Sylvestre a écrit : ↑jeu. juin 25, 2026 4:37 pm
Je me permets juste citer ce passage tiré de Chevaliers aventureux (le supplément qui présente des options de création de personnages beaucoup plus vastes que le livre de base) :
La rareté des femmes combattantes dans la littérature arthurienne n'est pas étonnante. En effet, il faut se rappeller qu'à cette époque, on avait seulement commencé à considérer les femmes autrement que comme des machines à bébés. Il s'agissait d'un formidable bond en avant que la société actuelle commence tout juste à accepter.
Notre point de vue contemporain permet des extrapolations qu'un esprit médiéval ne pouvait imaginer. La légende arthurienne a vécu 1 400 ans parce qu'elle a su s'adapter à son public. A présent, les femmes chevaliers ont certainement leur place dans le Royaume Enchanté.
C'était en 1990.
Ce qui est en partie faux.
La fin, ca me va, chacun fait ce qui veut.
Les femmes étaient loin, très loin d'être considéré comme des machines à bébés ou des êtres a qui les professions ou même le pouvoir était interdit, ca c'est l'évolution du bas moyen-âge à la révolution bourgeoise du XIX; Le nombre de femmes recensés dans diverses professions au moyen-âge en témoigne, tout comme le nombre de fiefs qui étaient entre leurs mains, même quand ce fut au titre de douaière de leurs enfants mineurs ou, simplement, l'exercant pleinement quand leurs époux étaient éloignés. Les annales des terres saintes qu'a tout moment, la moitié des fiefs était directement entre les mains d'une femme.
Mais ce n'est pas de ça qu'on parle, mais, bien, de l'exercice du combat armée et du titre intial de chevalier, issus de la cavalerie carolingienne et, c'est de cet imaginaire dont parle les légendes arthuriennes et, pour répondre à
@Cuchurv concernant le canon, évidemment,je suis le premier a dire qu'on peut y piocher ce qu'on veut et qu'il n'y a pas d'exactitude, de celà nous serons d'accord, mais il y a des constantes, la chevalerie masculine et les rôles sexués en font parties.
Enfin, chacun joue bien comme il veut, mais l'exotique et l'immersion sont, aussi pour moi le fait de ne pas transposer la société contemporaine dans un décorum.
Et d'expériences, Pendragon, fonctionne bien avec des personnages féminins quelles que soit leurs statut et fonctions, tout comme elles peuvent, de diverses manières être combattantes si celà plait a leurs joueuses, la dedans, le titre de chevalier n'est pas tant quelque chose qui rajouterait du jeu, mais, au fond, en enlèverait. La différenciation fait partie du jeu, tout comme elle en fait partie quand Kymri et Saxons se détesteront, comme quand le clan de Galles s'opposera au clan d'Orcanie, quand les Chrétiens s'opposeront aux Païens... et, au fond, celà fait ressortir la figure d'unificateur et de pacificateur et toute la logique du "fin amor" ( J'invite à la lecture de "L'amour et l'occident" de Denis de Rougement). Car, a quoi réponds le "Fin amor"? Le fin amor réponds a ces mariages arrangés et successoraux, il répond a cette supériorité cette force du guerrier qui peut faire de quiconque sa proie, y compris le femmes, et ce fin amor en est la réponse, en créant une race de guerriers se refusant à l'autoritarisme et faisant primer la dévotion, mystique a la femme sacrée, plutôt qu'au désir vis à vis des besoins de la chair. Et ce "Fin amor", est un passage de la TGPA, passage fort engageant, ou le guerre sauvage des âges de l'anarchie, le soldat du roi de l'avénement, le chevalier conquérant des terres étrangères, se fera une nouvelle idôle, la femme, magnifiée et, de fait, presque se sensiblisera, s'ouvrira à la mystique de l'amour... Mieux, cette dévotion sera, aussi, quelque part, une mise à distance de la seule mystique communément admise alors, a savoir la dévotion a Dieu, ou aux dieux.
Bref, tout celà, cette différenciation offre du jeu, beaucoup de jeu, jeu permis par un substrat socio-culturel qui, doit, justement être différent du notre.
Enfin, la société féodale est une société de contrainte, pour tous. Le chevalier n'a pas le droit de ne pas réponde à l'ost, pas le droit de décider de ses combats, il a un seigneur, cette soumission à l'ordre social, fait aussi partie de l'expérience que propose le jeu: on y joue pas des personnages libre de leurs actes, des mercenaires, ou des individus coupés de tout lien, des aventuriers, mais des hommes et des femmes liés par leurs serments de loyautés, leurs liens familiaux, leurs attachements.
Bon, une fois que j'ai dit ça, je peux aussi, avec beaucoup d'amusement proposer une version queer:
Arthur refoule son homosexualité pour assurer sa fonction, Lancelot est bisexuel et partagé entre son amour de Guenièvre et sa loyauté envers son roi qui est, en fait, de l'amour, mais il ne connait pas les penchants d'Arthur, Guenièvre est partagé entre ses deux amours, mais ira vers Lancelot quand Arthur lui avouera enfin sa nature, suite a une manigance de Morgane.
Morgane, elle-même, évidemment aura des rapports avec son frère Arthur, cause de son homosexualité, mais, au fond, celle-ci est-elle traumatique, ou, au cotnre cette homosexualité n'est-telle que le refoulement de cet amour infini qu'il a pour sa soeur?
Franchement, on pourrait beaucoup s'amuser.
Juste nous n'émulerions pas la légende arthurienne dans ses grands archétypes: ce serait une transgression (qui peut être parfatiemetn assumé) mais une transgression.