[livres] Kestulididon ?

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Erwan G
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Erwan G »

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PREMIER AMOUR
Ivan Tourgueniev

Si le nom de Tourgueniev m’était connu, je n’avais aucune idée de ce qu’il avait écrit et, dois-je avouer à ma grande honte, aucune idée de l’époque à laquelle il écrivait. Lors d’une commande de livre, j’ai opté pour deux livres qui m’étaient proposés, la Dame de pique de Pouchkine et le Premier amour de Tourgueniev.
Il s’agit d’un recueil de trois nouvelles, tournant autour de la thématique de l’amour :

  • La première raconte le premier amour de Tourgueniev, d’une façon à peine romancée, de la façon dont son père a séduit l’objet de ses fantasmes, père bien incapable de donner la moindre attention à son fils, des conséquences que cela a pu avoir aussi sur le couple parental et de la définition de la passion selon Tourgueniev.
  • Dans la seconde, Tourgueniev raconte l’histoire d’Akim, qui n’est pas forgeron mais serf d’une dame allemande devenue plus russe qu’une russe, qui bâtit son auberge et voit celle-ci vendue par sa maitresse avec l’aide involontaire ou naïve de son épouse. Et la façon dont chacun vit les circonstances de cette vente.
  • Dans la troisième, nous retrouvons la noblesse provinciale, celle qui ne sait quoi faire de son temps libre et qui oscille entre un mauvais service de l’Etat, un nihilisme forcené, une vaine fuite en tentant de se donner des airs que l’on n’a pas. Et, au milieu, des caractères confrontés à ces différentes réalités.

Trois belles nouvelles, finement écrites, très portées sur les caractères et la façon de vivre les épreuves qui surviennent du fait de la passion : l’esclavage que cela induit, la souffrance, l’espoir et la façon d’y faire face. Elles sont à peu près aussi positives que la vision que Takeshi Kitano développera, 150 ans plus tard, dans son Dolls : l’amour, les choix amoureux, ont un impact fort sur la vie et il est difficile de trouver un équilibre.
Trois belles petites nouvelles, dressant des portraits de la société russe du milieu du XIXème siècle, servies par une écriture élégante et maitrisée, très accessible, bien plus que d’autres de la même époque. Les thématiques y sont bien traitées et ne tombent pas dans une morale trop facile : Akim part sur les routes et se fait pèlerin, sans rien gagner d’autre que cette recherche de salut, tandis que celui qui a bénéficié de la naïveté de son épouse mène une vie conforme à ses attentes. Il n’y a pas de châtiment céleste, pas de retour de karma. Chacun trouve sa voie dans sa vie propre et seul celui qui en sort, celui qui se trahit, finit par en payer le prix.

Sans être dans une logique à la Kipling, le livre me semble correspondre à l’image que j’ai pu me forger de Tourgueniev, celui d’un modéré. Fuir les passions nocives, trouver le sens de sa vie, le faire dans le respect de sa vision des choses, sans jamais aller trop loin pour s’assurer une vie sereine. L’hubris provoque la chute de l’individu et rien ne favorise plus l’hubris que le désir non maitrisé.

Une belle lecture d’un auteur qui mérite d’être retrouvé.
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Erwan G
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Re: [livres] Kestulididon ?

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LA ROUTE
Cormac McCarthy

Je n’avais jamais vraiment lu de Cormac McCarthy, si ce n’est le Passage, le premier tome de son double dernier roman, ses derniers écrits. Je n’avais pas été convaincu par ce livre, que je trouvais difficile à lire et assez vide même si je lui ai trouvé plus de sens pour les parties les plus intéressantes une fois que l’on m’en a donné les clefs : le livre parle de physique, incarnée par le personnage principal, ce qui explique sa relation incestueuse avec sa sœur, les mathématiques, et l’univers irréel de cette dernière opposée à la réalité du sien.

Mais, bref, j’avais mis Cormac McCarthy de coté, en me disant que j’y reviendrai un jour, plus tard, sur des livres plus anciens. Et puis Manu Larcenet a sorti La route, une BD d’après le livre de Cormac McCarthy. Je n’ai pas eu envie de lire la BD avant d’avoir lu le livre, pour m’assurer que je le lirai bien. Alors, ce weekend, après un livre joli et très bien ciselé, j’ai pris dans ma bibliothèque un Ron Rash et la Route. Je me suis décidé pour commencer le second, me réservant le bonbon sucré pour après.

Et je suis content d’avoir autant attendu pour le lire. Je regretterai presque de l’avoir lu, même, parce que je n’aurai pas de nouveau le plaisir de le découvrir.

L’Homme et l’Enfant ont quitté le nord en direction du sud parce que l’Homme sait qu’un nouvel hiver sur place serait mortel, alors qu’il existe un espoir au sud. Lequel, il ne sait pas trop. Des gens, des oiseaux, un peu de vie dans ce monde brûlé, oublié ? Alors, avec leur caddie et leurs sacs à dos, l’Homme et l’Enfant ont pris la route pour tenter de survivre.

Une première remarque : l’écriture est magistrale. Les chapitres sont courts, bien rythmés, avec une écriture des plus plaisante, des dialogues qui n’en sont pas mais qui prennent la place qu’il faut. Une seconde : le livre est impressionnant de par sa construction. Nous ne savons ni où nous sommes, ni où nous allons avec lui, à peine quelques points de départ. Et l’on chemine dans ce qui semble être un livre post apocalyptique, un roman d’aventure, d’anticipation ou de science-fiction.

Alors qu’il n’en est rien. Ce qui est saisissant, c’est que, tout au long du roman, j’ai été porté par le style, par l’histoire, par les personnages et leur relation, m’interrogeant plus sur les péripéties, sur l’environnement inquiétant, sur la raison de passer tant de temps sur telle ou telle difficulté, avant de découvrir, par deux ou trois répliques puis la fin, que le livre ne parle pas de SF, de futur ou de survie.

C’est un magnifique roman initiatique, une interrogation personnelle, un livre métaphysique. Nous sommes tous sur la route, nous sommes tous cet homme et cet enfant dans un environnement hostile et nous avançons sans savoir pourquoi, sans comprendre, sachant que ne pas continuer est plus dangereux que de tenter. Et, tous, nous ne savons ce que nous allons trouver au bout du chemin. Voire, même, au prochain tournant. J’ai du mal, aussi, à ne pas y voir une vision spirituelle, en ce sens ou la trinité est divisée et seuls les deux tiers continuent leur chemin.

Ce livre me hantera longtemps, dans ses non-dits, dans ses pistes de réflexion, dans ses interrogations. Et il m’a révélé aussi le grand écrivain qu’est Cormac McCarthy.
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Erwan G
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Erwan G »

Un rapide bilan au bout de 6 mois. J'ai donc lu 52 livres en 6 mois, dont 14 en audio.

J'arrive donc, quelque part à un bilan d'à peu près un livre et demi par semaine en physique, avec quelques livres qui ont pris plus de temps à lire que d'autres : le Voyage au bout de la nuit et le Docteur Jivago. D'autres ont été de courts romans lus dans la journée ou le weekend (Membrane, les Ursula K Le Guin). Je note aussi que, ces derniers temps, je peine à me tourner vers la SF. J'ai de plus en plus peur d'être déçu et, quelque part, je suis actuellement attiré par les romans qui parlent des gens, de leur vie que des romans qui semblent se ressembler un peu trop sur les défauts au moins. Même si je me garde, dans un coin, la suite de la série des Wayfarers, dont j'ai aimé le premier tome, les deux derniers tomes de la trilogie d'Octavia E Butler commencée avec Aube et les Dépossédés d'Ursula K. Le Guin.

Et, pour l'instant, j'ai lu de bons livres, de grands livres, mais je n'arrive pas encore à me dire qu'il y en a un qui sort du lot et qui me marque autant que m'ont marqué le Nuage et la valse l'année dernière ou l'Infini dans un roseau l'année d'avant.

PS. Ooops, j'en ai oublié un : le guide des Belles-lettres sur Cartage. Cela fait donc 53 livres.
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Sans Visage »

Erwan G a écrit : lun. juil. 01, 2024 12:01 pm LA ROUTE
Cormac McCarthy


Je l'ai lu en une journée dont notamment un voyage en train. 
J'en suis resté bouleversé pendant des heures. C'est vraiment un grand livre, pas feel good. Par contre c'est dur de jouer au post apo genre Bitume où la survie n'est pas au premier plan juste après.
 
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par vermer »

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Bon Une Heure Lumière c’est rarement très bon, mais rarement très mauvais aussi. Ici on a un texte nerveux avec un style très moderne et décapant. L’univers coloré et très cyberpunk nous happe dès les premières pages. Hélas cela s’estompe vite car l’histoire et les personnages ne valent pas grand-chose et on s’ennuie très vite. J’ai abandonné 10 pages avant la fin tellement cela devient pénible.
Livre qui va finir au recyclage, comme les autre hors-séries de la collection jusqu’à là.
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Destination vide

Message par sherinford »

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"Destination vide", de Frank Herbert.

J'ai terminé cette nuit "Destination vide" de Frank Herbert, dont le pitch tient en quelques lignes: un vaisseau colon envoyé coloniser une planète dans un autre système solaire est victime de nombreuses avaries. Son équipage doit "bricoler" une intelligence artificielle afin de continuer son voyage, alors qu'une telle tentative sur Terre s'était avérée désastreuse.

Si l'idée de départ est relativement sympathique, voire moderne, le roman se perd dans des longueurs extrêmes, avec des personnages qui échangent du techno-blabla sur des pages et des pages histoire de ralonger la sauce. Il aurait bénéficié d'un traitement plus ramassé, sous format de nouvelle ou de novella.

En l'état, je ne le recommande vraiment pas.

(PS: Cela faisait un moment que je n'avais pas posté ici... car je lis beaucoup moins en ce moment, et surtout différemment, en me concentrant sur des manuels de jdr, et sur de gros volumes comme le tome 1 des contes et nouvelles de Maupassant, dans la collection de la pléiade, dont je vous parlerai plus tard.)

Lectures de 2024:

Spoiler:
1. "The Shadow People", de Margaret St Clair (6/10).
2. "Terre... siècle 24", de B.R. Bruss (6/10).
3. "Le silence de la Terre", de C.S. Lewis (8/10).
4. "Voyage à Vénus", de C.S. Lewis (6/10).
5. "L’homme-dé", de Luke Rhinehart (7/10).
6. "L'usage des armes", de Iain Banks (8/10).
7. "Cette hideuse puissance", de C.S. Lewis (6/10).
8. "L'effondrement de l'Empire", de John Scalzi (7/10).
9. "Les flammes de l'Empire", de John Scalzi (7/10).
10. "La dernière Emperox", de John Scalzi (7/10).
11. "Le discours", de Fabcaro (8/10).
12. "Le Horla et autres contes", de Guy de Maupassant (9/10).
13. "Destination vide", de Frank Herbert (2/10).
"Si tu souffres à propos de quelque chose d'extérieur, ce n'est pas cette chose qui te trouble, mais ton jugement sur elle ; il dépend de toi de le faire disparaître." - Marc-Aurèle
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Cuchurv »

J'ai terminé "Les cavernes d'acier" d'Isaac Asimov, 3e tome du cycle des robots.

Résumé wikipédia : "L'inspecteur de police Elijah Baley est désigné pour mener une enquête très spéciale. Un Spacien* vient en effet d'être assassiné et on suspecte un Terrien d'être coupable du meurtre. Baley doit rapidement résoudre cette affaire qui risque de compromettre la fragile paix entre Terriens et Spaciens et sera pour cela aidé d'un robot humanoïde et évoluera sur fond d'émeutes anti-robots. "

* Un humain venant des planètes autrefois colonisé par la terre et qui ont pris leur indépendance. Certains reviennent vivre sur terre dans une enclave protégée.

Si l'on passe la technologie totalement dépassée (la sociologie également globalement) sauf pour les robots et les vaisseaux spatiaux c'est une enquête policière de SF sympa. Je me suis laissé accrocher au point de finir les 3 dernières pages dans la cafète de mon boulot juste pour savoir la fin. La réflexion sur la peur des robots, symptôme de l'éternel rejet de l'être humain de ce qui est différent est assez actuelle au vu de ce qui se passe en France voire dans le reste du monde (sauf que là concrètement ils ont raison : les robots leur piquent réellement leur boulot. :mrgreen: )

Visiblement Elija Bailey le personnage principal fait son come-back dans les autres tomes. Tant mieux car je vais continuer le cycle et je me suis attaché au personnage. :oops:
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Erwan G
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Erwan G »

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LA PRINCESSE DES GLACES
Erica Falck et Patrik Hedström, tome 1
Camilla Läckberg

Après avoir longtemps refusé de lire des romans dits policiers et avoir découvert que l’un des auteurs que je prends le plus de plaisir à lire aujourd’hui (Ron Rash) a gagné des prix dans ce domaine, je me suis dit que je pouvais tenter de m’ouvrir au genre, en allant vers les auteurs actuels, qui ne font pas que du policier mais tentent, aussi et peut-être surtout, de raconter la réalité de leur environnement et de leur vécu. Venant de finir un cycle sur Audible et voyant que des livres de Camilla Läckberg, que ma compagne aime beaucoup, étaient disponibles, je me suis lancé.

Erica vient de perdre ses parents et se trouve dans le village où elle a grandi pour régler leurs affaires, sur fond de conflit avec sa sœur cadette : cette dernière, mariée à un anglais, est bien décidée à vendre la maison pour répondre aux besoins de son époux qui ne rêve que de retourner à Londres. Erika, écrivaine spécialisée dans les biographies d’autrices suédoises, célibataire sans enfant, souhaiterait pouvoir conserver ce souvenir, ce d’autant plus que la mort de son ancienne meilleure amie de ses jeunes années, Alexandra, vient d’être retrouvée, morte, dans la baignoire dans la vieille maison de ses parents, partis depuis 25 ans à Göteborg. Ces derniers vont demander à Erika de faire la nécrologie de leur fille. En essayant de découvrir qui était celle qui fut son amie, elle découvre que sa mort ne peut être un suicide : Alexandra, femme magnifique mais extrêmement distante, était enceinte d’un enfant et c’est la première fois qu’elle paru vraiment heureuse à sa meilleure amie. Mais qui a bien pu tuer cette femme qui ne venait à Fjällbacka passer les weekends, que tout le monde connait du temps où elle vivait ici, mais que personne ne fréquentait plus ? Est-ce ce poivrot qui, parfois, peignait, qui l’a tué ? Ou quelqu’un d’autre ? Ce mystère camoufle-t-il un autre mystère plus ancien, celui de la disparition, il y a 25 ans, du fils et héritier de la grande famille locale ? Au cours de ses investigations, Erica va redécouvrir Patrick, l’un de ses camarades d’école qui semblait fou amoureux d’elle quand ils étaient enfant. L’est-il toujours ?

Ce livre, agréable de par son ouverture sur une petite ville de la cote ouest de la Suède, reste et demeure un livre policier, avec les défauts du genre. Des personnages très intelligents qui découvrent des choses que les lecteurs ne peuvent savoir parce que les meilleures preuves ne sont pas données, pour préserver le suspens. Des personnages décrits mais qui, en dehors de certains, restent des archétypes sans grand intérêt (mention spéciale à Nelly Lorentz ou au commissaire) ou ont une exposition que rien ne justifie dans le livre. L’enquête est à la fois très lente et très rapide, construite, comme il se doit, sur des évidences qui ne le paraissent pas au premier abord et une résolution qui se joue au détail (oh, mais vous avez dit que c’était rouge alors que la lumière jaune transformait cette couleur en orange !).

Pas déplaisant, pas non plus le livre du siècle, parfait pour des voyages en voiture mais, amha, pas beaucoup plus. Une écriture fluide et sans grand intérêt autre. Certainement trop positif pour moi ou pas assez « Noir ». J’irai plus volontiers du coté de James Ellroy ou de Ron Rash. Bref, pas vers des livres policiers standards.
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Kandjar »

Alors qu'éclairer du rouge avec une lumière jaune donne généralement... du rouge (à moins que la lumière soit très forte ou le rouge très brillant, auquel cas ça donnera... quelque chose de très variable selon l'observateur, entre le rouge et le jaune).
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Le merlock »

Cuchurv a écrit : jeu. juil. 04, 2024 10:33 am J'ai terminé "Les cavernes d'acier" d'Isaac Asimov, 3e tome du cycle des robots.

Résumé wikipédia : "L'inspecteur de police Elijah Baley est désigné pour mener une enquête très spéciale. Un Spacien* vient en effet d'être assassiné et on suspecte un Terrien d'être coupable du meurtre. Baley doit rapidement résoudre cette affaire qui risque de compromettre la fragile paix entre Terriens et Spaciens et sera pour cela aidé d'un robot humanoïde et évoluera sur fond d'émeutes anti-robots. "

* Un humain venant des planètes autrefois colonisé par la terre et qui ont pris leur indépendance. Certains reviennent vivre sur terre dans une enclave protégée.

Si l'on passe la technologie totalement dépassée (la sociologie également globalement) sauf pour les robots et les vaisseaux spatiaux c'est une enquête policière de SF sympa. Je me suis laissé accrocher au point de finir les 3 dernières pages dans la cafète de mon boulot juste pour savoir la fin. La réflexion sur la peur des robots, symptôme de l'éternel rejet de l'être humain de ce qui est différent est assez actuelle au vu de ce qui se passe en France voire dans le reste du monde (sauf que là concrètement ils ont raison : les robots leur piquent réellement leur boulot. :mrgreen: )

Visiblement Elija Bailey le personnage principal fait son come-back dans les autres tomes. Tant mieux car je vais continuer le cycle et je me suis attaché au personnage. :oops:
Les cavernes d'acier est le premier roman Asimov que j'ai lu et ça reste un de mes préférés. Il fait apparaître deux personnages emblématiques du Cycle des Robots et Fondation: Elijah Baley et R. Daneel Oliwaw...

L'intrigue est assez... plan-plan mais si tu as aimé l'histoire, tu peux craquer sur les suites que sont Face aux feux du soleil et Les robots de l'Aube
 
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Inigin
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Message par Inigin »

Erwan G a écrit : jeu. juil. 04, 2024 12:29 pm Image

LA PRINCESSE DES GLACES
Erica Falck et Patrik Hedström, tome 1
Camilla Läckberg

Après avoir longtemps refusé de lire des romans dits policiers et avoir découvert que l’un des auteurs que je prends le plus de plaisir à lire aujourd’hui (Ron Rash) a gagné des prix dans ce domaine, je me suis dit que je pouvais tenter de m’ouvrir au genre, en allant vers les auteurs actuels, qui ne font pas que du policier mais tentent, aussi et peut-être surtout, de raconter la réalité de leur environnement et de leur vécu. Venant de finir un cycle sur Audible et voyant que des livres de Camilla Läckberg, que ma compagne aime beaucoup, étaient disponibles, je me suis lancé.

Erica vient de perdre ses parents et se trouve dans le village où elle a grandi pour régler leurs affaires, sur fond de conflit avec sa sœur cadette : cette dernière, mariée à un anglais, est bien décidée à vendre la maison pour répondre aux besoins de son époux qui ne rêve que de retourner à Londres. Erika, écrivaine spécialisée dans les biographies d’autrices suédoises, célibataire sans enfant, souhaiterait pouvoir conserver ce souvenir, ce d’autant plus que la mort de son ancienne meilleure amie de ses jeunes années, Alexandra, vient d’être retrouvée, morte, dans la baignoire dans la vieille maison de ses parents, partis depuis 25 ans à Göteborg. Ces derniers vont demander à Erika de faire la nécrologie de leur fille. En essayant de découvrir qui était celle qui fut son amie, elle découvre que sa mort ne peut être un suicide : Alexandra, femme magnifique mais extrêmement distante, était enceinte d’un enfant et c’est la première fois qu’elle paru vraiment heureuse à sa meilleure amie. Mais qui a bien pu tuer cette femme qui ne venait à Fjällbacka passer les weekends, que tout le monde connait du temps où elle vivait ici, mais que personne ne fréquentait plus ? Est-ce ce poivrot qui, parfois, peignait, qui l’a tué ? Ou quelqu’un d’autre ? Ce mystère camoufle-t-il un autre mystère plus ancien, celui de la disparition, il y a 25 ans, du fils et héritier de la grande famille locale ? Au cours de ses investigations, Erica va redécouvrir Patrick, l’un de ses camarades d’école qui semblait fou amoureux d’elle quand ils étaient enfant. L’est-il toujours ?

Ce livre, agréable de par son ouverture sur une petite ville de la cote ouest de la Suède, reste et demeure un livre policier, avec les défauts du genre. Des personnages très intelligents qui découvrent des choses que les lecteurs ne peuvent savoir parce que les meilleures preuves ne sont pas données, pour préserver le suspens. Des personnages décrits mais qui, en dehors de certains, restent des archétypes sans grand intérêt (mention spéciale à Nelly Lorentz ou au commissaire) ou ont une exposition que rien ne justifie dans le livre. L’enquête est à la fois très lente et très rapide, construite, comme il se doit, sur des évidences qui ne le paraissent pas au premier abord et une résolution qui se joue au détail (oh, mais vous avez dit que c’était rouge alors que la lumière jaune transformait cette couleur en orange !).

Pas déplaisant, pas non plus le livre du siècle, parfait pour des voyages en voiture mais, amha, pas beaucoup plus. Une écriture fluide et sans grand intérêt autre. Certainement trop positif pour moi ou pas assez « Noir ». J’irai plus volontiers du coté de James Ellroy ou de Ron Rash. Bref, pas vers des livres policiers standards.

J’ai beaucoup aimé ce Lackberg et un autre (petites histoires cruelles, plus décapant).
Mais ce n’est pas du Nelle Neuhaus (obsédant Flétrissure… et tous les autres)
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Erwan G
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Erwan G »

Kandjar a écrit : jeu. juil. 04, 2024 12:36 pm Alors qu'éclairer du rouge avec une lumière jaune donne généralement... du rouge (à moins que la lumière soit très forte ou le rouge très brillant, auquel cas ça donnera... quelque chose de très variable selon l'observateur, entre le rouge et le jaune).

Oui, voilà.
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par tauther »

Erwan G a écrit : jeu. juil. 04, 2024 12:29 pm Image

LA PRINCESSE DES GLACES
Erica Falck et Patrik Hedström, tome 1
Camilla Läckberg

Pas déplaisant, pas non plus le livre du siècle, parfait pour des voyages en voiture mais, amha, pas beaucoup plus. Une écriture fluide et sans grand intérêt autre. Certainement trop positif pour moi ou pas assez « Noir ». J’irai plus volontiers du coté de James Ellroy ou de Ron Rash. Bref, pas vers des livres policiers standards.
J'ai moi aussi écouté ce bouquin et d'autres de Lackberg en voiture, quand je passais pas mal de temps dans les bouchons.
Et j'ai aussi écouté avec un certain plaisir les bouquins de Connelly. Les Harry Bosch, puis ceux de son demi frere avocat, Mickey Haller. A prendre dans l'ordre de parution qui est chronologique, parce qu'on suit les personnages au fil du temps, jusqu'à la retraite de Bosh...

Vu que Connelly écrit bouquin par an, le risque est surtout de saturer. Ils sont dispos en général dans les médiatheques....

edit: ce qui se laisse écouter aussi ce sont les polars sudafs de Don Meyer. Mais pas tous néanmoins...
Dernière modification par tauther le jeu. juil. 04, 2024 6:11 pm, modifié 1 fois.
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par fafnir »

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Le 3e et dernier tome du Chevalier aux épines.

J'ai trouvé ça top, comme les 2 premiers, fanboy que je suis.

Retour à la chevalerie et ses codes, les fils de l'intrigue se dénouent, avec tout de même une escalade : des puissances surnaturelles qui se mêlent d'un affrontement jusqu'alors féodal et politique.

J'ai trouvé ce que j'aime dans Jaworski, un écriture soignée ( un peu de pédantisme parfois dans l'étalage du vocabulaire) qui permet de traduire tout en nuance les personnages et leurs états d'âme, une belle intrigue chevaleresque et féodale, et une façon de glisser de l'étrange à l'inquiétant que je trouve à la fois subtile, sobre et très efficace.

Un passage des personnages en faeriland pendant lequel ils croient vivent leur vie rêvée avant de se réveiller est particulièrement bien vu et met en avant le tragique de leur destin, j'ai beaucoup aimé.

Au chapitre des regrets :
Spoiler:
la fin est abrupte. Il y a bien une fin qui clôture l'action pour les acteurs principaux, mais on n'a aucune idée de ce qui leur arrive par la suite (et même pas dans les heures / jours qui suivent).
Et surtout on n'a aucune information sur les conséquences de cette issue sur les puissances surnaturelles qui se sont affrontées au travers d'eux
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Re: [livres] Kestulididon ?

Message par Sama64 »

Ayant adoré "la fille automate" je viens d eme plonger dans d'autres livres du même auteur, Paolo Bacigalupi. 
J'ai fini "Ferrailleurs des mers"
Nailer est un jeune adolescent, devant travailler chaque jour à la récupération de matériaux dans de vieux pétroliers à l'abandon afin de subvenir à ses besoins. Son père, la seule famille qui lui reste, est le plus souvent très violent avec lui et ne s'en occupe pas le moins du monde. Avec son amie Pima, avec qui il travaille quotidiennement, Nailer découvre un voilier échoué. À l'intérieur se trouvent de nombreuses richesses qui leur permettraient de changer immédiatement de vie... ainsi qu'une jeune adolescente qu'ils prennent pour morte au premier abord. Sur le point de récupérer les bijoux dont elle est couverte, ils s'aperçoivent alors de leur erreur...
Etiqueté "roman jeunesse", l'histoire est je trouve très dure, avec pas mal de scène plutôt dure/ angoissante. L'univers est un post-apo où la montée des eaux a provoqué bon nombre de catastrophes dont un effondrement des USA (partiel ou total ? difficile à dire). On suit les différentes péripéties, en s'angoissant pour la survie des principaux héros. 
Les personnages sont très attachants, pas du tout monochromes (à part peut-être un) et certaines situations ou descriptions sont aisément réutilisables pour du JDR post-apo ou cyberpunk "crade" ou tiers-mondiste. 

J'ai enchaîné sur la suite, "Les cités englouties" qui se passe dans le même univers et zone géographique, avec un personnage en commun (Tool). 
Tool, un être hybride créé à partir de gènes d'homme, de chien, de tigre et de hyène, est prisonnier d'une faction militaire. Il parvient à s'évader, au prix de très nombreuses et graves blessures. Au cours de sa fuite, il rencontre Mahlia, une jeune femme mutilée par des soldats et Mouse, un jeune garçon qui l'a secourue le jour de sa mutilation et lui a évité une mort certaine. Tool capture Mouse pour obliger Mahlia à partir à la recherche de médicaments puis à revenir les lui administrer...
J'étais un peu déçu de voir que ce roman ne prend pas la suite exactement du précédent, mais il donne des clés supplémentaires sur cet univers. 
Il est encore plus dur que le précédent, et se concentre notamment sur les conflits armés et les enfants soldats (leur endoctrinement notamment). Sujet malheureusement très contemporain. 
Il me reste une centaine de pages, difficile de voir vers où le roman va aller. 

Là encore, beaucoup de choses réutilisables pour du post-apo ou du cyberpunk (on peut aisément reprendre l'idée de l'hybride humain/ animal devenu arme absolue).  
L'expression "adolescent boutonneux" est désormais proscrite : Bienvenue chez les ayatollahs du dictionnaire

"Le tact dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin" J. Cocteau
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