Leverage : The Recruitement Job
Publié : sam. mai 04, 2013 12:07 pm
Hier soir nous avons fait une partie de Leverage avec Sammael et 3 autres joueurs. J'étais MJ.
La soirée était très agréable mais j'ai été un peu déçu par notre partie, comme on s'est quand même dit que cela mériterait un deuxième test je vais essayer de voir ce qui clochait avant de continuer.
J'avais l'intention de jouer complètement by the book, et c'est presque ce que j'ai fait au final, et j'ai commencé par faire jouer The Recruitement Job. Pour ceux qui n'auraient pas lu le LdB, la création de personnage est couplée avec un scénario d'introduction qui doit être simple et permet d'affecter les dernières valeurs/traits sur la fiche des joueurs.
L'idée est de proposer un scénario mettant en scène chacun des PJs dans une scène de "Spotlight" qui doit être réussie (si le personnage rate ses jets de dés, le jeu nous dit "Rince and Repeat"). Ces scènes sont l'occasion de découvrir les traits du personnage (via des Flashback) et de mettre en scène ses caractéristiques (rôles) qui n'ont pas encore de score.
J’aimais bien cette idée de ce scénario d'introduction, qui m'évoquait les tutoriels de jeux vidéo (et la scène d'introduction de Dogs in the Vinyard): l'occasion de mettre en application le système de règles. Au final je trouve que cet aspect n'est pas très bien amené : les joueurs doivent se focaliser sur les règles de création de personnage (ex : mettre en scène un flashback amenant à découvrir un trait du personnage, essayer de mettre en jeu les caractéristiques non notées d'un PJ secondaire, comprendre les Talents...) ce qui parasite l'apprentissage des règles.
Ce Job étant simple j'ai décidé de laisser les joueurs choisir leur cible (ce qui n'était pas by the book), il s'agissait de la très méchante Cheryl Brook, femme d'affaire californienne dirigeant une banque d'investissement (Cheryl Bank) et une entreprise caritative d'aide au logement (Care Brook). Avec la complicité du maire de Cleveland, elle était en train de faire expulser des gens d'un complexe de logement (via sa banque) pour ensuite les reloger au même endroit et toucher des subvention (via son association caritative).
Nous avons joué 4 scènes (une par PJ) plus une scène supplémentaire.
Première scène : mettant en scène notre Mastermind et notre Hacker
Une tentative d'accès au serveur informatique de la mairie de Cleveland, le Mastermind et les Hacker avaient obtenu rendez-vous avec le chef du service immobilier de la mairie en se faisant passer pour des promoteurs immobiliers.
Ce dernier commence l'entretien en baillant et en leur disant "vous avez 5 minutes". Finalement le Mastermind a réussi à discuter avec lui dans les couloirs suffisamment longtemps pour que le hacker se connecte.
Il n'y a eu qu'un ou deux jets de dés, des succès : un plan se déroulant sans accroc.
Deuxième scène : mettant en scène le Grifter et le Thief (puis le Hacker)
L'idée était de récupérer des documents incriminant Cheryl Brook chez son avocat. Le Grifter avait entrepris de séduire une avocate de la firme -Miss McDonald- pour avoir accès au bâtiment et pouvoir guider le voleur.
Il se présente à l'accueil et McDonald arrive 15 minutes plus tard après s'être maquillée. Elle lui dit qu'elle préfère partir tout de suite plutôt que de revenir dans son bureau. Le voleur décide de jouer au pickpocket et de lui voler ses clefs de voiture, la forçant à remonter dans son bureau.
Dans l'ascenseur qui mène à son bureau, McDonald appui sur le bouton stop et explique au Grifter que cela lui rappelle sa première affaire en temps qu'avocate : une affaire de harcèlement dans un ascenseur, sa cliente ayant gagné beaucoup d'argent ! En disant ça elle met une main aux fesses de notre Grifter.
Pendant ce temps le voleur cherche le bureau de McDonald, le Grifter cherche à fouiller le sac de l'avocate (en l'embrassant fougueusement) pour le trouver. Échec.
McDonald se tourne alors vers la caméra de l'ascenseur et fait un petit sourire. Elle largue notre Grifter en lui promettant qu'il la reverra (sous entendu "devant une cours de justice").
Le Hacker entre alors en jeu et cherche à régler la situation en effaçant les données des caméra de la firme : échec.
Ici je suis sorti d'une logique by the book : il aurait fallut revenir en arrière jusqu'à ce que les PJs réussissent (Rince and Repeat). Je trouvais ça un peu naze et j'ai préféré allongé la sauce, j'ai transformé le Recruitement Job en un Job à part entière (j'ai alors introduit les règles de PP et les règles complètes de Flashback).
La deuxième scène à donc duré encore quelques minutes et connue plein de péripéties (on à découvert que le garde responsable des vidéos de sécurités était un geek branleur passant ses journées sur WoW, le Grifter s'est fait passer pour un garde de sécurité, en fait on a découvert en Flashback qu'il avait déjà fait un repérage dans la bâtiment et qu'il avait un badge de garde dans sa poche...etc).
Au final les PJs sont partis avec plein de dossiers compromettants sur Cheryl Brook mais sans avoir réussi à effacer les vidéos de sécurité.
Je décris la troisième scène car elle était courte et amusante : elle mettait en jeu le hacker qui cherchait à effacer les vidéos de sécurité.
Pour cela il est aller rencontrer le garde glandeur sur WoW en le séduisant sous les traits d'une elfette de la nuit (qui -comme par hasard- habitait juste à côté de chez lui). Avant de lui envoyer un trojan prenant contrôle de son PC.
Bilan : J'ai déjà fait part de mes réserves concernant le couplage création de personnage/scénario d'intro qui est une fausse bonne idée selon moi.
Il y avait aussi un certain flou sur le partage de narration (certes en partie lié au fait que j'avais laissé les joueurs décrire leur cible avant le job mais -à mon avis- pas que...). Le système de Flashback émule très bien le genre mais amène un flou sur ce que le joueur à le droit de décrire et donc d'ajouter au scénario.
Un de mes joueurs a voulu faire jouer un flashback où il avait suivi le maire de Cleveland dans un hôtel où ce dernier avait couché avec Cheryl Brook (élément non introduit auparavant) par exemple. C'était à la fois cohérent avec le genre mais problématique (pour Sammael ce genre d'éléments cassait l'immersion).
En tant que MJ j'ai fait le choix de ne rien préparer pour le scénario d'intro (j'avais quelque note pour un premier "vrai" scénario si nous avions le temps). Il me semble difficile de placer la barre pour ce qui est du niveau de préparation requis. Avoir un scénario très cadré bride probablement considérablement les joueurs et est assez peu cohérent avec les exigences d'inventivité du genre (on se retrouve à créer son scénario comme un problème contenant un nombre finie de solutions).
Autre gène, certes un peu lié avec ma façon de mener, à l'exception de la scène 2 j'ai eu du mal à envoyer une adversité importante à mes joueurs. Il y a certes des possibilités de complications (en même temps bien compensées par le don de PP) mais sinon on est amené soit à refuser des trucs aux joueurs, soit à se sentir un peu seul avec ses 2 dés (d'autant que la difficulté de base est juste de 2D6 quand les joueurs utilisent leur rôle principal à d10 dans 75% des cas).
A moins de multiplier les sous-obstacles jusqu'à ce que le joueur rate un jet, difficile de s'opposer efficacement aux joueurs (il faudra que je teste le système de Marvel pour voir s'il est possible de hacker le Doom Pool).
Dernier défaut, mais il faut peut-être que je relise le LdB pour le régler, j'ai trouvé qu'il était souvent difficile de déterminer la caractéristique à appliquer, surtout dans les situations "sociales". Bon ça c'est sans doute facile à régler.
La soirée était très agréable mais j'ai été un peu déçu par notre partie, comme on s'est quand même dit que cela mériterait un deuxième test je vais essayer de voir ce qui clochait avant de continuer.
J'avais l'intention de jouer complètement by the book, et c'est presque ce que j'ai fait au final, et j'ai commencé par faire jouer The Recruitement Job. Pour ceux qui n'auraient pas lu le LdB, la création de personnage est couplée avec un scénario d'introduction qui doit être simple et permet d'affecter les dernières valeurs/traits sur la fiche des joueurs.
L'idée est de proposer un scénario mettant en scène chacun des PJs dans une scène de "Spotlight" qui doit être réussie (si le personnage rate ses jets de dés, le jeu nous dit "Rince and Repeat"). Ces scènes sont l'occasion de découvrir les traits du personnage (via des Flashback) et de mettre en scène ses caractéristiques (rôles) qui n'ont pas encore de score.
J’aimais bien cette idée de ce scénario d'introduction, qui m'évoquait les tutoriels de jeux vidéo (et la scène d'introduction de Dogs in the Vinyard): l'occasion de mettre en application le système de règles. Au final je trouve que cet aspect n'est pas très bien amené : les joueurs doivent se focaliser sur les règles de création de personnage (ex : mettre en scène un flashback amenant à découvrir un trait du personnage, essayer de mettre en jeu les caractéristiques non notées d'un PJ secondaire, comprendre les Talents...) ce qui parasite l'apprentissage des règles.
Ce Job étant simple j'ai décidé de laisser les joueurs choisir leur cible (ce qui n'était pas by the book), il s'agissait de la très méchante Cheryl Brook, femme d'affaire californienne dirigeant une banque d'investissement (Cheryl Bank) et une entreprise caritative d'aide au logement (Care Brook). Avec la complicité du maire de Cleveland, elle était en train de faire expulser des gens d'un complexe de logement (via sa banque) pour ensuite les reloger au même endroit et toucher des subvention (via son association caritative).
Nous avons joué 4 scènes (une par PJ) plus une scène supplémentaire.
Première scène : mettant en scène notre Mastermind et notre Hacker
Une tentative d'accès au serveur informatique de la mairie de Cleveland, le Mastermind et les Hacker avaient obtenu rendez-vous avec le chef du service immobilier de la mairie en se faisant passer pour des promoteurs immobiliers.
Ce dernier commence l'entretien en baillant et en leur disant "vous avez 5 minutes". Finalement le Mastermind a réussi à discuter avec lui dans les couloirs suffisamment longtemps pour que le hacker se connecte.
Il n'y a eu qu'un ou deux jets de dés, des succès : un plan se déroulant sans accroc.
Deuxième scène : mettant en scène le Grifter et le Thief (puis le Hacker)
L'idée était de récupérer des documents incriminant Cheryl Brook chez son avocat. Le Grifter avait entrepris de séduire une avocate de la firme -Miss McDonald- pour avoir accès au bâtiment et pouvoir guider le voleur.
Il se présente à l'accueil et McDonald arrive 15 minutes plus tard après s'être maquillée. Elle lui dit qu'elle préfère partir tout de suite plutôt que de revenir dans son bureau. Le voleur décide de jouer au pickpocket et de lui voler ses clefs de voiture, la forçant à remonter dans son bureau.
Dans l'ascenseur qui mène à son bureau, McDonald appui sur le bouton stop et explique au Grifter que cela lui rappelle sa première affaire en temps qu'avocate : une affaire de harcèlement dans un ascenseur, sa cliente ayant gagné beaucoup d'argent ! En disant ça elle met une main aux fesses de notre Grifter.
Pendant ce temps le voleur cherche le bureau de McDonald, le Grifter cherche à fouiller le sac de l'avocate (en l'embrassant fougueusement) pour le trouver. Échec.
McDonald se tourne alors vers la caméra de l'ascenseur et fait un petit sourire. Elle largue notre Grifter en lui promettant qu'il la reverra (sous entendu "devant une cours de justice").
Le Hacker entre alors en jeu et cherche à régler la situation en effaçant les données des caméra de la firme : échec.
Ici je suis sorti d'une logique by the book : il aurait fallut revenir en arrière jusqu'à ce que les PJs réussissent (Rince and Repeat). Je trouvais ça un peu naze et j'ai préféré allongé la sauce, j'ai transformé le Recruitement Job en un Job à part entière (j'ai alors introduit les règles de PP et les règles complètes de Flashback).
La deuxième scène à donc duré encore quelques minutes et connue plein de péripéties (on à découvert que le garde responsable des vidéos de sécurités était un geek branleur passant ses journées sur WoW, le Grifter s'est fait passer pour un garde de sécurité, en fait on a découvert en Flashback qu'il avait déjà fait un repérage dans la bâtiment et qu'il avait un badge de garde dans sa poche...etc).
Au final les PJs sont partis avec plein de dossiers compromettants sur Cheryl Brook mais sans avoir réussi à effacer les vidéos de sécurité.
Je décris la troisième scène car elle était courte et amusante : elle mettait en jeu le hacker qui cherchait à effacer les vidéos de sécurité.
Pour cela il est aller rencontrer le garde glandeur sur WoW en le séduisant sous les traits d'une elfette de la nuit (qui -comme par hasard- habitait juste à côté de chez lui). Avant de lui envoyer un trojan prenant contrôle de son PC.
Bilan : J'ai déjà fait part de mes réserves concernant le couplage création de personnage/scénario d'intro qui est une fausse bonne idée selon moi.
Il y avait aussi un certain flou sur le partage de narration (certes en partie lié au fait que j'avais laissé les joueurs décrire leur cible avant le job mais -à mon avis- pas que...). Le système de Flashback émule très bien le genre mais amène un flou sur ce que le joueur à le droit de décrire et donc d'ajouter au scénario.
Un de mes joueurs a voulu faire jouer un flashback où il avait suivi le maire de Cleveland dans un hôtel où ce dernier avait couché avec Cheryl Brook (élément non introduit auparavant) par exemple. C'était à la fois cohérent avec le genre mais problématique (pour Sammael ce genre d'éléments cassait l'immersion).
En tant que MJ j'ai fait le choix de ne rien préparer pour le scénario d'intro (j'avais quelque note pour un premier "vrai" scénario si nous avions le temps). Il me semble difficile de placer la barre pour ce qui est du niveau de préparation requis. Avoir un scénario très cadré bride probablement considérablement les joueurs et est assez peu cohérent avec les exigences d'inventivité du genre (on se retrouve à créer son scénario comme un problème contenant un nombre finie de solutions).
Autre gène, certes un peu lié avec ma façon de mener, à l'exception de la scène 2 j'ai eu du mal à envoyer une adversité importante à mes joueurs. Il y a certes des possibilités de complications (en même temps bien compensées par le don de PP) mais sinon on est amené soit à refuser des trucs aux joueurs, soit à se sentir un peu seul avec ses 2 dés (d'autant que la difficulté de base est juste de 2D6 quand les joueurs utilisent leur rôle principal à d10 dans 75% des cas).
A moins de multiplier les sous-obstacles jusqu'à ce que le joueur rate un jet, difficile de s'opposer efficacement aux joueurs (il faudra que je teste le système de Marvel pour voir s'il est possible de hacker le Doom Pool).
Dernier défaut, mais il faut peut-être que je relise le LdB pour le régler, j'ai trouvé qu'il était souvent difficile de déterminer la caractéristique à appliquer, surtout dans les situations "sociales". Bon ça c'est sans doute facile à régler.