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Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : jeu. juin 10, 2021 6:53 pm
par Saladdin
Le Sénat vote une loi pour l'économie du livre et contre Amazon

En gros, maintenant, des frais de port plancher vont être imposés, visant principalement Amazon, pour éviter les envois à 1 centime qui concurrençaient les librairies. Sauf que cela risque d'augmenter en fait le prix des livres ? Je ne vois pas en quoi cela va être une bonne chose pour les lecteurs...

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : jeu. juin 10, 2021 7:02 pm
par Qui Revient de Loin
Dingue, nos élus ont les mêmes arguments que nous sur ce fil, et choisissent une solution que nous avons évoqué (frais de port fixe) en pointant immédiatement le problème (inégalité territoriale, bénéf pour amazon) et la solution (taxation du carbone, donc des frais de port, et don retour de l'argent à l'Etat qui pourrait subventionner le monde du livre).

La prochaine fois, on devrait proposer une loi casus no du livre !

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : ven. juin 11, 2021 1:06 am
par guame
Réaction sur le message de la page précédente:

Bon après je vois déjà ce genre d'annonce pour des postes en informatique en télétravail avec boite mère aux US. Les salaires proposés sont bien en dessous d'un salaire de Google ou Facebook de la silicon Valley, mais largement plus important qu'un salaire en SSII à Paris, autour de 100000$. Si c'est pour une société type gafam, les salaires peuvent sûrement être assez haut : ils cherchent la compétence, et ont de l'argent.

Par contre c'est au niveau protection du salarié que ça m'inquiète plus ce genre de pratique : quel sera le statut du salarié ? Ça ressemble à du Uber pour le tertiaire : freelance bien payé mais sans filet, et pouvant être remplacé à tout moment... Après ça permet aussi de vivre où tu veux et pas te retrouver à vivre dans une cité dortoir avec 2h de RER blindé par jour.

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : ven. juin 11, 2021 12:23 pm
par PM
guame a écrit : ven. juin 11, 2021 1:06 am Réaction sur le message de la page précédente:

Bon après je vois déjà ce genre d'annonce pour des postes en informatique en télétravail avec boite mère aux US. Les salaires proposés sont bien en dessous d'un salaire de Google ou Facebook de la silicon Valley, mais largement plus important qu'un salaire en SSII à Paris, autour de 100000$. Si c'est pour une société type gafam, les salaires peuvent sûrement être assez haut : ils cherchent la compétence, et ont de l'argent.

Par contre c'est au niveau protection du salarié que ça m'inquiète plus ce genre de pratique : quel sera le statut du salarié ? Ça ressemble à du Uber pour le tertiaire : freelance bien payé mais sans filet, et pouvant être remplacé à tout moment... Après ça permet aussi de vivre où tu veux et pas te retrouver à vivre dans une cité dortoir avec 2h de RER blindé par jour.

Un petit point aussi à voir qui peut causer quelques migraines.
En Europe, si une personne travaille plus de 25% du temps dans un pays, son employeur doit verser des cotisations sociales dans ledit pays.
(OK c'est une disposition qui a été suspendue, en France au moins, pour cause de COVID, afin que les frontaliers puissent télétravailler tranquillement, depuis le début de l'année dernière et jusqu'au 30 juin prochain -jusqu'à nouvel ordre-, mais ça reste quand même présent).
Donc si les employeurs de la Silicon Valley se retrouvent à devoir gérer des règles administratives de chaque pays de l'UE (car ça ne concerne pas que lentre les pays de l'UE)), ils vont peut-être mettre la pédale douce sur les employés dans cette partie du monde.

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : lun. juin 14, 2021 1:22 pm
par Cryoban
PM a écrit : ven. juin 11, 2021 12:23 pm ils vont peut-être mettre la pédale douce sur les employés dans cette partie du monde.

où leur demander de se passer en auto-entrepreneurs afin de les payer comme sous-traitants et non comme salariés...

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : lun. juin 14, 2021 1:39 pm
par Ravachol
guame a écrit : ven. juin 11, 2021 1:06 am Par contre c'est au niveau protection du salarié que ça m'inquiète plus ce genre de pratique : quel sera le statut du salarié ? Ça ressemble à du Uber pour le tertiaire : freelance bien payé mais sans filet, et pouvant être remplacé à tout moment... Après ça permet aussi de vivre où tu veux et pas te retrouver à vivre dans une cité dortoir avec 2h de RER blindé par jour.
Pour rappel, les chauffeurs et les livreurs uber eats étaient bien payé au début... Puis une fois bien hameçonnés, les rémunérations ont baissée, au point d'être ridicule aujourd'hui.

 

Re: La survie des libraires et le Grand Capital

Publié : lun. juin 14, 2021 3:07 pm
par guame
Pour les livreurs, c'est peut être aussi du à une multiplication des chauffeurs: je crois que les algos détermine le prix en fonction de pleins de critères, dont le nombre de chauffeur dispo au moment et à l'endroit donné.

Après je n'y connais rien, donc c'est à prendre avec des pincettes.

Et je ne m'inquiète pas pour les ingés chez les GAFAM: ils resteront bien payé s'ils sont compétent, même s'ils bossent de chez eux dans la Creuse ou au fin fond des Carpates. Par contre si une année ils ne sont moins performant ça risque de faire tout drôle.

C'est aussi une transition sur la manière de faire qui peut avoir du bon (moins d'accumulation géographique -> baisse des loyers, de la polution dû aux transports, revitalisation de certaines zones) mais aussi du mauvais.
Comme les états sont peu ou pas armés contre cette globalisation et que les corpos vont très vite, il va sûrement y avoir de la casse, surtout dans les pays riches qui devront trouver des moyens pour éviter l'hémorragie.

Par contre la mondialisation avec outsourcing n'est pas nouvelle, et si certains ont trouvé la solution parfaire, d'autres en sont revenu.
Les places de marché pour dev freelances existent depuis des années, et effectivement c'est compliqué pour un Suisse de rivaliser avec un Roumain. Mais pour le moment ça reste un marché de niche, je vois mal les grands groupes français (et européens) recruter des profils uniquement de cette manière pour le moment.