Cats
Publié : lun. oct. 04, 2010 11:38 am
attention : après avoir joué, vous ne verrez plus le monde de la même manière.
Cats est un (excellent) jeu de "super héros" avec une super limitation : vous incarnez des chats, donc pas de mains et une compréhension limitée du monde humain, et un obligation : la Mascarade (comme dans un autre jeux bien connu qu'il parodie allègrement en ne gardant que le meilleur, à mon avis).
Cats n'est pas du genre boule de feu ou grands éclairs. Cats, c'est du ron-ron, des caresses, l'envie irrésistaible de jouer avec ces bouts de fils qui dépassent d'un sorte de pâte à modeler marquée C4, des fêtes à coups de pâtée au poisson et soucoupe de lait.
Dans Cats, vous êtes les maîtres du monde et les humains, ces simiesques que vous avez fait évoluer il y quelques millénaires, sont vos esclaves. Et quel meilleur esclave qu'un esclave qui s'ignore et qui travaille pour ses maître par plaisir ?
Une partie démo découverte avec la crème des crèmes (hum... de la crème) de super-chats aux rencontres du club Pythagoe à Provins avec Vincent, le créateur. Un pur régal et un grand moment de JDR. Nous avons joué Da Vinci cats, avec un secret millénaire, un tableau célèbre, une secte occulte et une ancienne histoire d'amour.
Le monde est notre monde actuel, les héros ont des poils, quatres pattes , des superpouvoirs (par exemple Passe muraille, Brouillage électronique ou Shrodinger, la capacité de se dédoubler pour être à deux endroits à la fois, si personne ne vous regarde), la télépathie entre chats (pas d'apartés, pas de soucis de langues, mais ne fonctionne que si on se voit) et surtout leur aspect irrésistible. Ils ont leur sale caractère, leur profond égoïsme, leurs envie de chats.
Le système de jeu me semblait complexe : des caractéristiques (poil, griffe queue, caresse, ronron...), des compétences de 0 à 8 en général, déduite des carac plus des points de création, une échelle de difficulté qui varie souvent entre 10 et 15, on ajoute le résultat d'un D10 à la compétence, ça passe ou pas. rien d'original, sauf que ça participe à l'ambiance, permet d'avoir une idée de ce que l'on sait faire ou pas et finalement nous oblige à jouer d'une certaine manière et à coopérer avec les autres: un chat nommé "Coussin" avec un beau pelage, expert en humain, irrésistible est totalement différent d'un "Attila" borgne, griffu, lourd.
La lancer du D10 est amusant à l'usage : on lance autant de dés que notre chance (varie de 1 à 5, 3 au départ) et on garde le meilleur (donc haut score en général : on est bon dans la compténce 6 ou + on réussit, on n'est pas bon moins de 4, pas de chances de réussir du difficile ), avec une subtilité : tous dé qui fait 1 est relancé, s'il fait un , c'est un échec critique et le PJ perd un point de chance. S'il fait 0, on relance et s'il refait 0, c'est une réussite critique et on gagne un point de chance. Ce coté loterie est très agréable et vient pimenter la partie, tout en renforçant le coté parodique, et donne à chaque lancer une "importance" qui provoque la petite décharge d'adrénaline tant recherché par les drogués du lancer de dé que nous sommes. on a un faible % d'incertitude en plus, suffisant pour l'ambiance sans plomber le scénario.
Car la difficulté de Cats est dans la perspective totalement "non humaine" de voir le monde : se rendre à une adresse donnée est toute une aventure. Entrer dans un musée est difficile et y rester une fois repéré l'est tout autant. Les voitures sont au mieux malodorantes et au pire des dangers mortels. Entre chats, il y a des factions (des nihilistes qui veulent exterminer les humains aux progressistes qui veulent tout leur révéler), des races( siamois, birman, angora, européen..), des lignées (patte blanche, queue courte, dos tigré). Il y a le règne animal, des dégénérés (la plupart des chats), des ennemis héréditaires (les chiens), tout un univers à découvrir.
Surtout, il y a l'humour : omniprésent, ravageur, le décalage de situation, l'histoire du monde, l'interaction chats humains et les super héros superlimités. Bref, un grand moment de bonheur.
Bien sûr tout ceci n'est que pure fiction, la sortie bizarrement retardée par des problèmes techniques n'est que pure coïncidence, et le passage d'un chat à la convention qui a longuement fait le tour des tables comme pour écouter les conversations et a longtemps négligé le poulet qui traînait sur la table est sans aucun doute le fruit du hasard. même si un bout de poulet s'est retrouvé dans la gueule du félidé qui s'éloignait. Les chats ne sont PAS les maîtres du monde. C'est évident.
Cats est un (excellent) jeu de "super héros" avec une super limitation : vous incarnez des chats, donc pas de mains et une compréhension limitée du monde humain, et un obligation : la Mascarade (comme dans un autre jeux bien connu qu'il parodie allègrement en ne gardant que le meilleur, à mon avis).
Cats n'est pas du genre boule de feu ou grands éclairs. Cats, c'est du ron-ron, des caresses, l'envie irrésistaible de jouer avec ces bouts de fils qui dépassent d'un sorte de pâte à modeler marquée C4, des fêtes à coups de pâtée au poisson et soucoupe de lait.
Dans Cats, vous êtes les maîtres du monde et les humains, ces simiesques que vous avez fait évoluer il y quelques millénaires, sont vos esclaves. Et quel meilleur esclave qu'un esclave qui s'ignore et qui travaille pour ses maître par plaisir ?
Une partie démo découverte avec la crème des crèmes (hum... de la crème) de super-chats aux rencontres du club Pythagoe à Provins avec Vincent, le créateur. Un pur régal et un grand moment de JDR. Nous avons joué Da Vinci cats, avec un secret millénaire, un tableau célèbre, une secte occulte et une ancienne histoire d'amour.
Le monde est notre monde actuel, les héros ont des poils, quatres pattes , des superpouvoirs (par exemple Passe muraille, Brouillage électronique ou Shrodinger, la capacité de se dédoubler pour être à deux endroits à la fois, si personne ne vous regarde), la télépathie entre chats (pas d'apartés, pas de soucis de langues, mais ne fonctionne que si on se voit) et surtout leur aspect irrésistible. Ils ont leur sale caractère, leur profond égoïsme, leurs envie de chats.
Le système de jeu me semblait complexe : des caractéristiques (poil, griffe queue, caresse, ronron...), des compétences de 0 à 8 en général, déduite des carac plus des points de création, une échelle de difficulté qui varie souvent entre 10 et 15, on ajoute le résultat d'un D10 à la compétence, ça passe ou pas. rien d'original, sauf que ça participe à l'ambiance, permet d'avoir une idée de ce que l'on sait faire ou pas et finalement nous oblige à jouer d'une certaine manière et à coopérer avec les autres: un chat nommé "Coussin" avec un beau pelage, expert en humain, irrésistible est totalement différent d'un "Attila" borgne, griffu, lourd.
La lancer du D10 est amusant à l'usage : on lance autant de dés que notre chance (varie de 1 à 5, 3 au départ) et on garde le meilleur (donc haut score en général : on est bon dans la compténce 6 ou + on réussit, on n'est pas bon moins de 4, pas de chances de réussir du difficile ), avec une subtilité : tous dé qui fait 1 est relancé, s'il fait un , c'est un échec critique et le PJ perd un point de chance. S'il fait 0, on relance et s'il refait 0, c'est une réussite critique et on gagne un point de chance. Ce coté loterie est très agréable et vient pimenter la partie, tout en renforçant le coté parodique, et donne à chaque lancer une "importance" qui provoque la petite décharge d'adrénaline tant recherché par les drogués du lancer de dé que nous sommes. on a un faible % d'incertitude en plus, suffisant pour l'ambiance sans plomber le scénario.
Car la difficulté de Cats est dans la perspective totalement "non humaine" de voir le monde : se rendre à une adresse donnée est toute une aventure. Entrer dans un musée est difficile et y rester une fois repéré l'est tout autant. Les voitures sont au mieux malodorantes et au pire des dangers mortels. Entre chats, il y a des factions (des nihilistes qui veulent exterminer les humains aux progressistes qui veulent tout leur révéler), des races( siamois, birman, angora, européen..), des lignées (patte blanche, queue courte, dos tigré). Il y a le règne animal, des dégénérés (la plupart des chats), des ennemis héréditaires (les chiens), tout un univers à découvrir.
Surtout, il y a l'humour : omniprésent, ravageur, le décalage de situation, l'histoire du monde, l'interaction chats humains et les super héros superlimités. Bref, un grand moment de bonheur.
Bien sûr tout ceci n'est que pure fiction, la sortie bizarrement retardée par des problèmes techniques n'est que pure coïncidence, et le passage d'un chat à la convention qui a longuement fait le tour des tables comme pour écouter les conversations et a longtemps négligé le poulet qui traînait sur la table est sans aucun doute le fruit du hasard. même si un bout de poulet s'est retrouvé dans la gueule du félidé qui s'éloignait. Les chats ne sont PAS les maîtres du monde. C'est évident.