Pendragon et grande campagne

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Mugen
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Mugen »

Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm Par contre je me rends compte que jouer des femmes chevalier en personnage principal doit être compliqué, vu le mode de jeu "dynastique", avec la possibilité de perdre un personnage sur un jet de dé si l'accouchement se passe mal...

Fort heureusement, la mortalité dans le jeu ne reflète pas la réalité historique, mais c'est en effet une possibilité.

Après, Pendragon est aussi un jeu où tu peux perdre un personnage sur une rencontre malheureuse lors d'un solo. Se perdre en forêt pour tomber face à un géant, un de mes joueurs l'a expérimenté...

Il y a néanmoins une raison majeure pour ne pas trop se poser de questions sur la possibilité de jouer des femmes chevaliers : le fun.
Même si personnellement, je distinguerais de façon claire les réactions en fonction de la culture du personnage. Il sera beaucoup plus mal vu d'être une femme combattante chez les Romains que chez les Cumri ou les Saxons, par exemple.
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Harfang2
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Harfang2 »

Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm

Par contre je me rends compte que jouer des femmes chevalier en personnage principal doit être compliqué, vu le mode de jeu "dynastique", avec la possibilité de perdre un personnage sur un jet de dé si l'accouchement se passe mal...
L'expérience arthurienne, que ce soit chez Malory, Chrétien de Troyes et tant d'autres n'inclut pas de chevalier féminin.

Si on veut jouer selon le canon, la présence de PJ féminins chevalier est, donc, un non sens.*

Ce qui n'enlève rien à la possibilité de jouer des personnages combattants féminins dont plusieurs possibilité existe:
- L'option  " Lady oscar", le PJ cache son identité féminin et est donc chevalier: ca crée du jeu (j'ai testé, c'était sympa)
- L'option combattant sans rang de chevalier C'est fonctionnel aussi.

Sur le reste je rejoins Mugen on peut mourir facilement à Pendragon. J'ajouterais que des PJ qui doivent réagir a la mort d'un enfant, d'un parent, c'est, toujours, aussi des moments à la fois délicat niveau RP mais qui font aussi, le sel d'un monde, certes tendant au merveilleux, mais aussi tout a fait dur.

Après un Pj fémin et maternité.... Je crois que je partirai du principe que ça se passe bien... Même si je lance un dé derrière l'écran.

*  Après si on veut jouer une version Queer, j'ai plein d'idée aussi, juste, finalement, je choisirai autre chose comme jeu ^^
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Cassius Clef
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Cassius Clef »

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Mugen
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Mugen »

Harfang2 a écrit : jeu. juin 25, 2026 8:10 am Après un Pj fémin et maternité.... Je crois que je partirai du principe que ça se passe bien... Même si je lance un dé derrière l'écran.

Reste que le jeu considère par défaut que ce sont les épouses et les concubines qui peuvent avoir des enfants, et qu'ils naissent pendant la période hivernale.

Si l'on reste sur cette idée, c'est compatible avec des aventures avant l'automne.
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Sylvestre
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Sylvestre »

Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm @Sylvestre tu avais déjà vu Excalibur, mais jamais sur grand écran ou c'est la première fois que tu voyais le film? Il ne t'a pas paru trop vieilli?

Moi je pourrai toujours le regarder avec le même plaisir, mais c'est une Madeleine de Proust pour moi...

Première fois sur grand écran, dans une salle de ciné, je l'avais beaucoup vu en VHS puis DVD ;) Tout à fait subjectivement, ce film est toujours une merveille absolue (et je pense, tout aussi subjectivement et sans vérifier plus avant, que le film a été l'inspi initiale de Stafford pour Pendragon)

Et la séance au Majestic Bastille (excellente salle BTW) était suivie d'un enregistrement d'un épisode du podcast Passion Médiévistes sur le thème "Monstruosités féminines au Moyen Âge" avec notamment l'historienne Justine Breton, sa consoeur Nadia Pla (qui nous a parlé des règles au Moyen Âge, c'était super intéressant) et l'artiste Flor Paichard. Elles ont été assez critiques envers le film, mais d'une façon à mon avis bien argumentée et je ne peux que vous encourager à écouter l'épisode quand il sera en ligne.
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Cuchurv »

Harfang2 a écrit : jeu. juin 25, 2026 8:10 am
Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm

Par contre je me rends compte que jouer des femmes chevalier en personnage principal doit être compliqué, vu le mode de jeu "dynastique", avec la possibilité de perdre un personnage sur un jet de dé si l'accouchement se passe mal...
L'expérience arthurienne, que ce soit chez Malory, Chrétien de Troyes et tant d'autres n'inclut pas de chevalier féminin.

Si on veut jouer selon le canon, la présence de PJ féminins chevalier est, donc, un non sens.*

Un canon ? Quel canon ? ;) Les légendes galloises ? Malory ? Chrétien de Troyes ? Les auteurs suivants ? Les réinterprétations modernes ? Pour moi le mythe arthurien est comme son nom l'indique un mythe et donc mouvant s'adaptant aux époques. :wub: Prenons l'exemple des 9 preux et des 9 preuses.

Nota Bene avait consacré une émission avec William Blanc sur le mythe arthurien il me semble, c'était fascinant.

Ce qui n'enlève rien à la possibilité de jouer des personnages combattants féminins dont plusieurs possibilité existe:
- L'option  " Lady oscar", le PJ cache son identité féminin et est donc chevalier: ça crée du jeu (j'ai testé, c'était sympa)
- L'option combattant sans rang de chevalier C'est fonctionnel aussi.

Je partageais il y a quelques années ton opinion (et ce fut au passage une de mes motivations pour créer Ynn Pryddein : pouvoir faire jouer des scénarios Pendragon à mon épouse), mais in fine tout n'est qu'une question de choix. Les femmes combattantes dans la société médiévale étaient rares, très rares, mais pas inexistantes. Donc on peut parfaitement admettre une femme comme personnage à Pendragon, quitte à souligner quelquefois des réactions de surprise/rejet (tant que ça ne devient pas lourd pour le joueur/la joueuse).

Sur le reste je rejoins Mugen on peut mourir facilement à Pendragon. J'ajouterais que des PJ qui doivent réagir a la mort d'un enfant, d'un parent, c'est, toujours, aussi des moments à la fois délicat niveau RP mais qui font aussi, le sel d'un monde, certes tendant au merveilleux, mais aussi tout a fait dur.

J'ai fait jouer les phases hivernales en mode rapide à chaque fois, je ne me suis jamais appesanti sur la survie ou la mort des enfants, aussi effectivement si on investit plus de temps ça doit être plus tendu mais intéressant. Il faudra que j'y pense pour la suite de ma campagne. :)

Après un Pj fémin et maternité.... Je crois que je partirai du principe que ça se passe bien... Même si je lance un dé derrière l'écran.
(...)

Hmmm... Je n'y avais pas pensé pour mes trois PJ féminins tiens ! Faudra voir avec les joueurs-ses comment iels le sentent. Après on peut aussi penser à l'adoption d'un neveu ou d'une nièce, devenant héritier-e putatif et reprenant ainsi la gloire de sa tante. Quand tu vois Gauvain par exemple, il est plus présenté comme le neveu d'Arthur que comme le fils de Loth (c'est très celtique). On peut aussi penser au fosterage qui par exemple dans la société celtique développe des liens très forts entre l'éducateur et l'éduqué comparable à des liens de filiation directe (notamment au niveau juridique mais pas que). 8)
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par 7Tigers »

Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm @7Tigers merci pour ces infos et ce résumé! 😀 j'attends le late pledge avec impatience, tout en étant content qu'il soit si long : ça permettra de prendre le temps de réfléchir tranquillement à ce que je voudrai ou pas.
Aucune raison de pas tout acquérir :mrgreen: !
Arthus a écrit : mer. juin 24, 2026 11:47 pm Par contre je me rends compte que jouer des femmes chevalier en personnage principal doit être compliqué, vu le mode de jeu "dynastique", avec la possibilité de perdre un personnage sur un jet de dé si l'accouchement se passe mal...
Quelque soit le jeu Chaosium, et en particulier les jeux avec tables d'accouchement pour PNJs comme Pendragon & RuneQuest, Chaosium a toujours bien précisé que:

. les PJs sont des personnages à part, aussi atypiques que l'on souhaite: bref, tant qu'il y a un accord PJ / MJ, tout est possible!

. les règles de PNJs avec de simples jets de dés ne s'appliquent forcément pas aux PJs, et surtout pas la règles de possibilité de deuil sur naissance. Idem, à voir entre PJ & MJ!
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Sylvestre
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Sylvestre »

Je me permets juste citer ce passage tiré de Chevaliers aventureux (le supplément qui présente des options de création de personnages beaucoup plus vastes que le livre de base) :
La rareté des femmes combattantes dans la littérature arthurienne n'est pas étonnante. En effet, il faut se rappeller qu'à cette époque, on avait seulement commencé à considérer les femmes autrement que comme des machines à bébés. Il s'agissait d'un formidable bond en avant que la société actuelle commence tout juste à accepter.
 Notre point de vue contemporain permet des extrapolations qu'un esprit médiéval ne pouvait imaginer. La légende arthurienne a vécu 1 400 ans parce qu'elle a su s'adapter à son public. A présent, les femmes chevaliers ont certainement leur place dans le Royaume Enchanté.
C'était en 1990.
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Harfang2
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Re: Pendragon et grande campagne

Message par Harfang2 »

Sylvestre a écrit : jeu. juin 25, 2026 4:37 pm Je me permets juste citer ce passage tiré de Chevaliers aventureux (le supplément qui présente des options de création de personnages beaucoup plus vastes que le livre de base) :
La rareté des femmes combattantes dans la littérature arthurienne n'est pas étonnante. En effet, il faut se rappeller qu'à cette époque, on avait seulement commencé à considérer les femmes autrement que comme des machines à bébés. Il s'agissait d'un formidable bond en avant que la société actuelle commence tout juste à accepter.
 Notre point de vue contemporain permet des extrapolations qu'un esprit médiéval ne pouvait imaginer. La légende arthurienne a vécu 1 400 ans parce qu'elle a su s'adapter à son public. A présent, les femmes chevaliers ont certainement leur place dans le Royaume Enchanté.
C'était en 1990.
Ce qui est en partie faux.
La fin, ca me va, chacun fait ce qui veut. 

Les femmes étaient loin, très loin d'être considéré comme des machines à bébés ou des êtres a qui les professions ou même le pouvoir était interdit, ca c'est l'évolution du bas moyen-âge à la révolution bourgeoise du XIX; Le nombre de femmes recensés dans diverses professions au moyen-âge en témoigne, tout comme le nombre de fiefs qui étaient entre leurs mains, même quand ce fut au titre de douaière de leurs enfants mineurs ou, simplement, l'exercant pleinement quand leurs époux étaient éloignés. Les annales des terres saintes qu'a tout moment, la moitié des fiefs était directement entre les mains d'une femme.

Mais ce n'est pas de ça qu'on parle, mais, bien, de l'exercice du combat armée et du titre intial de chevalier, issus de la cavalerie carolingienne et, c'est de cet imaginaire dont parle les légendes arthuriennes et, pour répondre à @Cuchurv concernant le canon, évidemment,je suis le premier a dire qu'on peut y piocher ce qu'on veut et qu'il n'y a pas d'exactitude, de celà nous serons d'accord, mais il y a des constantes, la chevalerie masculine et les rôles sexués en font parties.

Enfin, chacun joue bien comme il veut, mais l'exotique et l'immersion sont, aussi pour moi le fait de ne pas transposer la société contemporaine dans un décorum.
Et d'expériences, Pendragon, fonctionne bien avec des personnages féminins quelles que soit leurs statut et fonctions, tout comme elles peuvent, de diverses manières être combattantes si celà plait a leurs joueuses, la dedans, le titre de chevalier n'est pas tant quelque chose qui rajouterait du jeu, mais, au fond, en enlèverait. La différenciation fait partie du jeu, tout comme elle en fait partie quand Kymri et Saxons se détesteront, comme quand le clan de Galles s'opposera au clan d'Orcanie, quand les Chrétiens s'opposeront aux Païens... et, au fond, celà fait ressortir la figure d'unificateur et de pacificateur et  toute la logique du "fin amor" ( J'invite à la lecture de "L'amour et l'occident" de Denis de Rougement). Car, a quoi réponds le "Fin amor"? Le fin amor réponds a ces mariages arrangés et successoraux, il répond a cette supériorité cette force du guerrier qui peut faire de quiconque sa proie, y compris le femmes, et ce fin amor en est la réponse, en créant une race de guerriers se refusant à l'autoritarisme et faisant primer la dévotion, mystique a la femme sacrée, plutôt qu'au désir vis à vis des besoins de la chair. Et ce "Fin amor", est un passage de la TGPA, passage fort engageant, ou le guerre sauvage des âges de l'anarchie, le soldat du roi de l'avénement, le chevalier conquérant des terres étrangères, se fera une nouvelle idôle, la femme, magnifiée et, de fait, presque se sensiblisera, s'ouvrira à la mystique de l'amour... Mieux, cette dévotion sera, aussi, quelque part, une mise à distance de la seule mystique communément admise alors, a savoir la dévotion a Dieu, ou aux dieux.
Bref, tout celà, cette différenciation offre du jeu, beaucoup de jeu, jeu permis par un substrat socio-culturel qui, doit, justement être différent du notre.
Enfin, la société féodale est une société de contrainte, pour tous. Le chevalier n'a pas le droit de ne pas réponde à l'ost, pas le droit de décider de ses combats, il a un seigneur, cette soumission à l'ordre social, fait aussi partie de l'expérience que propose le jeu: on y joue pas des personnages libre de leurs actes, des mercenaires, ou des individus coupés de tout lien, des aventuriers, mais des hommes et des femmes liés par leurs serments de loyautés, leurs liens familiaux, leurs attachements.





Bon, une fois que j'ai dit ça, je peux aussi, avec beaucoup d'amusement proposer une version queer:

Arthur refoule son homosexualité pour assurer sa fonction, Lancelot est bisexuel et partagé entre son amour de Guenièvre et sa loyauté envers son roi qui est, en fait, de l'amour, mais il ne connait pas les penchants d'Arthur, Guenièvre est partagé entre ses deux amours, mais ira vers Lancelot quand Arthur lui avouera enfin sa nature, suite a une manigance de Morgane.
Morgane, elle-même, évidemment aura des rapports avec son frère Arthur, cause de son homosexualité, mais, au fond, celle-ci est-elle traumatique, ou, au cotnre cette homosexualité n'est-telle que le refoulement de cet amour infini qu'il a pour sa soeur?
Franchement, on pourrait beaucoup s'amuser.
Juste nous n'émulerions pas la légende arthurienne dans ses grands archétypes: ce serait une transgression (qui peut être parfatiemetn assumé) mais une transgression.
 
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