Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

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le Zakhan Noir
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par le Zakhan Noir »

Il me semblait avoir vu cette référence ici mais je retrouve pas le post...   
bref, j'ai lu La Guerre de l'Information, de David Coulon.

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Le livre balaye plus de 30 ans de manipulations diverses et variées depuis en gros 1991 et la guerre du Golfe. Gestion de la presse,  de l'image, la propagande, les services secrets, le web, les réseaux sociaux, les cyberattaques, l'IA aujourd'hui

C'est très instructif et terriblement effrayant.  Intéressant de voir comment l'ère de la globalisation, des mass media,  news instantanées, chaines d'info, puis réseaux sociaux exponentiels, ont d'abord été utilisés à l'avantage des démocraties pour, bien sûr, booster leur vision du monde et aider à affaiblir les dictatures, en mode  "ils ont besoin d'un monde fermé, hermétique pour continuer à exploiter/terroriser leurs populations, l'inondation d'infos va les emporter", puis comment les dictatures (notamment Chine et Russie mais pas que), ayant senti le danger, s'en sont emparé , investi massivement,  à la fois en "défense" et en "attaque", pour diviser, polariser, (ou transformer les divisions existantes en failles béantes), détruire (cyberattaques), embrouiller, ramollir les cerveaux (Tik Tok... la nouvelle guerre de l'opium).

Cela en fait un enjeu monumental et , selon les mots de l'auteur, vital. Alors attention, évidemment, il y a peut-être une part de propagande là aussi, je ne connais pas l'auteur, il source énormément ses arguments, mais pas évident d'aller tout vérifier, forcément...

Les chapitres qui m'ont le plus marqué, ce sont les chiffres vertigineux des investissements sino-russes en  la matière , la nouvelle guerre de l'opium, et la triade sombre, mécanisme psychologique appliqué et amplifié par les réseaux sociaux et repris en mode "arme" par les régimes autoritaires pour décupler les troubles dans les démocraties.

On peut être d'accord, pas d'accord, sur le diagnostic alarmant, sur l'urgence des réponses à trouver, mais c'est quoiqu'il arrive, un "must read" à mon sens.

Le plus cruel , c'est qu'il y a une postface au livre (qui date de 2023) , comme une sorte d'update pour parler des menaces le plus récentes, notamment l'IA...   Mais cette postface est signée du.... 5 novembre 2024, c'est à dire juste avant la ré-election de Trump, qui a été un extraordinaire (au sens étymologique) accélérateur de particules  de la désinformation, perte de repère, négation de la science, destruction de la vérité (qui est bien plus que le simple mensonge),  et qui apporte de facto une aide hallucinante aux efforts des dictatures dans cette direction (elles n'en demandaient pas tant). 
Il faudrait une nouvelle édition avec une nouvelle postface du coup...
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sherinford
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Conan Doyle Intégrale tome 3

Message par sherinford »

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"L’intégrale 3", de Sir Arthur Conan Doyle.

Dans ce troisième volume de l’intégrale des oeuvres de Conan Doyle, deux thématiques sont particulièrement mises en avant: la boxe et la médecine. Le recueil compile seize courtes nouvelles qui sont pour la plupart assez intéressantes. L’auteur adapte son vocabulaire aux deux sujets traités avec un certain brio, même si je me suis demandé s’il n’en rajoutait pas un peu avec le vocabulaire cryptique des titres des articles des médecins.

La plupart des nouvelles sont de bonne facture, mais j’ai une petite préférence pour "Les Médecins de Hoyland" qui met en scène deux docteurs concurrents d’un petit village: un homme établi là depuis un certain temps, et une femme médecin particulièrement douée qui débarque et lui pique une partie de sa clientèle.
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Rocky, dernier rivage

Message par sherinford »

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"Rocky, dernier rivage", de Thomas Gunzig.

Je continue d’explorer le répertoire de cet auteur belge avec ce roman post apocalyptique assez jouissif: Fred est un multimillionnaire de la tech qui a tout prévu quand vient l’effondrement: il a acheté une île isolée de tout, sur laquelle il a fait construire une villa, et qu’il a équipée de tout ce qu’il faut pour y vivre des années dans un certain confort.

Au moment de la catastrophe, il y débarque avec sa femme Hélène et ses deux enfants Alexandre et Jeanne, persuadé d’avoir absolument tout prévu… Des réserves en quantité, des générateurs alimentés par trois sources différentes, des serveurs avec plus d’oeuvres littéraires et télévisuelles qu’il n’en faut, etc.

Il a même deux domestiques à son service pour s’occuper des tâches ménagères. Mais bien sûr, quand on se retrouve ainsi confiné à six sur une île déserte, il faut encore arriver à se supporter…

Ce roman m’a rappelé “Sanctuaire” de Laurine Roux, mais avec une approche légèrement différente, et des rebondissements plutôt intéressants. La fin, particulièrement, m’a surpris. Bref, je recommande.
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Invasion

Message par sherinford »

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"Invasion", de Luke Rhinehart.

Ça fait plus de deux ans que j'ai lu “l’homme dé” de cet auteur, un livre qui m’avait marqué par son côté facétieux et iconoclaste. Et voilà que je tombe sur cet autre roman dont le quatrième de couverture m’accroche immédiatement. Le pitch? Des extraterrestres ayant la forme de boules de poils étranges apparaissent sur notre planète… Ca m’évoque immédiatement les épisodes de Star Trek avec les “tribbles”, également des boules de poils toutes mignonnes, avec un pouvoir de nuisance pourtant bien réel. Le roman de Luke Rhinehart est néanmoins d’une autre veine.

Billy Morton est un simple pêcheur qui vit avec sa femme et ses deux enfants du côté de Long Island. Un beau jour, ses ouvriers trouvent dans leur filet un poisson poilu de la taille et de la forme d’une balle de basket qu’ils rejettent à la mer, mais la créature saute illico sur le pont du bateau, et Billy est prévenu. Il ramène la créature chez lui, ce qui inquiète légèrement son épouse et ravit ses deux enfants qui jouent avec elle.

D’autres créatures du même genre apparaissent çà et là, ce qui finit par inquiéter les autorités, et Billy Morton va se retrouver bien malgré lui au centre d’une guerre qui oppose les autorités américaines et les “PP” (pour poissons poilus). Il apparaît clairement que ceux-ci sont supérieurement intelligents, qu’ils sont là surtout pour s’amuser, et qu’ils ont peu d’attrait pour les choses que les humains considèrent comme sérieuses, comme l’argent ou la sécurité nationale…

Vous l’aurez compris, ce roman est une charge pas très subtile contre toutes les absurdités du système mis en place par les humains en général et par les Etats unis d’Amérique en particulier. Il est sans doute un peu long pour son propos, mais reste largement recommandable malgré tout.
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Re: Conan Doyle Intégrale tome 3

Message par Morningkill »

sherinford a écrit : lun. juin 15, 2026 8:23 am Dernière lecture:

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"L’intégrale 3", de Sir Arthur Conan Doyle.

Dans ce troisième volume de l’intégrale des oeuvres de Conan Doyle, deux thématiques sont particulièrement mises en avant: la boxe et la médecine. Le recueil compile seize courtes nouvelles qui sont pour la plupart assez intéressantes.
Il a un roman epistolaire ou un jeune docteur raconte on mariage, son installation et.. a un ancien partenaire d'tude que j'avais bien aimé, mais j'avoue que les romans décrivant les metiers et l'etablissement d'un foyer, j'aime ça :)

(chez mes parents y avait l'integrale conan doyle en 20 volumes edition lausanne, qu'est ce que j'en ai profité..)
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Morningkill
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Re: Invasion

Message par Morningkill »

sherinford a écrit : lun. juin 15, 2026 8:27 am
Vous l’aurez compris, ce roman est une charge pas très subtile contre toutes les absurdités du système mis en place par les humains en général et par les Etats unis d’Amérique en particulier. Il est sans doute un peu long pour son propos, mais reste largement recommandable malgré tout.
Ca me rappelle Martian Go Home de Fredric Brown, je ne me souviens plus a quel point on pouvait en faire une lecture politique, c'était aussi un autre temps
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Sakagnôle
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sakagnôle »

Aujourd'hui deux livres!!!

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Aranen, d'Emmanuel ROCHE-LEVY,

Il s'agit d'un livre publié en physique par l'éditeur rôliste Elder Craft!!
Ecrit par il me semble le membre d'un groupe de musique (je n'y connais rien en musique ^^).
ci c'est porté en livre audio par Hardigan et lu par le très bon Arnaud Le Ridant.

Comme d'hab pas de résumé car le 4ème de couverture le fait très bien:
 
Dans le village d'Esnoth, chaque soir, la Garde allume de hauts feux pour repousser des araignées monstrueuses. Mais lorsqu'un bébé est enlevé par d'inquiétants sorciers, une troupe improbable se (re)met en ordre de marche: le capitaine Rondin, vétéran bourru; le mage municipal Grisedent, plus municipal que mage; et la jeune recrue Batistan Furet, dont l'enthousiasme pourrait bien les sauver du péril… d'une retraite assommante.
 
Au cours de leur aventure, ils croiseront une sorcière en exil, une jeune fille combative, un mercenaire au grand cœur… et même un rocher (dendritique) qui parle (mal). Sans compter des ennemis redoutables, dotés de zéro à huit pattes. Mais écoutez plutôt :
 
« Au commencement des Âges, il n'y avait rien d'autre que la Ténèbre silencieuse. Puis la Magie première heurta… »
 
– Allez Manu, quoi ! C'était vendeur jusque-là. Tu peux nous épargner tes envolées mystiques ?
 
– Mais c'est du contexte ! Et puis je fais comme je veux. Je suis l'auteur. On croit rêver...

Ce 4ème de couverture résume bien le contenu et à quoi on doit s'attendre.

Au final je ne sais pas quoi véritablement penser de ce livre.
L'ai-je audiolu avec plaisir? bof, ce fut un peu pénible, si ce n'est la prestation du lecteur qui porte le titre à lui tout seul surtout vers la fin. C'est un livre que je qualifierais de pour ado ou young adult tant tout est anticipable et pas "dérangeant", pour ce dernier point, moi ça me convient parfaitement.

Mais alors pourquoi ne l'ai-je pas "audiovermerisé" ? Et bien c'est sentimental, je m'explique, il émane ce qui me semble être de ce premier roman une sincérité touchante. On sent que l'auteur veut bien faire, faire plaisir à ses lecteurs, la démarche sincère transparait. On se reconnait finalement dans l'auteur dans sa démarche.
Bon après, ce livre a les travers d'un premier livre: l'auteur a plein de bonnes idées et de belles scènes ... et il veut toute les mettre bout à bout dans ce court roman (je ne fait pas l'inventaire ce serait trop long). Du coup, ben, ca passe trop vite on a pas le temps de gouter la bonne idée à satiété ... le trop est l'ennemi du bien.

Niveau humour, pas de bidonnage ou de rires nerveux mais c'est plutôt le ton léger et quelques scènes dans lesquels les divers groupe de protagonistes font un peu les pieds nicklés qui peu faire dire qu'il y a une touche d'humour. Mais des fois entre le ton léger et le ridicule il y a une mince frontière.

Au final, ai-je aimé? Sans le lecteur incroyable et la sincérité que je perçois dans la démarche de l'auteur j'aurais dit non, mais au final je suis allé au bout du titre. Est-ce un bouquin à retenir? Je dirai non (à regret).
Si l'auteur, comme le vin, se bonifie avec le temps, il est possible qu'un éventuel prochain livre transforme la sincérité en "bon bouquin".

Au final je reste sur une note positive surtout pour les personnalités que je perçois: auteur et lecteur.

 
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BenjaminP
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par BenjaminP »

Moi j'enchaîne les bonnes lectures en ce moment, c'est un vrai bonheur.

J'ai ainsi lu le Dream Count de Chimamanda Ngozie Adichie, qui est contre toute attente encore meilleur que son déjà fabuleux Americanah. On reste dans l'atmosphère du Nigeria dans et hors les frontières, mais on se recentre exclusivement sur les femmes, et au élargit un peu le spectre puisqu'on va intégrer une émigrée guinéenne aux États-Unis — dont on comprendra vite qui l'a inspirée, mais je vous laisse découvrir ça.

Comme toujours, c'est passionnant, c'est riche, c'est unique et singulier et pourtant c'est universel, immédiat, ça coule de source, qu'on s'intéresse à la riche héritière à la dérive complètement occidentalisée ou à la travailleuse traditionnaliste en quête de mari. Ça parle d'autre chose que de nous et ça nous parle tout de suite, sans concession, sans gant, sans préciosité, dans une belle langue fluide et enrichie d'apports multiples, c'est construit au cordeau par une succession de narratrices "en bloc" (plutôt que cette épuisante alternance des points de vue, ressassée jusqu'à l'os) qui s'entremêle très bien, qui se répondent, qui se connectent, qui s'écoutent sans toujours se comprendre. C'est fabuleux, comme je vous disais.

Puis j'ai lu le Kolkhoze de Carrère, et je crois bien que c'est mon préféré depuis Un roman russe. Comme d'habitude, il parle de lui, cette fois par le truchement de sa famille à l'histoire extravagante, passionnante, à peine croyable et pourtant. On croise ainsi des demoiselles d'honneur de la tsarine de Russie et des presque actuelles présidentes de Géorgie, des russes blancs devenus chauffeur de taxi collabos (celui-là on le connaissait déjà, c'est celui d'Un roman russe), des généalogistes amateurs et, bien sûr, une certaine académicienne comme on ne l'avait jamais vue, alors qu'on croyait. Il parle de lui en parlant des autres, et plus je le lis, plus je lis des gens dire que Carrère c'est nul parce qu'il parle trop de lui, plus je me dis qu'il n'est jamais mieux que quand il parle de lui, surtout comme ça. Il a un naturel terrible, une aisance absolument déconcertante, du genre dont on se dit "mais tout le monde peut le faire !" en se plantant gravement, comme certains devant les esquisses de Picasso. Et son récit est passionnant, en lui-même, et en relation à lui, en ce qu'il tire pour se comprendre, la grande quête de toute sa vie. Excellent.

Et j'ai enchaîné avec la Maison vide de Mauvignier, et bon sang, quel livre. C'était marrant d'enchaîner les deux parce que c'est exactement le même sujet, complètement par hasard bien sûr : sa famille sur quatre générations, brossant donc presque exactement la même époque parce qu'ils doivent avoir le même âge ou pas loin — si ce n'est que Mauvignier dépasse à peine la Seconde guerre mondiale dans son récit, alors que Carrère s'intéresse beaucoup à la suite, aux répercussions, celles-là même que Mauvignier élude, pour une excellente raison. Mais je viens d'en parler plus en détail ici, j'allais dire très en détail mais non, ce n'est pas très, il y aurait vraiment beaucoup, beaucoup de choses à dire sur ce livre et je n'ai fait que l'effleurer. Si vous aviez aimé Histoire de la nuit (et qui n'a pas aimé Histoire de la nuit ? Dénoncez-vous !), you're in for a treat, comme ne dirait pas Chimamanda parce qu'elle est bien trop classe pour ça.
CR 5E fleuris : Rime of the Frostmaiden et le Tribunal d'Islayre

Enjeu Solo, l'émulateur de MJ qu'il est beau ! Pour toutes vos parties sans MJ, Enjeu Solo contient les oracles qu'il vous faut.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sakagnôle »

Deuxième livre:

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Lasser, détective des dieux, Un privé sur le Nil.
De Sylvie Miller co-écrit avec Philippe Ward, Edition Critic.
Lu sur mon téléphone  (appli Livre de l'Iphone ... police très très grosses ^^) avant de faire dodo !

Teaser, résumé, 4ème de couv':
« Accepter cette enquête allait bouleverser ma petite vie pénarde. Ou pire : me mettre en danger. Peut-être valait-il mieux décliner gentiment et renvoyer la dame chez elle – encore que, vu le personnage, je ne voyais pas trop comment m’y prendre. »

    1935, Le Caire. Jean-Philippe Lasser, détective privé de seconde zone, hante le bar de l’hôtel où il a posé ses valises et ses bureaux, en attendant le coup qui rapportera gros. Pour le moment, il ne décroche que des petites affaires, celles que tous ses confrères ont refusées…
    La dernière en date pourrait bien changer la donne : la déesse Isis en personne vient lui demander de retrouver le très convoité manuscrit de Thot. Or, si l’opportunité peut le rendre plein aux as, elle peut aussi le laisser sur le carreau. Malgré ses réticences, il n’est pas en mesure de refuser : dans cette Égypte pharaonique où les Dieux marchent parmi les hommes, quand les premiers ordonnent, les seconds obéissent.
    Délaissant son précieux seize ans d’âge, il se lance dans une succession d’enquêtes rocambolesques qui le verra peut-être devenir le seul, l’unique, détective des dieux !

Ici plus qu'un roman c'est une série d'enquêtes/nouvelles qui s'enchainent fluidement.

Le mélange roman noir policier années 30 / Uchronie / Mythologies Antiques ( y a pas que des dieux égyptiens et dès le 1er livre ;) ) est très heureux et donne toute la saveur à ce titre.

C'est bien écrit, efficace, on ne s'ennuie pas une seule seconde. J'ai beaucoup aimé. On suit les enquêtes d'un détective "gaulois" dans l'Egypte des années 30 où les dieux marchent sur Terre et ont leurs propres manigances (des sales gosses mais à la puissance phénoménale). 
C'est plein de bonnes idées, de ruptures, de revirements, on aime souffrir avec Lasser et au final triompher (s'en sortir) avec lui, un syndrome "Die Hard" en quelque sorte.

Des personnages attachants qu'on a envie de côtoyer encore et de connaitre un peu plus; Lasser certes, mais il y a une galerie de second rôles excellents.

Donc au final, bonne surprise et bonne pioche pour moi!

J'ai envie de continuer la série qui compte 5 livres, les prochains étant des "romans" il me semble.

Seul regret, un des deux auteurs est tristement décédé il me semble, je ne sais pas si la série va dès lors continuer.


 
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Le merlock »

Une façon originale de réutiliser la gamme Scion, si je comprends bien ?
Membre unique et autoproclamé du Comité d'attribution de Point De Calembour Lame En Table Comme Seul Orphée Ose En Faire (PDCLETCSOOEF) - n'est valable que dans le Moi ! Moi ! Moi ! 
Lauréats :
Certains casusiens qui se reconnaîtront (suivez mon regard... et regardez leur signature)
Moi (4)

 
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par Sakagnôle »

Le merlock a écrit : lun. juin 15, 2026 2:09 pm Une façon originale de réutiliser la gamme Scion, si je comprends bien ?

Scion clairement mais aussi Torg ou encore New York Gigant (CO1^^) et bien d'autres ! 
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Re: Invasion

Message par Inigin »

sherinford a écrit : lun. juin 15, 2026 8:27 am Dernière lecture:

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"Invasion", de Luke Rhinehart.

Ça fait plus de deux ans que j'ai lu “l’homme dé” de cet auteur, un livre qui m’avait marqué par son côté facétieux et iconoclaste. Et voilà que je tombe sur cet autre roman dont le quatrième de couverture m’accroche immédiatement. Le pitch? Des extraterrestres ayant la forme de boules de poils étranges apparaissent sur notre planète… Ca m’évoque immédiatement les épisodes de Star Trek avec les “tribbles”, également des boules de poils toutes mignonnes, avec un pouvoir de nuisance pourtant bien réel. Le roman de Luke Rhinehart est néanmoins d’une autre veine.

Billy Morton est un simple pêcheur qui vit avec sa femme et ses deux enfants du côté de Long Island. Un beau jour, ses ouvriers trouvent dans leur filet un poisson poilu de la taille et de la forme d’une balle de basket qu’ils rejettent à la mer, mais la créature saute illico sur le pont du bateau, et Billy est prévenu. Il ramène la créature chez lui, ce qui inquiète légèrement son épouse et ravit ses deux enfants qui jouent avec elle.

D’autres créatures du même genre apparaissent çà et là, ce qui finit par inquiéter les autorités, et Billy Morton va se retrouver bien malgré lui au centre d’une guerre qui oppose les autorités américaines et les “PP” (pour poissons poilus). Il apparaît clairement que ceux-ci sont supérieurement intelligents, qu’ils sont là surtout pour s’amuser, et qu’ils ont peu d’attrait pour les choses que les humains considèrent comme sérieuses, comme l’argent ou la sécurité nationale…

Vous l’aurez compris, ce roman est une charge pas très subtile contre toutes les absurdités du système mis en place par les humains en général et par les Etats unis d’Amérique en particulier. Il est sans doute un peu long pour son propos, mais reste largement recommandable malgré tout.
Dans H2G2, on a les mêmes, on les a appelés "dauphins"
 
Barde biclassé secrétaire de la Voix de Rokugan

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Re: Invasion

Message par le Zakhan Noir »

sherinford a écrit : lun. juin 15, 2026 8:27 am Dernière lecture:

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"Invasion", de Luke Rhinehart.


allez, récupéré... (même si je dois d'abord finir "Du roi je serai l'assassin")
 
Expliquer une blague, c'est comme disséquer une grenouille. On comprend le mécanisme, mais elle n'y survit pas (Mark Twain, un peu modifié)
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L'orage rompu

Message par sherinford »

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"L’orage rompu", de Jacqueline Harpman.

Cornélie monte dans le train entre Paris et Bruxelles. Elle effectue un trajet de retour après l’enterrement de son ex-mari, où elle s’est rendue plus par égards pour ses enfants que parce qu’elle gardait une quelconque affection pour le défunt. Dans le wagon restaurant, on la place devant Henri, un homme d’affaire qui rentre également chez lui, vers sa femme et ses enfants, après un rendez-vous professionnel.

Pendant repas, puis pendant le trajet, ils vont échanger quelques anecdotes de leurs passé, et se livrer ainsi sans retenue à un(e) inconnu(e). Ces échanges feront naître une forme d’intimité entre eux, qui se transforme, peu à peu, en attirance mutuelle, puis en tornade émotionnelle. Mais bien sûr, même s’ils sont souvent en retard, les trains finissent toujours par arriver…

Ce roman m’a fait un peu penser à “la modification” de Michel Butor, qui a également pour objet un trajet de train et l’exploration des souvenirs, mais dont le personnage principal voyage en solitaire, ce qui change fortement la dynamique. Je me suis laissé emporter par la prose de Jacqueline Harpman, qui n’a pas son pareil pour explorer les sentiments de sa protagoniste.
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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Message par le Zakhan Noir »

moi juste en lisant ton pitch, ça me fait penser à la chanson de Michel Fugain  "il rentrait chez lui, là haut, dans le brouillaaaaaard, elle descendaiiiit dans le midi, le midiii!" 
Expliquer une blague, c'est comme disséquer une grenouille. On comprend le mécanisme, mais elle n'y survit pas (Mark Twain, un peu modifié)
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