre bière. Ce monsieur a peut être surestimé ses capacités éthyliques. Merci Sergent. Je vous souhaite une bonne journée ». Une fois le guet parti, Johanna est allée passer un savon à la petite statue. Bien entendu, Merric a confirmé cette version de l’histoire,

Il y a 4 mois (trois ans jour pour jour après l’enlèvement de sa fille), Johanna parcourt les rues de Brenhaven ruminant de sombres pensées. Le hasard la fait croiser une patrouille du guet dans laquelle elle reconnaît Ian. Elle arrête la patrouille et tente de lui parler mais il est clair qu’il ne la reconnaît pas. Il semble presser de rejoindre son poste au port : la surveillance d’un chargement d’approvisionnement. Elle insiste, il s’énerve, elle s’entête, il est sur le point de sortir son arme quand un passant intervient. Johanna rentre à l’auberge plus déprimée que jamais. Erwin, un des habitués qui semble d’humeur joyeuse, ce soir là, lui offre un verre, puis un second, puis un suivant. L’alcool, loin d’apaiser sa souffrance, ne fait que l’amplifier. En titubant et en larme, elle quitte l’auberge pour se diriger vers la Sylve en criant le nom de sa fille. C’est alors que Morrigan, qui heureusement passait par là, l’empêche de commettre l’acte irraisonné de pénétrer dans la forêt interdite. Le lendemain, Johanna a un gros mal de tête et se promet de ne plus abuser de la bière de l’Auberge. Un peu honteuse , elle va remercier Morrigan. Elle est sur le point de lui demander d’avoir la gentillesse de ne pas en parler quand la naine clôt rapidement la conversation d’un « N’en parlons plus ! »

Les objectifs de Johanna
• Retrouver Chiara
• Découvrir pourquoi les elfes sont restés au Valseptente
• Libérer le Valseptente
• Retrouver son frère Ewen

Remarques personnelles :
La joueuse voulait un passé un peu sombre. C'est elle qui a inventé cette histoire de famille, de complot. Comme ça collait quand même très bien à l'histoire, j'ai immergé encore davantage le personnage dans l'univers.

  • J'ai emprunté à Tax Collector le nom de la capitale ;)
  • 88 est un mot de code entre Merric et Johanna
  • Hella, la soeur de Johanna est de mèche avec le Duc Ivo. Elle est emprisonnée à Divock (et se fait appeler Darinka)
  • Pour le moment, je ne sais pas encore comment intégrer Ewen dans l'histoire
Dernière modification par Selhynn le lun. avr. 05, 2021 1:58 pm, modifié 4 fois.
Selhynn
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Rosa Maggiere - Complément d'historique
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Pendant la guerre contre le Nécromant

Je suis partie sur les traces de ma créatrice, et je suis revenue avec le livre, j’ai pratiqué comme j’ai pu. Et j’ai vécu à l’auberge quand Klaus m’a embauchée. J’ai été assez indifférente à la guerre, j’avais d’autres préoccupations en tête.


 Le livre volé

Le livre que j’ai « emprunté » à l'académie de magie de la capitale se présente comme un assemblage de feuilles de parchemin usées, recouvertes de textes, de diagrammes et de symboles ésotériques, cousues à une reliure de cuir rouge. Sa couverture fatiguée affiche un titre incrusté : Traité élémentaire de l’art de commander aux forces magiques naturelles pour acquérir la connaissance des sciences secrètes. Je ne l’ai pas encore lu en détails car je ne me sens pas capable encore de le faire seule.


 Lien avec les autres vivants

De manière générale, je me sens plutôt à l'écart dans la ville. Mais il y a plusieurs personnes à l’auberge avec qui j’ai un lien particulier.

 Elesiel : j’ai une dette énorme envers lui car c’est lui qui m’a enseigné la lecture il y a 7 ans, quand je suis revenue de la capitale. Tout ce que je serais capable d’accomplir ça sera in fine grâce à lui. C’est l’un des premiers aussi à avoir accepté de me considérer comme n’importe quel autre habitant, et n’a jamais refusé de me faire profiter de son enseignement parce que « les objets magiques ne sont pas digne de l’école ». Contrairement à ces petits prétentieux de l’école de magie de la capitale. Il est au courant pour mon livre puisque je lui ai demandé de m’aider à le déchiffrer.Il a accepté de m’apprendre à lire tout court tout en m’interdisant de dire quoique ce soit à propos de ce livre à quiconque parce que je risquais d’avoir de gros ennuis, même à Brenhaven si cela se savait.

Johanna : j’ai aussi une énorme dette à l’égard de Johanna, et j’ai beaucoup de respect et d’estime pour elle. Il y a un an environ, alors que je pratiquais la magie pensant être seule, quelqu’un m’a vu et a prévenu le Guet, je ne sais comment, Johanna l’a su avant qu’ils n’arrivent, et m’a fait me cacher dans l’une des chambres. Lorsque la garde est arrivée, elle leur a assuré que je n’avais pas été là de la matinée, et qu’elle m’avait envoyée faire une course auprès d’un commerçant pour l’auberge. Par acquis de conscience, la garde a vérifié, et je ne sais pas non plus pourquoi et comment, le commerçant a confirmé la version de Johanna (je ne sais pas si elle avait réussi à le prévenir ? Comment ? Est-ce qu’il a une dette envers elle ? Et quelle dette pour accepter de mentir à la garde pour sauver la petite « objet magique » du village ?). Hors jeu, j’imagine que c’est un de ses contacts et qu’elle a glissé dans la version donnée à la garde une espèce de code qui fait qu’en l’entendant, le contact a compris qu’il fallait confirmer, ou que la simple évocation du fait que c’était la version de Johanna a suffi à ce qu’il confirme. Mais en jeu, comme j’ignore tout de l’activité d’espionne de Johanna, je ne sais pas du tout comment elle a fait.Elle m’a bien sûr engueulée, et m’a dit qu’elle n’avait fait ça que pour ne pas ternir la réputation de l’auberge, et que je devrais me sentir honteuse d’avoir agi ainsi. Mais elle m’a quand même sauvé, et on n’en a parlé à personne, tout comme on n’en a plus reparlé depuis. Personne n’a jamais pris autant de risque pour moi.Ce n’est pas conscient chez Rosa, mais je me dis qu’elle qui a été abandonnée et laissée livrée à elle-même par sa créatrice, a trouvé chez ces deux personnages quelque chose comme une figure parentale : l’acceptation inconditionnelle du côté de Elesiel (qui d’ailleurs accepte souvent beaucoup de chose chez beaucoup de gens) et aussi, mais nous y reviendrons, chez Klaus. Et l’autorité bienveillante chez Johanna.

 Je serais prête à donner ma vie pour ces deux personnages là, ainsi que pour Signe avec qui j’ai noué des liens quasi-fraternel.

 Morrigan : Je ne l’ai pas toujours comprise, mais j’ai été marquée par sa détresse et sa rage quand elle est arrivée à l’auberge il y a presque 4 ans. On a bu ensemble une nuit. Moi ça ne m’a rien fait (peut-être parce que j’étais trop curieuse de pouvoir retenir ce qu’elle était en train de me révéler -et hors-jeu parce que j’ai fait un super critique sur ce jet  ), mais elle qui était impressionnée que je résiste aussi bien pour un non nain, a continué de boire pour ne pas ridiculiser sa lignée de nains. C’est au cours de cette soirée, des années après son arrivée, qu’elle m’a raconté réellement ce qui était arrivé à ses parents, comment c’était arrivée et comment, elle s’était sentie. J’ai compris alors que comme moi elle était orpheline maintenant (sauf que ça devait être encore plus dur pour elle puisqu’elle avait été aimée par ses parents, et qu’eux n’étaient pas partis mais lui avaient été enlevés). De son côté, j’imagine que c’est le seul « fait d’armes » qu’elle ait admiré chez moi, et par gentillesse elle ne fait pas preuve de mauvaise foi naine en disant que ça doit être parce que je suis en pierre !

Forcément Tanorivel, étant orphelin de mère et rejeté par tous pour ce qu’il est (comme cela a été le cas pour moi : certes je suis « acceptée » par les gens de la ville, mais c’est plus une tolérance qu’une réelle intégration). J’ai aussi un certain sentiment d’identification, j’admire qu’il ait le courage de braver les règles -et qu’il ne se fasse pas prendre- Un jour je l’ai surpris revenant de dehors lors du couvre-feu, et j’ai vu qu’il cherchait à cacher quelque chose derrière son dos dès qu’il m’a vue. Comme il n’avait pas envie d’en parler, je n’ai pas cherché plus loin pour ne pas le mettre mal à l’aise. Et comme c’était important pour lui, j’ai proposé de creuser des coffres dans les pierres de l’auberge, pour qu’il puisse y cacher ses secrets (Hors-jeu ce sont ses poèmes, mais comme je suis plutôt obnubilée par la magie, je suis persuadée que ça doit être des artefacts magiques). On est assez complices. Un jour il va m’aider à aller découvrir ce que sont les fameuses statues cachées de Fort Greidstark. Il me l’a promis et j’ai confiance en lui.

Klaus
Pour le convaincre de m’embaucher, je lui ai dit que j’étais une main d’œuvre bon marché, étant un simple objet magique et n’ayant donc pas tous les désirs que peuvent avoir les êtres de chair. Ça l’a amusé et un peu attristé de voir que c’était la seule chose que j’étais capable de dire de moi. Et il m’a embauchée. Il sait ce que tous les habitants savent sur ma création, il sait que je suis partie à la capitale pour apprendre la magie et qu’on m’a rejetée, mais il ne sais pas pour le livre ni que je pratique la magie en secret. Après coup, j’ai compris que c’était par humanité qu’il m’avait recueillie et non par amour pour les économies (même s’il est très doué pour gérer son argent). J’admire beaucoup le fait qu’il recueille tous les chats errants qui viennent gratter à  sa porte et qui n’auraient plus rien sans lui.

 En ville, je fais confiance à mes 4 compagnons, Klaus, Signe. J’aime beaucoup Albert, le cuisinier : je sais qu’il pratique son sorcelet car je l’ai vu faire, mais comme je n’ai rien dit à personne, on s’amuse parfois à se montrer des trucs. Avec Elesiel, Tanorivel, et Johanna, c’est le seul qui sait que je fais de la magie au quotidien.


 Sentiments (pour le moment) vis à vis des elfes, des réfugiés et des ifriers

Les elfes m’empêchent de pratiquer la magie, je n’aime pas trop ça. Surtout je sais ce qu’ils ont contribué à faire aux parents de Morrigan, donc je ne leur fais pas confiance. Enfin pas tous les elfes, juste ceux qui nous dirigent car j’ai lu dans les livres qu’il y avait des elfes dignes d’estime, et le chevalier masqué est elfe à ce qui parait.
 
Les ifriers, j’en ai plutôt une bonne image, car Morrigan m’en a dépeint un très beau portrait. Et peut-être que grâce à leur résistance, je pourrais enfin pratiquer la magie tranquille. 

 Le sort des réfugiés m’attriste. J’ai de l’eau au bord des yeux tous les soirs quand je les vois rentrer chez eux. J’ai cru comprendre c’était de la tristesse. Je déteste les savoir exclus gratuitement. J’aimerais vraiment les aider, eux, les statues, les demi-elfes... 


 Évolution du personnage

Pour le moment, je ne sais pas : je la vois un peu comme un jeune adulte en plein questionnement identitaire (abandonnée par une créatrice dont elle ne sait rien, en quête de construction, isolée, se comparant toujours à ceux qui ont la chance d’être faits de chair, cherchant à comprendre ses propres sentiments -d’ailleurs elle ne sait même pas si on peut légitimement appeler ça des sentiments quand on est en pierre- et ceux que ressentent les êtres de chair. Donc elle commencera par imaginer que sa construction doit passer par la magie, et que faute d’être utile (ce qui lui a valu le désintérêt des autres habitants), si elle devenait très puissante en tant que magicienne, elle sera reconnue. Mais idéalement, il faudrait qu’elle se rende compte qu’elle n’est pas qu’un objet magique, qui ne sera reconnu que pour sa magie, mais aussi une personne qui a une personnalité qui repose sur autre chose. C’est très psychologisant et manque d’héroïsme. Mais il faut d’abord qu’elle se dépêtre de ces questionnements pour pouvoir accomplir des trucs héroïques... à moins que ça ne soit l’accomplissement de trucs héroïques qui l’aidera à dépasser tout ça? 

 Ma plus grande honte

Avoir mis la réputation de l’auberge en danger en me faisant prendre à pratiquer la magie, alors que Klaus m’a acceptée et que cela mettait en péril la vie de tous ceux qui y ont été recueillis. Ma plus grande fiertéJe sais lire, et même faire un peu de magie. Pas si mal pour « un objet magique à qui la magie n’est pas destinée » ^^

 Aspirations
  • devenir très puissante en magie,
  • rembourser ma dette auprès de ceux qui m’ont aidée
  • aider les autres statues à s’animer et retrouver les statues manquantes (j’aimerais bien me rendre sur le cercle de pierre parce que je suis sure que quelque chose se joue là bas, et idéalement emmener les statues de pierre avec moi pour voir ce que ça donnerait si chacune prenait place sur la place où a été prélevée la pierre qui a servi à la construire -peut-être qu’il ne se passera rien, mais j’ai l’espoir secret et presque inconscient qu’il se passera quelque chose).
  • aider les réfugiés d’une manière ou d’une autre
Dans un ou deux ans ?

Je ne me vois pas précisément quelque part : pour le moment je suis obnubilée par la pratique de la magie. Mais je me laisserais facilement entraîner vers autre chose pour aider ceux qui m’ont acceptée.


 Points techniques
  • Age : 20 ans
  • Alignement : Neutre bon
  • Ensorceleuse, de lignée draconique (Dragon d’Or)
  • Historique : Lettrée, spécialité écrivain public
  • Lien « j’ai volé un livre précieux indéchiffrable » 
  • Idéal : Démocratisation. Le livre doit être un vecteur de connaissance et d’émancipation pour tous 
  • Trait : à peine connais-je un interlocuteur que je l’interroge sur ses lectures -parce que je ne sais pas très bien faire la conversation 
  • Défaut : je (donne l’impression de) m’intéresse(r) plus aux livres qu’aux gens -car je ne sais pas trop interagir avec eux
Dernière modification par Selhynn le sam. avr. 03, 2021 12:37 am, modifié 1 fois.
Selhynn
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Re: [CR] Pax Elfica - équipe B

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Morrigan Mordarok, complément d'historique
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Une histoire honteuse

L’arrivée de Morrigan Mordarok à l’auberge de l’épée est un peu plus complexe qu’écrit ci-contre. Morrigan était très en colère à la mort de son père il y a un peu plus de six ans. Et Morrigan a des difficultés à gérer sa colère, ce qui se traduit par des actes violents.
 
Il y a un peu plus de 4 ans, un nain en qui elle avait confiance, un ancien Ifrier nommé Kormak Trauner, a su en tirer parti pour l’attirer dans une petite bande de « résistants » qu’il avait constituée avec des individus de diverses horizons (humains, halfelin s, anciens soldats).
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Il n’a pas été très difficile de convaincre Morrigan d e participer à des « coups » contre l’occupant – quelques menus larcins, des graffitis au début, histoire de souder le groupe.

Après la tentative de rébellion contre les elfes, Kormak passa au niveau supérieur. Il leur proposa de « punir » un vil collaborateur, un fermier aisé des environ, un humain du nom Rochat, qui avait profité de l’enfaytement de plusieurs des rebelles qui avaient suivi les Orville dans leur rébellion pour racheter leurs terres à vil prix – étendant son domaine et expulsant les familles désargentées selon Kormak.

Kormak emmena son groupe « punir » le collaborateur chez lui. L’idée était de lui « chauffer » les pieds pour lui soutirer ses économies mal acquises et les utiliser « pour la cause ». Morrigan, abreuvée d’alcool et l’esprit échauffé par Kormak, participa au raid. Mais les choses tournèrent mal car la femme de Rochat et son manouvrier qui étaient sur place surprirent le groupe en train de torturer le fermier. Kormak convainquit ses associés qu’ils n’avaient pas le choix et ils assassinèrent leur victime et les deux témoins, mettant le feu à la ferme pour masquer le crime.Dégoûtée, Morrigan quitta la troupe de Kormak – de même que Lémi, un apprenti lanternier qui les avait aidés à passer outre le couvre-feu.
 
La honte de Morrigan empira lorsqu’elle découvrit la vérité, à savoir qu’il s’agissait du plan de Kormak depuis le début : assassiner Rochat et mettre la main basse sur son or, qu’il a ensuite utilisé pour monter son propre commerce de tonneau, devenant un véritable lèche-botte de l’occupant si cela pouvait lui rapporter quelques piécettes. Impossible de le dénoncer, ce serait se perdre elle-même. Et une partie de son ancienne bande est restée près de lui, prévenant jusqu’ici Morrigan de faire justice elle-même. D’ailleurs dans ce cas, est-elle seulement moralement habilitée à faire justice ? Même ivre, elle a participé au crime ...Le pire c’est que le brasseur de l’auberge lui achète régulièrement des tonneaux, l’obligeant à recroiser Kormak bien trop souvent à son goût …


A la dérive

Après ce triste épisode - mais avant que Morrigan ne réalise l’ampleur de la duplicité de Kormak – la jeune naine se trouva à la dérive quelque temps : Sans emploi, sans logement (elle était hébergée par la bande de Kormak) et sans volonté d’en trouver un, rongée par la mort de Hurd et le raid chez Rochat, Morrigan vivait littéralement dans la rue – trouvant asile dans un squat pour éviter le couvre-feu. Elle faisait de menus travaux de ferronnerie qui lui servait à payer sa pitance – et surtout sa bière.
 
Le soir de l’anniversaire de la mort de son père, elle but plus que d’habitude et se retrouva incapable de de regagner le camp des réfugiés pour dormir, terminant dans le caniveau, à la merci du guet. C’est là qu’Elesiel, qui se hâtait de rentrer à l’auberge de l’épée, l’a trouvée.

Il a pris sur lui de la ramener à l’auberge elle et son baluchon – un petit exploit en soi – et a convaincu Klaus de laisser Morrigan passer la nuit dans une des chambres libres (on ne laisse pas une jeune femme dans son état d’ébriété seule dans le dortoir commun ...). Morrigan lui doit une fière chandelle et lui en a toujours été reconnaissante.

Le lendemain la jeune naine se réveilla avec un Klaus à côté du lit grommelant quelque chose à propos d’un « beau gâchis » et d’un père qui ne reconnaîtrait pas sa fille ». La colère se mit à flamber dans les veines de Morrigan, mais c’est le mal de tête et la nausée qui gagnèrent le combat.

Après qu’elle se soit un peu remise, Klaus lui demanda de la suivre au rez-de-chaussée de l’auberge, où il lui montra la forge à l’abandon. « L’auberge a besoin d’un maréchal ferrant. Et toi, tu as besoin d’un endroit bien à toi et d’un travail dont tu puisses être fière. Tu es des nôtres ? » Morrigan accepta d’un signe de tête.

Rédemption

Quelques mois plus tard, Morrigan avait recommencé à reprendre une existence normale, limitant fortement sa consommation d’alcool et se plongeant dans le travail. Les conversations occasionnelles avec Klaus lui faisaient du bien, et elle se mis à reporter peu à peu sur lui la relation affectueuse mais bourrue qu’elle avait avec son propre père (elle ne pense que plus rarement à feu sa mère, emportée par une maladie lorsqu’elle était jeune).

Au sein de l’auberge La jeune naine s’est – à son corps défendant - prise d’amitié pour Elesiel. Il a beau avoir des oreilles pointues, il n’y est pour rien. Et son travail auprès des enfants et des réfugiés est remarquable.La période de misère qu’a traversée Morrigan l’a profondément marquée, et si elle reste convaincue que la dissolution de la guilde des Ifriers et la déchéance de son père est une injustice qui doit être vengée, elle est plus sensible au fait de voir la population miséreuse exploitée par de vils spéculateurs qui s’appuient sur l’occupation elfique pour faire des profits indécents : Carmichael, Kormak, le Margrave : Tous des traîtres. Elle les déteste peut-être plus que les occupants elfes.
 
Elle était plus distante avec Johanna ou Tanorivel – évitant soigneusement son oncle lors de ses visites. Par contre Rosa – en tant que statue vivante - l’intriguait. Plus tard, elle s’est peut-être d’ailleurs laissée aller à des confidences gênantes à son égard lors d’une des – rares – nuits de beuverie qui surviennent lorsque son vague à l’âme la reprend. Ses échanges avec Eudes et Albrecht sont cordiaux – fraternité d’artisans – sans déboucher cependant sur une réelle amitié. Elle laisse parfois les enfants la regarder travailler –à distance de sécurité – lorsque le travail ne requiert pas une concentration – ou une discrétion – particulière.Un soir il y a 2 ans, une silhouette se présenta à l’entrée de sa forge alors que l’auberge commençait à se préparer pour le couvre-feu : Lémi ! Elle n’avait revu le jeune lanternier que de loin en loin depuis l’incident. Il est clair qu’il s’était coupé de la clique de Kormak, mais il n’avait échangé jusque-là que quelques saluts gênés.
 
Lémi dissimulait dans les plis de sa cape un jeune garçon – Olver – un cousin éloigné qui par malheur pour lui présentait une affinité particulière pour la magie. Les arindeäls – mouchardées par une chouette – était déjà sur sa piste. Pouvait-elle le cacher le temps que Lémi arrange un passage pour lui chez des parents habitants un village éloigné de Valseptente ?

Morrigan prenait là un énorme risque – pour elle et pour l’auberge – et ne savait si elle pouvait faire confiance à Lémi. Elle avait déjà été trompée de la pire des façons. Mais la voie de sa conscience la torturait, et elle accepta. En traînant dans la ville à la recherche de bois ou de métal qu’elle pourrait recycler, elle avait découvert l’entrée d’un ancien tunnel nain situé dans l’arrière cour d’une maison du quartier des Halles - sans doute un accès d’entretien aux égouts. Le tunnel avait été muré par des propriétaires indélicats qui l’avait transformé en cave clandestine. Les propriétaires n’ont pas survécu au passage de l’armée du Nécromant et l’emplacement a été oublié. Il est petit (3x1,5 m), mais largement suffisant pour y cacher un enfant quelques jours.
Image
M = Cache de Morrigan

Fort de cette cache et d’une chance insolente, ils parvinrent à soustraire l’enfant aux sorcières elfes. Un éleveur connu de Lémi profita de la distraction causée par un incendie criminel (les Ifriers ?) pour exfiltrer l’enfant deux jours plus tard et Morrigan et Lémi partagèrent une bière pour fêter leur réussite et échanger des nouvelles.

Résistance


Il se trouve que Lémi n’avait pas abandonné l’idée de résister à l’occupant. Tout en cherchant à rentrer en contact avec les Ifriers, il souhaitait agir directement – et réellement – contre la tyrannie d’Alasaril et de ses sbires. Morrigan exprima le même souhait, et ils envisagèrent ensemble quelques autres actions discrètes : Ne pourraient-ils pas répéter leur exploit avec Olver ? falsifier des lettres de céans ? Contacter les résistants du bois de Liffraie ? Trouver un moyen de punir les pires des collaborateurs ?

Plus facile à dire qu’à faire. Une autre opportunité se présenta de sauver un enfant quelques mois plus tard – le fils d’un ouvrier des halles que Lémi avait repéré. Malheureusement ils eurent moins de chance cette fois : les arindeäl réagirent avec promptitude et interceptèrent le couple avant qu’il aient pu aller bien loin et Lémi et Morrigan furent à deux doigts de se faire prendre mais en furent quitte pour une belle frayeur. Il se contentèrent d’observer « l’ennemi » pendant un temps.

Finalement il y a 4 mois, une occasion se présenta d’agir : Un chargement comportant plusieurs sacs de nourriture et destiné au guet avait été laissé sans surveillance au port suite à une négligence. Lémi et Morrigan les volèrent pour les redistribuer discrètement aux plus nécessiteux. Ce même jour, alors qu’elle rentrait à l’auberge après la distribution des denrées, elle aperçut Johanna dans un état d’ébriété très inhabituel. Celle ci, en pleurs, se dirigeait d’un pas titubant vers la Sylve en répétant, criant presque en boucle « kiara kiara kiara ... ». Morrigan ne pouvait pas laisser cette femme se suicider de cette façon,. Elle rattrapa Johanna de justesse avant qu’elle ne pénètre dans la forêt interdite et la ramena à l’Auberge. Le lendemain, Johanna semblait honteuse et aborda Morrigan pour lui présenter ses remerciements. Celle ci mit un terme rapide à cette conversation gênante par un « N’en parlons plus »
 Il semble bien que le larcin de Morrigan et Lémi ne soit pas entièrement passé inaperçu : Peu de temps, Lémi fût contacté par un certain Benedek, un réfugié travaillant comme manouvrier dans le port depuis une dizaine d’année selon ses propres dires. Il prétend représenter les Ifriers rebelles. Le nom n’est pas inconnu de Morrigan, mais elle est devenue plus méfiante, d’autant que l’homme parle bien et semble avoir reçu une excellente éducation pour un simple manœuvre ...


Ce Benedek connaît son histoire, et sait qu’elle est devenue maréchal-ferrant. Les Ifriers ont besoin d’armes. Accepterait-elle de les aider ? Morrigan demanda des gages de bonne foi – ce que l’homme fit en indiquant à l’avance une opération des Ifriers – l’attaque d’un convoi - pour prouver qu’il est bien en contact avec eux. Morrigan finit par accepter.

 
Désormais, généralement le dernier Feurtak du mois, Benedek et un ou deux hommes viennent prendre livraison de bière et de petit matériel à l’auberge (cordes, éclairage, ...) dans une petite charrette tirée par un âne. Officiellement ils sont de petits commerçants itinérants, fournissant les fermes et communauté isolées. Les armes sont sorties en contrebande avec le chargement « officiel », généralement dissimulées dans les tonnelets ou cousues dans les capes ou les couvertures.

En pratique l’argent manque (Ce qu’il y a sert à payer les vraies marchandises), et Morrigan a bien du mal à trouver le nécessaire pour fournir de l’équipement aux rebelles : il lui faudrait idéalement du minerai, du cuir et du bois. Elle a passé beaucoup de temps à fourrager les maisons abandonnées et les squats pour récupérer (ou voler) un peu de métal, elle a pris (un peu) dans les réserves de la forge de l’auberge, mais elle arrive au bout de ce qu’elle peut se permettre de détourner sans que cela se voie.

Les trois rendez-vous jusqu’ici ne lui ont permis que de fournir à Benedek une petite épée, deux dagues, des pointes de flèches, quelques fers de lances, et un ou deux fers de haches : Ces dernières pièces sont plus faciles à passer en contrebande et moins gourmande en métal. Les Ifrier n’auront sans doute pas de mal à fabriquer les hampes et les manches ! Elle cherche désespérément un moyen de produire plus et Lémi a promis de la prévenir s’il trouve un moyen de détourner discrètement du minerai (ou mieux, des armes !).

Feurtak dernier, Klaus est passé à la forge alors que Morrigan et Benedek terminaient une transaction. La naine a clairement vu que le regard de l’aubergiste avait eu le temps de se poser sur plusieurs pointes de flèches et une dague avant que Morrigan n’ait le temps de les masquer sous une couverture. Personne n’a dit mot et Klaus est reparti. Aucune mention de l’évènement n’a été faite par qui que ce soit.

En parallèle, Lémi et Morrigan continuent de chercher à obtenir des renseignements à passer aux Ifriers : Horaires des patrouilles, des convois ou des collecteurs d’impôts, nouvelle mesures prises par Alasaril et ses sbires, accès à des lettres de céans, ... Ils restent prudents, la contribution de Morrigan à la forge restant prioritaire.

La naine s’est toutefois rapprochée de Tanorivel ... surtout pour pouvoir surprendre une éventuellement indiscrétion de son oncle lors de ses visites !

L’avenir


Morrigan attend avec impatience le jour où Brenhaven pourra secouer le joug de l’occupant. Les elfes seront chassés et les traîtres (les collaborateurs les plus actifs comme Kormak ou Carmichaël) devront répondre de leurs actes face au peuple. Bien que son expérience avec Kormak l’ait rendue un peu plus circonspecte quant à l’usage excessif de la violence, certaines vengeances doivent être accomplies.

 
Elle n’a pas encore consciemment réfléchi à la suite, mais certaines idées se sont ancrées dans son esprit :
  • Le roi se moque de Valseptente, la preuve il n’a pas réagi à la prise de pouvoir des elfes. Quant au Margrave actuel c’est pire, c’est un vendu de la pire espèce. Seuls les Orville se sont montrés à la hauteur de leur responsabilité, en en payant le prix fort, ce qui compromet leur capacité à diriger une nouvelle rébellion.
  • Le traitement infligé aux plus fragiles – réfugiés en tête –est une honte lorsque l’on voit les profits que font certains gros marchands (Morrigan n’a pas poussé sa réflexion jusqu’au fait que la guilde des Ifriers était aussi une corporation privilégiée, avec ses rites, ses secrets et ses abus ...)
  • N’est-il pas temps pour le peuple de prendre en main son destin et de se diriger seul ?


L’idée n’est pas clairement formulée dans sa tête, mais la jeune naine pourrait bien se lancer dans la politique avec des idées radicales si les dirigeants actuels sont renversés …

Les contacts et connaissances

Alaric : Ancien ifrier, un des bons amis de son père. Il était présent tous les jours lors de sa dépression. Elle n'a pas de nouvelles depuis plusieurs années. Il est sûrement mort (il n'était déjà pas tout jeune il y a 7 ans)

Answald : Ancien forestier et fils d'Alaric. Morrigan ne le connaît pas bien. Il parait qu'il s'est mis au vert.

Benedek : C'est un réfugié qui est à Brenhaven depuis une dizaine d'années. Il travaille comme manouvrier sur le port dans la journée, mais à sa façon de parler, la jeune naine sent qu'il a dû recevoir une excellente éducation.

Franz : Morrigan le connaît de nom grâce à Lémi. C'est lui qui dirige la guilde des Lanterniers.



Remarques personnelles :
  • oui, certains de mes joueurs sont bavards :P
  • Je ne sais pas encore exactement comment je vais intégrer Benedek à l'histoire.C'est un pourri, mais il pourrait également être un allié (contre les ifriers ? il aurait découvert des trucs louches ?) Je n'ai pas encore décidé
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Selhynn
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Re: [CR] Pax Elfica - équipe B

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Elesiel, Historique

Elesiel est un demi-elfe de 25 ans originaire de Brenhaven. Elesiel n'a jamais connu son père (elfe) mais sa mère, Hannah lui en parlait souvent. « C'était un aventurier intrépide et héroïque qui n'a jamais eu peur d'affronter les dangers. Probablement le plus grand héros de cette Terre. » En tous cas, c'est comme ça que sa mère le décrivait. Elesiel n'a jamais totalement cru aux histoires que lui racontait sa mère mais les envolées lyriques de celle-ci ont conduit Elesiel à aimer la poésie et les histoires et c'est tout naturellement qu'il devint barde.

Il y a 20 ans

La mère d'Elesiel était lieutenante dans la Vieille Garde (nom de la garde personnelle du Margrave). Quand l'armée de la Marche fut vaincue (et dissoute) par le Nécromant, elle enchaîna les petits boulots pour assurer l'éducation de son fils (videuse à l'Auberge de l'épée, manouvrière sur le port ...). Elle rejoignit également un mouvement caché de résistance.

Libération de Brenhaven

Il y a 7 ans, comme tout le monde, elle acclama les elfes et fêta dignement la libération de la ville du joug du Nécromant. Elle rejoignit la Vieille Garde réhabilitée au service de Tancrède II. Mais elle déchanta rapidement quand il devint clair que les elfes n'allaient pas rentrer chez eux.

La mère d'Elesiel ne supportait pas de voir le peuple elfique prendre le contrôle petit à petit de la ville. Elle s'engagea à nouveau dans un mouvement de résistance. Elesiel fut embrigadé par sa mère pour enseigner, auprès des enfants de la résistance, cours qu’il dispensait en grande partie à l’Auberge de l’épée. Elesiel remarqua parmi ses élèves :
  • un demi-elfe du nom de Tanorivel, le fils du patron de l’Auberge
  • la fameuse statue vivante de Brenhaven, Rosa Maggiere, qui ne savait même pas lire !
Au départ, Elesiel n'était pas très partisan de cette résistance. Il effectuait le travail qui lui était demandé avec sérieux mais il n'avait pas foi en cette communauté. C'est à cette époque qu'il fit la connaissance de Conrad, Albrecht et Erwin. Ces trois anciens membres de la résistance contre le Nécromant essayaient de modérer Hannah, tout en lui apportant un soutien discret : il leur arrivait de laisser traîner des oreilles, laisser malencontreusement une porte ouverte ... etc.

Il y a 4 ans

Cependant, tout changea lorsqu'il apprit que sa mère était tombée pour la cause. En effet, il y a quatre ans, la tentative pour tenter de renverser les elfes échoua. L'armée de Brenhaven fut dissoute et Hannah, qui était en première ligne, fut emprisonnée, jugée et enfaytée.

Elesiel, qui habitait encore avec sa mère dans le logement de fonction mis à disposition des officiers, se retrouva à la rue. Cette situation ne dura que quelques jours, mais c’est à ce moment qu’il croisa la route de Signe, une très jeune réfugiée, orpheline et mendiante demi-elfe, qui semblait fascinée par sa musique. Elesiel la prit sous son aile. N’ayant pas le coeur de faire vivre dans la rue cette jeune enfant, il chercha un emploi. C’est tout naturellement qu’il proposa ses services à Klaus, qui accepta aussitôt. Depuis, Elesiel joue certains soirs à l’Auberge de l’épée et donne un coup de main au service en cas de coup de feu. Klaus l’aida également à déclarer légalement Signe comme sa fille, de façon à ce qu’elle puisse bénéficier d’une lettre de céans.

N'ayant plus sa mère à ses côtés, l'investissement d'Elesiel était tout autre : il réorganise toutes ses méthodes et tous ses discours. Les histoires qu'il faisait lire à ses élèves étaient à la fois des histoires héroïques qui galvanisent les troupes rebelles mais aussi des méthodes permettant à ses élèves de se sortir de mauvais pas. Il glissait dans chaque histoire des mots de code, des moyens de reconnaissance et des signes qui permettent, à ceux qui l'ont entendu, de signifier discrètement des choses à ceux qui ont été formés. Pour Elesiel, les mots et la connaissance sont des armes pour pouvoir reprendre le contrôle de la ville.

Peu de temps après son embauche à l’auberge, Elesiel fit la connaissance de Morrigan d’une bien étrange manière. Alors qu’il se pressait de rentrer à l’Auberge avant le couvre-feu, il vit une petite silhouette allongée (malade ou blessée?) dans une ruelle. Il se précipita pour l’aider et se rendit compte qu’il s’agissait d’une jeune naine, trop ivre pour pouvoir marcher seule. N’ayant pas le cœur de la laisser dans le caniveau, à la merci du guet, il la ramena à l’Auberge. Il s’attendait à devoir s’expliquer auprès de Klaus. Mais ce dernier ne lui posa aucune question. Il lui demanda juste d’installer Morrigan dans l’une des chambres libre. Depuis ce soir là, Morrigan s’est installée à l’Auberge et a remis la forge en état.

Rosa, qui avait également ses quartiers à l’Auberge, lui était très reconnaissante de lui avoir appris à lire. Cette jeune statue semblait très naïve. Elle lui a raconté son voyage vers la capitale, son espoir de rencontrer sa créatrice, sa déception de ne pas la trouver et sa détresse quand elle fut éconduite par les magiciens de l'Académie  sous prétexte que "on n'enseigne pas la magie aux objets magiques". Elle lui a demandé son aide pour déchiffrer un livre : Traité élémentaire de l’art de commander aux forces magiques naturelles pour acquérir la connaissance des sciences secrètes

Selon Elesiel, il s’agit d’un manuel d'enseignement de première année à destination des étudiants de l'Académie. Il ne sait pas comment elle s'est procurée ce manuel, mais il sait qu'elle risque de sérieux ennuis si les elfes le découvre en sa possession. Elesiel lui a fermement interdit d'en parler à qui que ce soi.

Contacts

Conrad et Erwin sont des habitués de l'Auberge de l'épée. Ils viennent tous les liretak soir (ils ont leur table réservée) boire de la bière et se remémorer de leurs compagnons tombés face au Nécromant.

Remarques personnelles
  • Je n'ai, pour le moment, aucune idée de qui est le père d'Elesiel ni pourquoi il a disparu (peut  être que je vais en faire un Druide ...)
  • L'histoire de l'enfaytement de sa mère et de l'adoption de Signe est un peu nébuleux. Je vais m'en servir plus tard : il a été victime des baies de mémoire. Il faut juste que je trouve l'histoire maintenant
Dernière modification par Selhynn le sam. avr. 03, 2021 12:35 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] Pax Elfica - équipe B

Message par Selhynn »

Tanorivel, complément d'historique

Elesiel enseigne depuis une dizaine d’année, quelques demi-journées par semaine, à l’auberge de l’Épée aux enfants de l’auberge et à ceux de quelques artisans et marchands. Tanorivel ne trouvait pas ses leçons passionnantes à l’époque.

Il y a sept ans, Rosa fait son apparition dans la vie de l’auberge. Klaus embauche cette statue vivante et elle suit les cours dispensés par Elesiel. Du haut de ses 10 ans, tout cela semble normal à Tano. Rosa devient une amie à qui il peut (presque) tout confier : elle ne se moque jamais de lui.

Il y a 4 ans, Elesiel se fait embaucher par Klaus et il réside désormais à l’Auberge avec sa fille, Signe. Tanorivel croit savoir que le barde a perdu sa mère, mais il n’a pas osé lui poser de questions sur le sujet.

Peu de temps après, une naine un peu impressionnante, Morrigan, se fait également embaucher. Elle remet la forge en état et fait beaucoup de bruit le matin. Plus moyen de faire la grasse matinée !C’est à cette époque que les cours du barde deviennent plus intéressant : les histoires qu’il raconte sont plus épiques.

Il y a trois ans, Johanna est embauchée comme intendante.

Tanorivel est assez proche de Rosa qu’il considère un peu comme une sœur.
Un soir de pleine lune, Tanorivel avait passé une partie de la nuit sur un toit à composer des poèmes pour Birgit. Il rentrait discrètement de sa petite virée quand il fut surpris par Rosa. Son premier réflexe fut de dissimuler dans son dos les parchemins sur lesquels il avait écrit ses poèmes. Rosa sembla percevoir son trouble et, sans lui poser de question, lui proposa de creuser de petites caches dans les pierres de l’auberge, pour qu’il puisse y cacher ses secrets. Pour cela, elle utilisa de la magie !
Tanorivel sait que Rosa aimerait rendre visite à toutes les statues de Brenhaven, et en particulier aux statues qui sont dans Fort Greidstark. Il lui promis qu’il trouverait un jour un moyen pour réaliser son souhait. Il cherche encore comment tenir sa promesse.

Remarques personnelles : La joueuse qui interprète Tanorivel n'a pas eu le temps de travailler l'historique. C'est donc juste le complément qui vient des autres personnages
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Re: [CR] Pax Elfica - équipe B

Message par Selhynn »

Scène d'introduction

Duntak soir, début du printemps
Klaus est parti traiter en avance avec des négociants des Halles pour être sûr d’obtenir les marchandises dont l’auberge de l’Épée a besoin. Il était soucieux : cette opération est cruciale pour assurer l’avenir immédiat de l’auberge dont les stocks de certaines denrées sont près d’être épuisés. Les comptes ne vont pas très bien et avant de partir, il a prévenu son équipe qu’il n’avait pas renouvelé l’assurance tout risque aventurier (incendie et bris de meubles et vaisselles). (j'ai laissé ce détail dans le CR parce qu'il a beaucoup fait rire mes joueurs. Mais du coup, ils se sont relayés pour surveiller les aventuriers de très très près toute la soirée)

L'équipe a plutôt bien géré le rush
  • Tanorivel gère avec professionnalisme toute la soirée les erreurs de service et détourne habilement l’attention des clients quand le ton monte entre certaines tables.
  • Johanna et Morrigan parviennent à soutirer un bon pécule aux aventuriers (réparation, entretien et vente de matériel).
  • Morrigan, qui surveille Trondor depuis le début de la soirée, réagit juste avant que les caravaniers ne s’énervent en le « persuadant » d’offrir une tournée à ses adversaires malheureux avant de prendre congé. (Un excellent jet d'intimidation)
  • Rosa, Elesiel, et Morrigan évitent un début de bagarre déclenchée par les remarques désagréables des aventuriers.
  • En milieu de soirée, Enguerrand, en état d’ébriété avancé, cherche des noises aux aventuriers. Morrigan s’interpose et le jeune noble tente, maladroitement de la frapper. Dans l’action, Anthelme reçoit un coup et fait une très mauvaise chute qui le laisse assommé quelques instants au sol. Morrigan et Marinette (que Johanna a appelé en renfort) aident Enguerrand (titubant) et Anthelme (sonné et souffrant de l’épaule) à rejoindre leur chambre. (Un excellent jet de supercherie)
  • Il faut l’intervention de Morrigan, Johanna, Tanorivel et Elesiel pour calmer la table des membres du Conseil et la table des anciens membres de la Vieille Garde entre les quelles fusent des mots tels que « profiteurs », « exploiteurs », « collaborateurs » d’un côté , « ratés », « croulants » et « éclopés » de l’autre. L’installation des trois amis d’Elesiel dans la deuxième salle fait baisser la tension.
  • Elesiel chasse Otto et Magda de la salle commune alors qu’ils dérangent les clients en jouant à cache cache et Rosa console Edda parce qu’elle ne trouve pas les autres enfants qui sont « trop bien cachés » (Je prépare D1)
  • Tout au long de la soirée, de nombreux convives réservent des chambres. Il n’est pas possible de tous les contenter. Elesiel prévient ses amis que l’Auberge ne pourra pas les accueillir ce soir. Malgré ses excuses, Albrecht, Erwin et Conrad partent un peu fâchés. De son côté, Johanna persuade les aventuriers de leur privatiser le grand dortoir pour leur usage exclusif et prête sa chambre au vieux chenu.
    (Un excellent  prétexte pour R1)
  • Johanna et Morrigan surprennent les aventuriers en pleine discussion avec le vieux chenu dans le dortoir. Ils semblent discuter du temple du serpent où les aventuriers ont dit vouloir se rendre, mais ils n'entendent pas grand chose. (Jet de perception tout pourri)
Virée nocturne
 
Tanorivel et Elesiel se mettent d’accord pour faire une petite ballade sur les toits à la recherche de Klaus. Ils se rendent jusqu’aux Halles mais ne trouvent pas d’indice. Ils décident de rentrer
Les joueurs se rendent compte qu'il y a pas mal d'arbres guet dans la ville et ils ont fait un jet médiocre de discrétions. Ils ont eu un peu peur. D'autre part, ils n'ont pas eu l'idée d'aller chercher Klaus à l'Auberge du pont
Morrigan guette le retour de Klaus. C'est Lémi, le jeune lanternier, qui toque à la porte de l’Auberge et demande à Morrigan de le suivre. Vite ! Il a repéré une enfant prodige. Il faut agir vite avant les arindeäls. Rosa propose son aide. Morrigan ne perd pas de temps à essayer de la dissuader. Elle la couvre de suie et l’entraîne à la suite de Lémi. Johanna, à qui rien n’échappe, les suit discrètement après s’être maquillée à son tour. Elesiel et Tanorivel, de retour de leur petite expédition, sont sur le toit de l’auberge. Ils voient l’étrange équipée et décident de la suivre de haut.

Guidé par Lémi, tout le monde se dirige vers la rue des Capucins. Mais trois arindeäls et deux loups (+ 2 archers qu'ils n'ont pas vu tout de suite) sont déjà sur place. Elles enfoncent la porte de la maison bleue et l’une d’elle entre dans la maison. On entend quelques bruits de lutte, les cris d’une femme (« Non, pas ma fille ! ») et les pleurs d’une enfant.
Morrigan et Lémi se regardent, la mine résignée. Johanna craque et des larmes coulent sur ses joues. Elesiel bande son arc, imité par Tano qui fait confiance au jugement de son aîné. L’arindeäl ressort tenant une jeune fille par la main. C’est le moment que choisit Elesiel pour décocher sa flèche, aussitôt imité par Tano.

Je crois qu'à ce moment là, le joueur de Morrigan s'est dit "on va tous mourir". L'arrivée de la Flèche a été un vrai soulagement

Le combat s’engage et ça tourne mal rapidement. Elesiel se rend compte qu'il a peut être agit de façon inconsidérée. Rosa tombe rapidement sous les assauts des deux loups, Morrigan n'est pas loin de tomber (vive le second souffle !).
L'intervention de La Flèche (qui surgit hors de la nuit) soulage tout le monde ! Il arrache Sigrid aux elfes et tente de fuir. Malheureusement, des archer le prennent pour cible : La Flèche tombe, ainsi que Sigrid qui, affolée, part en courant. Pendant ce temps, Morrigan parvient à mettre les deux loups à terre, Elesiel entonne une chanson de soins à Rosa.
L’équipe s’apprête à battre en retraite (un peu penaude). Heureusement pour eux, les arindeäls semblent considérer que la Flèche et/ou Sigrid sont des cibles plus importantes et ne s’intéressent pas à eux. Rosa envoie un message mental à la Flèche « Bon courage et … euh… désolée ... » quand, à sa grande surprise, elle reçoit une réponse « Occupez vous de Sigrid ! ».
Pendant que le Flèche occupe les arindeäls, les héros rattrapent Sigrid rapidement grâce à Morrigan et sa connaissance du quartier. Elle les guide ensuite vers une planque qui est tout près. Ils se mettent à l’abri et reprennent leur souffle pendant que les elfes passent le quartier au peine fin. Au bout d’un moment, Lémi leur annonce que la voie est libre. Johanna propose de rester dans la planque avec Sigrid cette nuit, à condition que quelqu’un la relaye le lendemain matin : elle doit absolument être aux Halles à 7 heures.

Remarques personnelles :
  • J'ai totalement oublié l'intervention du meunier ! Il viendra le lendemain matin à l'ouverture des portes ...
  • Le joueur d'Elesiel s'en veut beaucoup d'avoir lancé l'attaque. Ils pensent qu'ils sont passés pas loin du TKP. Je crois qu'ils seront plus prudents à l'avenir.
  • J'ai pris beaucoup de plaisir à faire jouer cette scéance, même si je pense que j'ajusterai quelques trucs pour le deuxième groupe.
  • Couvre feu oblige, on était contraints par le temps et je n'ai pas tout à fait joué toutes les scènes comme je l'aurais voulu, mais globalement, j'ai l'impression que les joueurs ont apprécié.
En tout cas, j'ai des joueurs formidables et cette séance (très bien pensée) a permis à tout le monde de se situer et de découvrir l'univers.
  • L'ancrage de Johanna et Morrigan dans le monde est vraiment super chouette :) : les joueurs sont très immergés et j'ai plein de leviers pour susciter du jeu.
  • Beaucoup de role play de la part de tout le monde. Le choix de jouer Rosa très naïve et innocente donne des scénettes vraiment super.
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