Recadrons le débat :
Ce n'est pas l'agriculture moderne qui a entrainé la prolifération du sanglier (même si elle y contribue), ni la crise climatique comme se dédouane les chasseurs.
C'est sa
gestion depuis les années 1970 (avant il n'y avait pas de gestion), on pourrait même dire son élevage :
- nourrissage toute l'année (avec du maïs, des cultures à gibier ; c'est interdit depuis peu mais toujours pratiqué...) > très gros facteur
- "amélioration" de l'espèce avec croisement avec le cochon (plus gros, plus reproductif) mais aussi avec des sangliers de l'est, plus gros > très gros facteur
- ne tirer que les mâles adultes (c'est en train de changer par "tirer sur tout, y compris les femelles avec marcassins" mais es chasseurs ont du mal à l'accepter, ils considèrent que c'est "barbare") > facteur moins important
Et dans une seconde mesure, parallèle, la division par 2 du nombre de chasseurs.
Cette prolifération et le contact avec l'homme pour "l'élever", ont permis au sanglier de s'aventurer et conquérir un nouveau biotope : la ville.
Donc la solution envisagée est la réduction massive de la population de sanglier, pour la ramener à un niveau supportable par les milieux (cultures, forêts, villes), la société (collisions, dégâts), les chasseurs.
(Au passage, pour rester dans le sujet agriculture et alimentation, le trafic de sanglier de l'est pour "améliorer" le gibier est responsable de la diffusion de la peste porcine en France, dont la première victime agricole a été la filière des porcs bios, car pas enfermés dans des camps de concentration productif...)