@Qui Revient de Loin, en réponse à
ce message.
Ce que je reproche à
Icons est d'être un jeu faussement facile à maîtriser : il est, pour moi, mentalement fatigant
et imprécis.
- Faussement facile et fluide : moi qui me trouve à la maison avec les systèmes d100, je trouve extrêmement coûteuse en temps et en énergie la chaîne des opérations pour arriver à déterminer un résultat.
Exemple : Pour savoir si un personnage A en touche un autre B au corps-à-corps.
- A lance 1d6. Il l'ajoute à son score de Vaillance.
- B lance 1d6. Il l'ajoute à son score de Vaillance ou de Coordination (suivant l'attribut choisi, l'effet ne sera pas le même en cas d'Echec massif du test).
- On soustrait au résultat de A celui de B. Le résultat de cette soustraction est appelé une marge.
- On regarde la partie de l'écran consacrée aux marges et on traduit cela en succès. Une marge de 1 ou 2 donne un succès modéré, par exemple.
- On regarde la partie de l'écran qui traduit le succès en effet. Un succès modéré se traduit par la totalité des dégâts infligés.
- On se rapporte à l'attribut (ou au pouvoir) adéquat pour déterminer les dégâts. La Force, le plus souvent, dans cette situation, donc un autre attribut que ceux qu'on a déjà mobilisés (Vaillance et, peut-être, Coordination).
C'est long, c'est laborieux.
- Cela arrive souvent pour les jeux de super-héros, mais
Icons ne fait pas exception à la règle : chaque pouvoir est un cas particulier. Tel pouvoir, pour toucher, mobilise la Coordination. Avec tel autre, c'est le score de pouvoir qu'on utilise. Tel autre encore a besoin d'un temps de préparation d'une planche. Pour celui-ci, il faut rester concentré. Pour celui-là, il y a deux jets à faire. Etc. En conséquence, je me suis fait une fiche avec description succincte de chaque pouvoir des PJ (et je fais de même pour les PNJ) et, dans le feu de l'action, j'oublie des trucs.
- La description de certains pouvoirs me paraît vague, insuffisante, elle laisse des trous dans la raquette. "Mais c'est exprès ! Pour laisser de la créativité au MJ !", dira-t-on peut-être. Ça ne marche pas comme ça pour moi. Si je prends le temps d'ouvrir
De grands pouvoirs, de trouver laborieusement la page du pouvoir sur lequel je m'interroge, ce n'est pas pour refermer le livre en me disant : "Bon, bah, je ne suis pas plus avancé". Je préfère que le système de règles me donne des indications précises. Mon travail d'interprétation viendra après : je garde ceci, je vire cela, je modifie tel bidule.
- Certains de mes joueurs et joueuses n'arrivent pas à s'approprier le système des Aspects qui est pourtant un élément essentiel pour faire circuler la Ténacité, laquelle va servir à hausser d'un ton le super-héroïsme de la partie.
Je reconnais qu'un certain nombre des difficultés que je rencontre viennent sans doute de ce que ma pratique du jeu est trop espacée et que l'habitude aiderait beaucoup à les lisser. Mais c'est ainsi,
Icons et moi, on ne s'entend pas très bien depuis le début. Je croyais qu'il allait m'offrir un petit système fastoche pour mes parties de SH et, en fait, alors que j'approche de ma dixième partie maîtrisée, j'ai l'impression de continuer à me battre avec lui. La nostalgie y a sans doute son compte, mais les tables de résolution de
DC Heroes me manquent.
