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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 10:41 am
par Le merlock
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 1:09 pm
par Cédric Ferrand
Dans le même genre, j'ai lu
La filière Allo Police, du nom d'un tabloïd vraiment populaire dans le temps au Québec.
On y retrouve un personnage de ton livre (Mesrine), mais pour le reste, ce sont des criminels 100 % queb, telle la mythique Monica la Mitraille ou bien encore Mom Boucher (qui dirigeait les Hells Angels).
C'est plus tape-à-l'oeil que des articles de Libé, on vendait du sensationnel, mais c'est intéressant de voir le traitement de ces affaires à l'époque.

Le café du temps retrouvé
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:07 pm
par sherinford
"Le café du temps retrouvé", de Toshikazu Kawaguchi.
Ce livre est le deuxième tome de cette série où l’on suit les protagonistes d’un petit café perdu dans une ruelle de Tokyo, où l’on peut voyager dans le temps moyennant des conditions très limitatives.
A l’image du premier volume, dont j’avais déjà fait le compte rendu ici, on retrouve ce découpage en quatre petites histoires relatives à des clients qui vont utiliser les capacités du lieu afin d’entrer en contact avec des personnes de leur passé. Ce volume en profite pour donner quelques informations de plus sur les membres du staff, et leur rapport à ce lieu: on apprend notamment quelle est l’identité de la femme fantôme qui est assise sur le tabouret.
Je reste un peu sur ma faim malgré tout: au-delà de la découverte lors du premier tome, je ne trouve pas que cette série mérite tellement qu’on s’y attarde davantage.
L’adolescence du perroquet
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:10 pm
par sherinford
"L’adolescence du perroquet", d’Amélie Nothomb.
Comme chaque année, j’ai acheté cet automne la livraison annuelle de cette autrice. Certaines années sont meilleures que d’autres, et celle-ci, autant l’annoncer tout de suite, n’est pas un très grand cru. Je me surprends à me demander si je vais continuer ce rituel: je suis tout de même plus souvent déçu qu’enchanté par sa prose ces dernières années.
Je vous livre malgré tout le synopsis: ce livre raconte la relation entre Alban et son perroquet, un gris du Gabon nommé Jo, qu’il adopte dans son appartement. Le volatile se montre d’abord très agréable à vivre, mais devient au fil du temps un véritable tyran domestique, qui pourrit la vie de son propriétaire au point que celui-ci doit quitter son logis pendant la journée pour échapper aux diatribes de l’oiseau.
L'épopée de Glorim Fife
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:12 pm
par sherinford
"L’épopée de Glorim Fife", de Max Hafniar.
Ce roman de 110 pages se déroule dans le monde de Barok, qui est un univers de jeu de rôle de type “steampunk”. Je l’ai acheté à l’auteur à l’occasion de sa venue lors de notre dernier événement rôliste.
On y suit les péripéties de Glorim Fife, un nain éclaireur, qui doit escorter une jeune princesse naine jusqu’à son époux. Pour cette mission, il est accompagné de trois “bonnets rouges”, ce qui ne sera pas de trop pour échapper aux assassins envoyés à leurs trousses.
Malheureusement, je ne peux pas vraiment vous recommander ce roman, qui pêche beaucoup sur la forme et un peu sur le fond. On sent clairement que le texte n’a pas été relu correctement: en plus des nombreuses coquilles et des erreurs de grammaire, il y a des dizaines de phrases dont la signification repose plus sur les talents herméneutiques du lecteur que sur la clarté du langage utilisé. On sent que l’éditeur a réalisé moins que le service minimum, c’est vraiment n’importe quoi. Sur le fond… Ma foi, je ne sais pas trop quoi en penser. J’ai l’impression étrange qu’on a chroniqué une partie de jeu de rôle, mais vous savez, juste le début, le scénario d’introduction. C’est un peu comme si quelqu’un s’essayait à publier les aventures de son groupe d’aventuriers qui jouaient la boîte de base de D&D, et s’arrêtait juste après. Bref, pour moi, ce texte est malheureusement encore au stade de brouillon et d’ébauche: il faudrait le retravailler et le compléter sérieusement, et ce n’est pas un petit chantier…
Les salauds vont en enfer
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:14 pm
par sherinford
"Les salauds vont en enfer", de Frédéric Dard.
Un espion a été capturé par la police, mais refuse de lâcher ses secrets. La seule solution imaginée par le Vieux, qui dirige le service de contre-espionnage, est d’envoyer un de ses agents en cellule avec l’agent ennemi et de s’arranger pour qu’ils s’évadent ensemble, pour qu’il découvre qui sont ses complices.
On se retrouve en cellule avec Hal et Frank. L’auteur brouille les pistes: le lecteur ne sait pas qui est le flic et qui est l’agent ennemi. Ce qui ne fait que renforcer la suspicion affichée par les deux hommes dans leurs interactions. On les suit tout le long de leur parcours pénitentiaire jusqu’à leur évasion, et qu’ils se réfugient sur une île isolée…
J’ai acheté ce roman de 170 pages en vacances, mais je ne l’ai lu que bien après. Il se lit assez rapidement, le suspense étant plutôt bien mis en scène par l’auteur.
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:30 pm
par Rosco
C est du dard
Re: Les derniers jours de l'apesanteur
Publié : mer. sept. 30, 2026 4:33 pm
par sherinford
Fabfab a écrit : ↑mar. sept. 22, 2026 10:31 pm
sherinford a écrit : ↑dim. août 09, 2026 1:57 pm
"Les derniers jours de l’apesanteur", de Fabrice Caro.
Nous sommes dans les années 80, et Daniel - le narrateur - est en terminale. Comme c’est un étudiant plutôt doué en mathématiques, il est définitivement classé dans les “nerds” et vit assez mal sa séparation avec Cathy Mourier. Il va néanmoins vivre une année de bac assez mémorable, suite à une série d’événements plutôt désopilants: des séries de leçons particulières à une élève plus jeune dont le niveau ne fait que plonger suite à ses cours, la disparition d’un de ses camarades de classe, etc.
Fabrice Caro nous offre ici un roman plutôt nostalgique sur ses années lycées. Comme d’habitude, ça marche plutôt bien sur moi, et je ris comme un bossu à presque toutes les pages. Je reste donc client de cet auteur: vivement le suivant…
En lisant ta critique, je me suis dit que je pouvais être bon client. J'ai donc acheté et lu le bouquin.
Je me suis bien marré sur la première moitié (la plume de Caro est a la fois légère, enjouée et impitoyable), puis je me suis peu a peu lassé des atermoiements de Daniel, qui est finalement assez fallot et transparent. L'histoire avec la famille de Béatrice est du grand n'importe quoi, et j'ai fini par me dire que le positionnement dans les années 80 était plus un habile argument marketing qu'autre chose : on a finalement droit à tous les poncifs (les émissions de télé, la passoire permettant de décoder Canal Plus, la mobylette, la référence de passage à la Chute duur de Berlin, ...), mais sans vraie plus value.
Agréable, vite lu, détendant, mais pas inoubliable. Et un peu trop calculé à mon goût.
Je te rejoins assez, et je me dis que ton commentaire me permet de mettre au clair quelque chose qui ne le semble pas tellement, quand je lis certains de vos retours: si je fais ici les compte-rendus de mes lectures, ce n'est pas nécessairement pour vous les recommander. Si le pitch vous semble sympa, n'hésitez pas, mais ça ne constitue aucune garantie, évidemment.
Quand j'écris que "je reste client de cet auteur", ça ne veut rien dire d'autre que cela. J'ai un esprit assez particulier, qui apprécie une certaine forme d'ironie et d'absurde, parce qu'il a été biberonné par les textes de Boris Vian, les dessins de Gotlib, les aventures d'Achille Talon, etc.
A ce stade de ma vie, j'ai lu plus de 1000 romans, et au moins le double de bandes dessinées, comics, manga, etc. Plus de 90% des livres que je lis ne sont pas conservés et je ne les relirai pas. Ils filent dans les ventes d'occasion, boîtes à livres, etc. Parfois, ils passent même à la broyeuse à papier, lorsqu'ils sont trop abîmés.
Depuis le début de l'année, j'ai lu 37 bouquins, et dans le lot, je n'en recommanderais vivement qu'un seul: "La compagnie", de Robert Littell, et encore, à la seule condition que les romans d'espionnage soient votre came...
De Fabrice Caro, je recommanderais surtout "Le discours" et "Fort Alamo" (dans les romans), "Zaï zaï zaï zaï" et Moon River (en BD), tout ça à condition d'avoir une certaine appétence pour l'humour absurde et surréaliste.
Voilà, voilà...
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 6:56 pm
par Gridal
J'aime bien la plume de Patricia Tourancheau. Dans le genre, elle a écrit
Le 36 (
sur Babelio), sous-titré
Histoires de poulets, d'indics et de tueurs en série. Là aussi c'est bourré de personnages plus grands que nature et de situations folles qui font des inspis géniales pour tout JdR d'enquête. La dernière partie s'intéresse au tueur et violeur en série le Grêlé, dont l'identité n'avait pas encore été découverte à la parution du livre. Si le sujet vous intéresse, Patricia Tourancheau a écrit
Le Grêlé (
sur Babelio), paru en 2022, lorsque l'affaire était résolue donc, qui revient en détail sur cette histoire totalement hors norme en France.
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 7:26 pm
par Orlov
Puisqu'on parle de cette écrivaine, ça donne quoi son bouquin sur l'Affaire Grégory ?
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 7:53 pm
par Gridal
@Orlov J'ai oublié de le citer mais je l'ai trouvé complet et intéressant également. La version poche de 2024 est "mise à jour" par rapport à l'édition brochée de 2018. Si je connaissais mieux cette histoire, notamment grâce à la série documentaire Grégory sortie sur Netflix en 2019 et co-réalisée par Tourancheau, j'ai apprécié le bouquin, pour la plume de l'autrice et et pour son recul sur les événements.
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : mer. sept. 30, 2026 11:08 pm
par Inigin
Cuchurv a écrit : ↑jeu. sept. 24, 2026 11:45 am
Le merlock a écrit : ↑jeu. sept. 24, 2026 11:11 am
Harfang2 a écrit : ↑jeu. sept. 24, 2026 10:54 am
L'homogénéité du style couplé à une narration efficace mais sans surprise et l'absence, absolu, d'aspérité ou d'envolé.
Je rajouterais, mais c'est plus personnel, l'aspect très consensuel, cosmopolite et dans l'air du temps.
Pour avoir eu sous les yeux des magazines pour "jeunes filles" des années 50, hérités de ma mère, je te garantis qu'à moins que l'IA n'existât déjà à cette époque, une narration efficace mais sans surprise et l'absence absolue d'aspérité ou d'envolée n'a rien d'une nouveauté. On appelait ça "ligne éditoriale"...
N'oublions pas les romans à l'eau de rose de Barbara Cartland et dans un tout autre style les aventures du "club des 5" dont l'originalité laisse à désirer.
Je proteste, les Club des Cinq étaient d'une originalité à se pâmer quand ils ont été écrits.
C'est sûr que si tu les compares au pulp dans la jungle des années 70, bif bof, mais
a) ce ne sont pas des aventuriers mais des collégiens qui ont des aventures d'aventuriers (ou presque)j
b) ils ont été écrits dans les années 40-50.
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : jeu. oct. 01, 2026 9:01 am
par rogre
Pas de rapport avec le Club des 5: j'ai lu encore 4 SAS!
Finalement (!), c'est pas bien bon! :D Et je confirme qu'il y a une évolution nette sur la fin (gâtisme?), par rapport au début années 70, dans les années 90 cela devient de plus en plus sadique.
Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : jeu. oct. 01, 2026 9:35 am
par Le merlock
rogre a écrit : ↑jeu. oct. 01, 2026 9:01 am
Pas de rapport avec le Club des 5: j'ai lu encore 4
SAS!
Finalement (!), c'est pas bien bon! :D Et je confirme qu'il y a une évolution nette sur la fin (gâtisme?), par rapport au début années 70, dans les années 90 cela devient de plus en plus sadique.
Ça on te l'avait dit...

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus
Publié : jeu. oct. 01, 2026 9:40 am
par rogre
Pas de rapport avec SAS: je suis depuis quelques mois fan de la poétesse
Laura Vasquez!
Bizarrement, son œuvre étant abondante déjà (poèmes et romans et théâtre:
Les Forces · La semaine perpétuelle · Vous êtes de moins en moins réels · Le Livre du large et du long · L'Idiote du village.…) il est un peu difficile de trouver de ses textes sur le net - donc je mets celui là, daté d'hier.
Et par ailleurs, je viens de découvrir son blog, avec plein de photos de chats, et des livres qu'elle conseille (elle a bon gout)
https://lauravazquez.fr/notes/