vivien a écrit : ↑ven. mai 01, 2026 12:10 pm
@wade le rond c'est intéressant ta remarque, qu'est-ce qui fait que tu t'amuse plus sur blade runner que sur cyberpunk ?
Alors aucun jugement de valeur avant tout de ma part.
Je me suis énormément amusé à Cyberpunk, grâce à notre excellentissime MJ Mehdi.
Donc, pour moi, Blade Runner est supérieur dans tous les compartiments :
- c'est un jeu et un univers hyper classe, retro : donc j'aime beaucoup l'approche "incorruptibles" "scarface"
A contrario j'ai du mal avec l'esthétique punk destroy de cyberpunk
- la question des réplicants me semble plus porteuse que celle des implants : cette altérité anthropologique permet de poser des questions de racisme, de tolérance, d'humanité modifiée (transhumanité ?)
- finalement, l'univers me semble plus en phase avec l'actualité : apparition des robots, cités états néo réactionnaires, colonisation de l'espace par des humains modifiés, artificialisation de la vie, de l'humanité : les replicants sont un produit marchand stérile. Je trouve la version du futur de cyberpunk plus pauvre
- les joueurs incarnent des "super flics", les Blade Runner en charge de "retirer" les réplicants. Donc la question de la responsabilité morale est toujours présente : on parle de flics qui ont un "droit de tuer" quand même ;
L'ambiance coéquipier marche à 1000 % ; les règles permettent de se sauver la vie et les PJ sont soudés à mort : les films de flic du cinema americain deviennent une gigantesque ressource
- l'empathie : les règles permettent la construction psychologique du PJ (souvenir clef, relation principale, objet clef) : on joue énormément la vie privée des flics, leurs déboire sentimentaux et comment la petite histoire (leur vie privée) rejoint la grande (les enquêtes)
- les ressources : on fait du Blade Runner enrichi avec les autres romans de K Dick : ça matche très très bien (à l'origine BR est une nouvelle de K Dick) : du coup on a un univers étendu "légende" et des thématiques psychédéliques, mystiques ou dystopiques s'invitent à la table de jeu : substance mort, théatres de réalité, precog, mutants, bleeks, visiteurs d'autres réalités
Les émotions sont présentes; des histoires d'amour (parfois tragiques) sont nouées entre humains et réplicants (certains PJ sont eux-même des réplicants) : il y a des crimes passionnels, des tueurs en série, des trafics de mémoire à la Dark City, des élus corrompus et des messieurs tatoués très bien habillés à qui tout le monde parle avec respect ; la corruption est endémique, le bars de jazz dealent du moon shine, les militants des droits des replicants se font parfois passer à tabac.
Bref cette campagne est une vraie (bonne) surprise : j'avais prévu 5, 6 parties mais on est déja à plus de 150 heures de jeu...et on a l'impression d'être juste au début d'une grande aventure.
Tout le monde a au moins vu les deux films parmi nos joueurs donc ça crée un imaginaire commun, une ambiance, une petite musique désuette et mélancolique entre deux fusillades.
D'ailleurs notre prochaine partie commence dans une heure...