[CR] Pax Elfica (ma première campagne bac à sable)

Critiques de Jeu, Comptes rendus et retour d'expérience
Narsha
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SESSION 2 — Une bêtise à la fois

Jouée sur Roll20.

ATTENTION ÇA DIVULGÂCHE (surtout la fin, côté MJ)

Calendrier : nuit du Duntak au Liretak, puis Liretak matin (2e jour du printemps, jour chômé). On s'arrête vers 10 h.

Séquences jouées :
  • fin de la scène d'introduction (la Flèche et Sigrid) ;
  • A1, le mariage de Birgit et Tobias (conseils de Klaus)

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AVANT DE JOUER

Cael est quand même sorti cette nuit : on a ouvert la séance sur sa scène solo, pendant que les autres attendaient. Ça ne s'est pas bien passé à la table (voir « Le drama de la soirée », plus bas).

Le joueur de Tano a quitté la table pendant cette scène, nous a rejoints, puis est parti se coucher en cours de route.
Du coup on a décidé avec le joueur que Tano partait au moulin dès la fin du couvre-feu : on jouera sa scène en tête-à-tête, et il rejoindra le groupe dans l'après-midi.

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SÉQUENCE(S) JOUÉE(S)

La nuit de Cael

Cael est sorti chercher des nouvelles de Klaus du côté de l'auberge du Pont. En rentrant, il tombe sur un enlèvement : quatre elfes et une arindeäl avec ses loups emmènent une fillette. La Flèche déboule à cheval, prend une flèche dans l'épaule et tombe.

Cael, caché en hauteur, fait diversion : il invoque un serviteur invisible qui fait pleuvoir des branches sur les elfes et gâche leurs tirs. La Flèche lui adresse un signe de tête (« je t'ai vu, camarade »), lui lance en elfique de prendre la petite, remonte en selle d'un seul geste, et fonce dans les elfes. Les quatre se lancent à sa poursuite : il est une cible bien plus prioritaire que la gamine.

Mais l'arindeäl a donné ses ordres, et les deux loups se retournent vers Cael.

Cael attrape la petite, jette de la viande séchée derrière lui et court vers l'auberge, mais celle-ci est bien loin. Toutes les portes sont fermées, c'est le couvre-feu. Avec une enfant de dix ans dans les bras, les loups vont deux fois plus vite que lui, et ils le rattrapent.

Il met la gamine derrière lui et sort sa masse (la fameuse masse qu'il prend pour un épée de la Lance de Bren mais qui est en réalité un morceau de la Lance Sylvestre). Le premier loup prend un coup en pleine face, le second le mord. Deuxième coup de masse : le premier loup ne se relève pas. Et là, derrière lui, la petite sort de son ombre, et Cael sent de la magie pure, au niveau « oh putain ». Le second loup est projeté à plusieurs mètres. Elle s'effondre contre lui, haletante.

Le coup de grâce rate. Le loup hurle l'alerte, et des bruits de bottes approchent. Cael se glisse sous un porche avec la fillette. Une patrouille de cinq enfaytés arrive, trouve le loup, se déploie... et ne les voit pas. Ils restent là une bonne heure, recroquevillés, jusqu'aux premières lueurs, quand les rues redeviennent fréquentables.

Sigrid arrive à l'auberge de l'Epee

Il est 5 h, l'auberge s'éveille, il est 5h je n'ai pas sommeil. Camille est levé le premier, comme toujours, son livre de psaumes dans une main et son bol dans l'autre : c'est Liretak, jour de la messe des réfugiés. Cael arrive avec la tête du gars qui a fait une connerie, et une gamine accrochée à lui. Bvorn le regarde de travers.

Personne n'allant se laver, ils ratnt les traces de sang dans la salle de bains.

Sigmund propose une bière à la petite, pour rire, puis un lait aux épices. Pendant qu'on discute, il lui bricole un petit moulin qui tourne et fait le bruit du vent : elle pleure toujours, mais ça lui fait plaisir.

Elle s'appelle Sigrid. Ses parents travaillent au moulin. Sa maman lui avait dit de ne pas faire de magie, elle en a fait, et ce soir « les madames elfes » sont venues la chercher. Son papa n'a pas voulu, alors ils l'ont frappé.

Débat autour du petit-déjeuner :

- Certains se méfient de cette histoire de Flèche. Et si c'était un elfe qui travaille avec les elfes pour piéger les révolutionnaires ?
- Les gardes elfes ont peut-être vu le visage de Cael. Si Sigrid est trouvée ici, l'auberge est finie.
- On peut la déguiser, on a trois étages. Oui, mais le jour où les elfes fouillent ? Et on ne va pas la garder à la cave pendant cinq ans.
- Sigmund propose le compartiment caché de sa charrette pour la sortir, avec l'excuse toute trouvée : on va chercher des provisions pour le mariage.
- Quelqu'un évoque les Ifriers.
- Et Klaus ? Bvorn pense que la gamine est devenue la priorité. On lui rappelle que perdre Klaus, et sa place au Conseil des Huit, ce serait aussi un gros problème.

Bvorn tranche pour le moment : elle sera cachée dans sa chambre, où personne ne passe. Chambre d'ancien soldat, clinique, le lit fait au carré, rien qui dépasse. Il lui laisse de quoi manger, lui explique qu'on va chercher quelqu'un qui peut aider, et ferme à clé. « Quand est-ce que je peux voir ma maman ? » « Dans plusieurs dodos. » « Combien de dodos ? » « Sept. »

Guilherm n'est pas content

Guilherm, le veilleur de nuit, a vu entrer la gamine. Cael va lui expliquer. Guilherm ne décolère pas : « Qu'est-ce que tu as foutu ? Tu vas nous mettre dans la merde. Je ne vous raconte pas comment ma femme va réagir. Ça va être quoi, le prochain truc ? Vous allez abriter des rebelles chez nous ? »

« Et pourquoi pas ? », répond Bvorn. « S'il y avait plus de gens qui se bougeaient dans cette ville... »

Bvorn défend Cael (« j'aurais peut-être fait pareil, personne ne peut te le reprocher ») tout en lui rappelant qu'il met en danger tous les gens de l'auberge. Camille demande qu'on limite les sorties de nuit. Cael s'excuse, promet de trouver une solution. Guilherm : « Une bêtise à la fois. »

On glisse un mot sous la porte de Tano, qui dort encore, et tout le monde monte dans la cariole de Sigmund.

Sur la route du Pont

Bvorn prévient les autres : sa sœur travaille à l'auberge du Pont, et l'accueil risque d'être froid. Il ajoute pour Cael, sans amertume, comme une tranche de vie : un engagement qu'il avait pris de tout son cœur, persuadé de bien faire, a coûté la vie à leurs parents. « Ma sœur m'en tient pour responsable, et je pense qu'elle n'a pas tort. »

En passant devant le lieu de l'enlèvement, Cael remarque que le corps du loup a disparu.


« Votre boss n'aurait pas dû parler comme ça au patron »

À l'auberge du Pont, un molosse aboie, suivi de près par Udhork, le videur demi-orc. « Oh non, c'est vous, les mecs de l'Épée. »

Klaus ? « Il est reparti. Il n'aurait pas dû parler comme ça au patron. » À quelle heure, dans quel état ? « Dans l'état qu'il était. Dans la rue. C'est moi qui l'ai fait partir. Tard. » Et Udhork glisse la main sur le collier du chien, l'air très fier du sale tour qu'il a joué.

Quelqu'un suggère d'aller signaler au Guet la disparition d'un membre du Conseil. Udhork sit qu'il n'a pas disparu, mais a été ramassé par le Guet, et à cette heure il fait un petit tour en prison, comme tous ceux qui ne respectent pas le couvre-feu.

Sigmund ne résiste pas longtemps et se met à invectiver le garde. La siuation commence à s'envenimer. Plus loin quelques personnes sont en train de se repositionner pour se rapprocher du groupe tapageur. Udhork le pousse. « Ce n'est pas chez nous qu'on a des problèmes de trésorerie. » « Nous, hier, on était remplis. » « On est remplis tous les soirs, mon gars. » Des gens commencent à s'approcher. Une bêtise à la fois : le groupe remonte dans la cariole.

Une bourse de pièces d'or

C'est là qu'arrive Erisadán, avec deux gardes. Bvorn l'a vu se battre pendant la guerre : « Si je me battais contre lui, je n'aurais aucune chance. » Par réflexe, il lui fait le salut militaire. Un regard d'Erisadán vers lui, puis vers le groupe : c'est tout.

Des bruits de course  et on voit Lena débouler, échevelée, tout juste levée. Carmichaël sort de l'autre porte, bien plus composé. Il voit les PJ, mais ne les calcule pas.

Cael et Bvorn voient Carmichaël tendre la main et recevoir d'Erisadán une bourse de pièces d'or. À la façon dont ça se fait, Bvorn comprend que ce n'est pas la première fois.

Lena se recoiffe, foudroie son frère du regard et fait la même courbette mielleuse que Carmichaël : « Venez, messires elfes, je vais vous mener... elle ne peut pas trop bouger. » Erisadán : « Je sais. C'est pour ça que je suis là. »

Udhork conclut : « C'est bon ? Vous avez fini de faire du tourisme ? On a des clients de marque, nous. Cassez-vous. »

Pour Bvorn, cette interaction ne signifie qu'une chose : l'Auberge du Pont cache une personne de marque et ils sont payé pour le faire. Qui, ils n'en ont aucune idée.

Fort-Greifstark

Direction le Guet. En traversant la ville, on passe devant la capitainerie et les docks où Bvorn a travaillé si longtemps (il déteste l'endroit, ça se voit à sa tête, pensant certainement à son inimitié avec Ettelorïe). Il montre à l'équipe tous les coins où il a dormi, et tous ceux où il était bourré.. Abigaël, une caisse sur l'épaule, lui fait coucou, et il le lui rend avec un grand sourire. 

Dans le quartier de la Rivière, près de l'église de la Flamme abandonnée, tout le monde vérifie ses poches. On franchit le seul pont encore praticable sans passer par la ceinture verte des elfes.

À la porte sud du fort, contrôle des lettres de céans, comparées une à une au grand registre. Dans la cour, une troupe d'enfaytés patrouille sous les ordres d'un officier humain, lui pas du tout enfayté. Les bâtiments administratifs sont ceux du prévôt Godefroi : contrats, mariages, enterrements, et enquêtes de police. Il est occupé ; on attend.

Il finit par sortir d'un bureau avec Tharivel. Ils ne se parlent pas, et il s'est dit quelque chose de désagréable entre eux : quelque chose embête Tharivel, et Godefroi a l'air content de lui. Bvorn refait son salut militaire, à Tharivel cette fois, qui a l'ombre d'un sourire, amusé. « Mon neveu n'est pas avec vous ? Je l'aurais cru plus prompt à venir s'enquérir de son père. »

La loi est la loi

C'est Godefroi qui mène. Il a plutôt, lui, des questions : pourquoi un membre émérite du Conseil s'est-il retrouvé dans un état calamiteux dans les caniveaux de la ville, après le couvre-feu ?

Camille raconte, très candidement, ce qu'il sait : Klaus est parti négocier avec les marchands, et on ne l'a plus revu. D'autres ajoutent l'auberge du Pont, et le videur qui dit l'avoir mis dehors sur ses deux jambes. Godefroi sort un carnet et note. Sigmund lui suggère de secouer le chien de garde, trois ou quatre baffes. « En effet, maître halfelin. Vous ne m'apprenez pas mon travail. »

Klaus a été retrouvé blessé, « des blessures superficielles ». L'enquête est ouverte. Mais la loi est la loi : toute personne trouvée dehors après le couvre-feu écope de huit jours de prison, quel que soit son rang.

On plaide qu'il a pu être agressé avant 22 h et assommé. Bvorn va plus loin : avec sa carrure, il lui serait très facile de garder quelqu'un enfermé chez lui de 21 h 30 à 22 h, puis de le jeter dehors. Si tout le monde était comme lui, il n'y aurait pas de problème de couvre-feu : il a pratiqué l'obéissance aux règles pendant des années à l'armée, et Klaus partage ses valeurs.

Tharivel intervient enfin : « Discipline et loyauté sont deux qualités que nous apprécions fortement chez les elfes. Prévôt, je pense que notre accord tient. » Il y a un peu de mépris dans sa bouche : il n'aime pas ce qu'il est en train de faire. Car Tharivel a négocié pour raccourcir la peine de son beau-frère.

Godefroi s'incline face à l'occupant elfique (et au plaisir d'avoir une faveur du Capitaine elfe, et sans doute une seconde de la part des PJ). Il y a des gens haut placés dans cette ville qui apprécient l'aubergiste : Klaus sera relâché d'ici un à deux jours.

Les PJ ne le savent pas, mais Bvorn en doit une à Tharivel (c'est lui qui l'a protégé des foudres d'Ettelorïe et l'a fait engager par Klaus). Donc il y aura potentiellement un échange de faveurs à un moment ou un autre.

« Peut-on voir Klaus ? » Ce n'est pas dans les habitudes de la garde. Mais peut-être pourrait-on trouver un arrangement : le Guet sait être en bonne entente avec ceux qui respectent la loi et la paix elfique.

Bvorn : « Je respecte la loi. Hier soir, j'étais dans ma chambre, moi. » dit-il sans regarder la personne concernée. Godefroi, aussitôt : « Donc vous avez connaissance de personnes qui ne respectent pas le couvre-feu ? C'est très intéressant, ça. » Rattrapage laborieux par les PJ.

Godefroi pose ses conditions de visite : en amis de la loi, ils ne verront aucun inconvénient à ce que le Guet vienne visiter leur auberge dans les jours qui viennent, pour raccompagner Klaus. Pas du tout, bien sûr, pour examiner cette étrange rumeur de magie illégale entre ses murs.

« On n'a rien à cacher. » répond Sigmund, à part peut-être sa prochaine cuvée pour le concours, qu'il fera goûter au prévôt avec plaisir. « Je ne refuse pas. Et sachez que je viendrai personnellement. » lui dit ce dernier.

Qui va bien bien s'aligner (malgré eux) avec les collaborateurs ? C'est mes PJ.

Klaus au parloir

Deux gardes sortent Klaus d'une cellule et le mènent dans une salle commune. Il s'est fait casser la figure, et pas qu'un peu : c'est Udhork.

Selon sa version : il est allé aux Halles en avance pour avoir de bons prix, et a découvert que la plupart des négociants avaient été invités par Carmichaël à une soirée spéciale, pile à ce moment-là. Il est allé lui dire deux mots, Carmichaël a fait du Carmichaël, ça s'est échauffé, et il a été jeté dehors comme un malpropre.

On lui annonce le mariage de Birgit et Tobias. Il est triste pour son fils, et on sent qu'un meunier dans la belle-famille aurait pu arrondir les fins de mois. Mais ce mariage, il faut l'organiser. Les finances de l'auberge ne sont pas au beau fixe, et si les recettes restent aussi basses encore longtemps, Gisila et Guilherm vont partir. Il donne aux PJ la liste des fournisseurs avec qui il a signé hier : du contrat régulier, qui ne suffira pas pour le mariage. Friedrik sera très sensible à la nourriture, au lieu et à la décoration, et aux divertissements. (« Quelqu'un propose un numéro de magie, ça plairait sûrement. » propose Cael. Non général à la table.)

Puis on lui parle du problème qui fait 133 centimètres dans la chambre de Bvorn. Cael raconte tout, et quelqu'un ajoute : « Et c'est une magicienne. »

Klaus est net : il va falloir l'exfiltrer, on ne peut pas la garder à l'auberge. Pas chez ses parents, c'est le premier endroit où les elfes iront. Et un camp de rebelles, ce n'est pas la place d'une enfant. En attendant, il y a peut-être moyen de la cacher au silo ou dans un coin de la cave.

La suggestion de Klaus : parler à Enguerrand d'Orville. Sa sœur, Éléonore, a été parmi les premières enlevées par les elfes parce qu'elle faisait de la magie : il acceptera d'aider. Il doit avoir des facilités pour faire entrer et sortir des choses de la ville, rien que pour aller à son domaine. Quand il fait la fête, il passe des commandes extravagantes : il suffirait qu'il en organise une, qu'il lui faille brusquement beaucoup de vin, et qu'on parte avec des tonneaux... Voir avec lui, ou avec Anthelme. « Je ne vais pas sortir des enfants tous les quatre matins de mon auberge, excusez-moi. »

En dernier recours, on l'emmènera chez les Ifriers. Klaus demande qui a des contacts. Le seul qu'on ait, c'est Sigmund qui cotoyait Jan, qui s'est mis au vert : il faudrait qu'il renoue le contact.

Et les parents, vous y avez pensé ? Oui, on va aller les voir.

Klaus demande aussi où est son fils. Pas à l'auberge, pas avec eux : on ne sait pas. Il leur demande de lui remettre la main dessus, il connaît ses envies de monte-en-l'air. « Voyons le positif : je serai sorti pour le mariage. »

Qui fait quoi ?

En sortant, il est un peu plus de 10 h. Trois plans : les parents de Sigrid (leur maison n'est pas loin des Halles), Enguerrand, ou la liste de Klaus.

Tout le monde ne voit pas les parents du même œil. Camille n'irait pas : s'ils cherchent la petite, les elfes vont les harceler. On lui répond que ce sont des commerçants, qu'on peut très bien passer commercer chez eux, et surtout que c'est leur enfant : ce n'est pas à nous de décider pour eux où elle doit aller. On les prévient, on leur propose une solution s'ils n'en ont pas, et s'ils la refusent, c'est leur choix.

D'autres veulent régler Sigrid en premier : une auberge qui ferme, c'est un désastre, mais rien à côté de ce qui arrive si la petite est trouvée. Et il faut rester groupés avec la charrette : chargés de marchandises, on est crédibles, l'excuse des achats pour l'auberge tient si les parents sont surveillés. Camille n'est pas d'accord, mais suit. Puis il se ravise : ce problème-là ne concerne pas vraiment Camille. Il descend aux Halles voir ce qu'il y a de haut de gamme pour le mariage, en nourriture comme en décoration.

Avant de se séparer, on se met en garde. On est en plein jour, mais Klaus s'est fait agresser et jeter dans la rue, et la Flèche est de plus en plus présente. Son portrait est sur des affiches, et il a pris une flèche dans l'épaule. Pour Cael, pas de doute, c'est un elfe : sa rapidité, sa manière d'agir, les oreilles. De loin, impossible d'en dire plus.

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RESSENTI DE MON CÔTÉ

Quasiment rien de ce que j'avais préparé n'a été lancé : ils sont allés faire autre chose. Ce qui n'est pas plus mal. La veille, je me plaignais encore sur le Discord des XII Singes d'avoir trop de choses prévues pour une seule journée.

Je me demandais aussi comment amener mes PJ à sortir les prochaines nuits, puisqu'ils n'étaient même pas sortis chercher Klaus. On m'a conseillé de jouer franc jeu : poser les enjeux en méta, deux minutes, plutôt que de semer des sous-entendus qu'ils prendront pour des pièges. Et peut-être qu'ils n'ont simplement pas osé, parce que le contexte est oppressant. Finalement, la sortie de nuit est arrivée, mais pas comme je l'attendais.

La scène solo de Cael a coûté cher niveau IRL. Mais niveau jeu elle a amené pas mal d'éléments intéressants.

Côté technique : j'ai testé l'éclairage dynamique de Roll20 sur la carte du Pont, et je l'ai retiré en cours de route. Trop de tokens et un manque de visibilité par très intéressant finalement. Et une partie de mes musiques refuse de se lancer (il faut que je supprime et que je recharge tout).

Pour les prochaines parties, j'ai demandé aux joueurs de me dire à l'avance ce qu'ils veulent faire, seuls ou ensemble.

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LE DRAMA IRL DE LA SOIRÉE

Pendant la semaine, j'avais demandé à mes PJ plusieurs fois qui voulait faire des actions de nuit. Presque personne n'avait répondu, et le joueur de Tano, qui aurait aimé jouer la nuit lui aussi, s'en était privé pour ne pas voler du temps au groupe. En début de séance, j'ai voulu valider ce qu'on avait dit la dernière fois : personne ne sort cette nuit.

Le joueur de Cael l'a entendu comme une perche tendue à celui dont le personnage connaît la nuit, pour aller glaner des informations. Je l'ai prévenu que la scène risquait d'être longue. Il l'a compris comme « assume ton personnage » plutôt que comme « laisse tomber », et il y est allé, « tant pis si c'est un peu long ». De mon côté, j'ai lu la situation comme : ils m'ont dit que personne ne sortait, et finalement un personnage sort. J'étais coincée, et agacée.

Résultat : une scène solo de plus d'une demi-heure, rallongée par mes tokens mal préparés, pendant laquelle je ne pouvais pas passer d'un groupe à l'autre. Le joueur de Tano l'a dit sur le Discord pendant la scène, franchement : il avait pris ça pour du mépris envers le temps des autres, et les scènes solo, c'est un autre jour. Un autre joueur a reconnu le lendemain qu'au bout d'une demi-heure, il en avait eu marre aussi.

Le lendemain, le joueur de Cael a fait son mea culpa : une mauvaise lecture de sa part au départ, et il aurait aimé que je lui dise clairement. J'ai assumé ma part : j'aurais pu reporter la scène à un autre moment, mieux préparer mes tokens, et demander l'avis du groupe au lieu du seul joueur concerné. La fatigue a joué sur tout le monde, et la communication a coincé dans tous les sens. Tout le monde a tourné la page dans la matinée.

Ce qu'on a décidé pour la suite :

- On peut faire des scènes solo, mais uniquement en tête-à-tête avec moi, entre deux sessions.
- Quand le groupe se sépare, on fait des sous-groupes de deux ou trois, pour garder du jeu de rôle entre eux.

Chacun n'a pas le même temps à consacrer au jeu, et c'est normal.

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ÉVOLUTION DES JAUGES ET FACTIONS

Niveau d'alerte de l'occupant elfique : Un enfant prodige leur a échappé, un loup des arindeäls a été tué en pleine rue, et une patrouille est passée à deux mètres. Les coupables n'ont pas été repérés et l'enfant n'a pas été récupéeée. L'alerte passe au jaune et on soupçonne la Flèche de ne pas agir seule (à voir si je le formule en mode « il y a un autre elfe rebelle. »).

Suspicion envers l'auberge : Godefroi accumule les faveurs, et il a fixé sa visite de l'auberge dans deux jours : officiellement pour raccompagner Klaus, en réalité une fouille concernant la rumeur de magie autorisée au sein de l'auberge. Il a aussi entendu Bvorn laisser entendre que quelqu'un de l'Épée n'était pas dans sa chambre cette nuit.

Klaus sera relâché d'ici un à deux jours au lieu de huit, grâce à l'intervention de Tharivel. Personne n'a eu à demander de faveur officiellement, mais je pense que ça va se décider très vite.

Niveau 2 : j'hésite à le donner uniquement à Caël, vu qu'il est sorti de nuit.

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SÉQUENCES À DÉBUTER DURANT LA PROCHAINE SESSION

J2 (Liretak), dès 10 h : on reprend où on s'est arrêtés pour les PJ :

- Chez les parents de Sigrid, avec la charrette (Bvorn, Sigmund, Cael).
- Camille aux Halles, pour les produits haut de gamme du mariage.

Session à faire en solo avec Tano au moulin de Friedrik : il part voir Birgit avec ses poèmes. Elle va commencer à refuser de le voir, ou seulement sous l'oeil de son père pendant quelques secondes. Elle lui expliquera que ça n'aurait été qu'une amourette d'adolescents, et qu'aucune réponse ne lui apportera la paix.

Ma version : « Tano, arrête... Tu ne dois plus venir ici. Je fais ça pour mon avenir et ma famille. Tobias est un homme bon et établi. Tano, qu'est-ce qu'on aura tous les deux ? Le risque permanent de se faire arrêter par le Guet, le loyer de l'auberge qu'on peine à payer, et des poèmes ? Grandis, Tano. » Et je peux lui glisser que Tobias n'est pas un mauvais bougre.

Au moulin on a aussi les parents de Sigrid qui travaillent, donc Tano peut croiser en chemin le père (gueule cassée) et/ou la mère et voir Friedrik les renvoyer parce qu'il ne veut pas d'ennuis avec les elfes.

Camille et Bvorn chez les réfugiés (messe à 11 h, hors les murs)

Pas d'épidémie ni de miracles : R11, c'est pour J30.
Au J2, le camp, c'est la prédication hebdomadaire de Canaan, tous les Liretak

→ Description du campement
→ Une ou deux troupes d'enfaytés qui tournent dans le campement
→ Description de l'attroupement autour d'un homme en chapeau aux larges bord (Canaan) + 3 comparses qui font la quête + des gens qui lèvent leurs mains en forme de cercle au dessus de la tête (symbole d'Anon)


Pour Bvorn :
  • - Autour de lui, on parle norlandais, la langue de ses parents.
  • - Les réfugiés font semblant de ne pas comprendre l'arlandais.
  • - Canaan borgne → emprunt à un dieu Norlandais (grosse ref à Odin)
  • - Ses parents auraient pu finir ici.

Pour Camille :
  • - Il ne voit personne prier la Flamme
  • - Dans le prêche, il reconnaît des tournures de la liturgie de la Flamme, détournées au profit d'Anon.

Les personnages du camp à préparer :
  • Canaan
  • Lokri, le nain contrebandier.
  • Klonk, le demi-ogre soupe au lait
  • Donnfhaaidh, la lutine pickpocket du trio.
  • Knut et Otilie, les enfants kleptomanes.
  • Rikke, puisqu'elle n'est pas jouée
  • Brunehilde, l'amie de Rikke.
  • Lothaire, le complice de la flèche.

Mes idées :
  • Lothaire au bord de la foule harranguée par Canaan, la moue aux lèvres, est le seul à ne pas y croire. Il glisse à Bvorn une remarque acide sur Canaan, en norlandais.
  • Donnfhaaidh fait les poches de Camille ou de Bvorn pendant une crise d'épilepsie prophétique Canaan.
  • Canaan repère Camille et Bvorn dans la foule et les accueille à bras ouverts comme tout nouveau venus.

Sigmund et Cael chez les parents de Sigrid

Je laisse l'autre parent qui n'est pas parti travailler au moulin les accueillir, ou alors ils tombent sur porte close, ça permet d'éviter de se disperser trop.


Pendant ce temps à Vera Cruz
  • Sigrid, enfermée à clé dans la chambre de Bvorn, se fait libérer par quelqu'un de la maison parce qu'elle pleurait pour aller faire pipi
  • Les gamins jouent à la Flèche contre Tharivel dans le silo : « Oh non, pourquoi c'est toujours moi qui fais Tharivel ? » (piqué à la BD)
  • D3 La vermine chez les aventuriers, et surtout dans la pièce où a dormi le Vieux Chenu. Les aventuriers sont furieux, mais ils viennent d'être payés et partent pour le Temple du Serpent.
  • Si personne ne va dans la salle de bains, un des PNJ leur dit qu'il a vu des traces de sang (potentiellement Gisilla qui engueule Cael vu qu'il est revenu craspouille)

J'espère pouvoir faire jouer ces éléments aux PJ

Au soir : R1, Aux abonnés absents

Albrecht, Conrad et Erwin ne viennent pas : Carmichaël leur offre les tournées et leur confie des petits boulots. Et ils sont vexés d'avoir eu la pinte et le dortoir quand les collabos ont eu la dégustation et les bonnes chambres.


SÉQUENCES À CONTINUER

A1 : le mariage de Birgit et Tobias

Friedrik veut un menu, de la décoration et des divertissements, une centaine de couverts, et aucun demi-elfe au service, donc ni Tano ni Cael. Klaus a précisé ce qui comptera : la qualité de la nourriture, le lieu et la décoration, les divertissements. Il a donné sa liste de fournisseurs réguliers, qui ne suffira pas pour le mariage. Camille est parti aux Halles chercher du haut de gamme.

La suite de l'arc :
  • A2 Sabotage : J3 nuit Carmichaël envoie des mercenaires détruire le stock de l'Épée. 
  • A1 Le repas de test : J4 soir avec le retour de Klaus + Godefroy qui s'invite dans la journée perquisitionner
  • A1 Le mariage : J6 dans une des deux auberges, on verra laquelle
Notamment ils veulent voir ce que Klaus a commandé et qui pourrait être utilisé pour les préparatifs du mariage.


SÉQUENCES EN VUE

Inchangé depuis la session 1 :
  • R2 Des mouvements de troupes : comme chaque semaine, de nouvelles troupes elfiques sortent de la Sylve, ce qui restreint leurs mouvements alors qu'ils voudraient aller chercher de quoi faire pour le mariage.
  • R3 Contrôle musclé : dès que les PJ transportent quelque chose d'interdit (LdB p. 203). Et une enfant cachée dans le double fond d'une charrette, ça compte.
  • P2 Une visite chez l'apothicaire : quand un des enfants aura eu la fièvre.
  • D2 Le recrutement par les Ifriers. Jan a été nommé à la table comme l'ex contact de Sigmund. + on a Cael qui est quelqu'un d'assez solitaire par nature.
P1 L'enlèvement d'un enfant prodige : pour l'instant je garde de côté, vu qu'on a Sigrid à l'auberge, pas besoin de faire un doublon avec un deuxième enfant. Mieux vaut attendre que les parents de Sigrid aient fait courir la rumeur qu'à l'Auberge de l'Epee des gens peuvent mettre les enfants prodiges en sécurité.
Narsha
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Re: [CR] Pax Elfica (ma première campagne bac à sable)

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SESSION 3 (1/2) — La matinée de Tano

Jouée sur Roll20, en tête-à-tête avec le joueur de Tano, juste avant la session de groupe.

ATTENTION ÇA DIVULGÂCHE

Calendrier : Liretak (jour chômé), de 5 h à 10 h environ.

Hors séquence : Tano sort de la ville, passe au moulin, puis observe l'auberge du Pont.

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AVANT DE JOUER

La scène s'est jouée en tête-à-tête, juste avant la session. Elle a duré plus longtemps que prévu, mais c'est le RP, je m'en doutais.

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SÉQUENCE JOUÉE

La matinée de Tano

5 h, l'Épée s'éveille. Tano se prépare un sac avec des vêtements de rechange, neutres et sombres, pour ne pas se faire repérer s'il doit observer quelque chose, et il prend ses écrits. Gisila prépare les petits-déjeuners en râlant : tout le monde est parti faire autre chose, et c'est elle qui fait tout le travail.

À la Porte, les gardes le reconnaissent, mais procéduriers comme ils sont, ils lui demandent sa lettre de céans et pourquoi il sort à cette heure-ci. Il va chercher de la farine au moulin. « On n'a pas préparé le pain du matin, c'est quoi cette auberge ? » Un garde le regarde de travers : une rumeur est remontée jusqu'à la garnison. Hier soir il y aurait eu de la magie à l'auberge de l'Épée. Tano lui explique que c'était de la pyrotechnie, de la poudre jetée dans l'âtre, « un peu de soufre, un peu de magnésium, et pouf ». « On ira regarder vos histoires de poudre. »

Un autre homme passe la Porte en même temps que lui et prend la même route : la trentaine, le visage gonflé, l'arcade pétée, un œil complètement fermé. Tano fait un détour pour qu'il ne pense pas qu'ils vont au même endroit, puis l'aborde. « Ça vous concerne pas, jeune homme. » L'homme n'est pas raciste, mais enfin, un demi-elfe… Tano lui répond qu'il a la moitié de chez eux, mais aussi la moitié de chez lui. L'homme ne fait plus confiance à personne, « depuis hier soir ». Tano lui dit qu'on peut le trouver à l'auberge de l'Épée, où il travaille. « Je passerai peut-être. »

Au moulin, Tano s'approche discrètement, le bruit de l'eau couvrant ses pas. L'homme toque à la maison de Friedrik. Il s'appelle Jarod, et lui et sa femme sont journaliers au moulin. Les elfes sont venus chez lui cette nuit chercher sa fille parce qu'elle faisait de la magie. Il s'est interposé, ils l'ont frappé. La petite a disparu dans la nuit avec « un acolyte de la Flèche » : la Flèche ne travaillerait donc pas seule. Le vigilante a pris une flèche dans l'épaule et chargé les elfes sur son grand cheval noir pendant que son complice prenait la fille avec lui. Et maintenant, les elfes surveillent sa maison. Il demande à Friedrik d'intercéder pour lui, il paraît qu'il a des connexions à Fort-Greifstark, peut-être avec le prévôt. Friedrik ne veut pas d'ennuis avec les elfes : « Ils vont surveiller mon moulin. Ah non, c'est pas possible. » Le ton monte.

Tano profite de la diversion pour grimper jusqu'à la chambre de Birgit. Elle se brosse les cheveux devant son miroir, en robe de chambre. Elle sursaute, lui fait les gros yeux, puis le fait entrer et referme la fenêtre. Tano veut comprendre : un message disant qu'elle ne viendrait sûrement plus, et maintenant ce mariage ? « Je t'aime beaucoup. J'ai vraiment des sentiments pour toi. Mais dans la vie, parfois, il faut faire des choix. » Tobias est un homme bon, qui a besoin de quelqu'un pour reprendre l'affaire. « Tu pensais quoi ? Que j'allais rester serveuse à l'auberge toute ma vie ? » Elle voit bien que Klaus a du mal à payer les impôts. Et son père aime pas les elfes : il préfère qu'elle soit avec quelqu'un de totalement humain. C'est d'ailleurs elle qui a poussé pour que le banquet se fasse à l'Épée, pour vos finances. Tano lui donne ses poèmes. Lui n'est pas dicté par sa tête mais par son cœur. Il sait à qui il pense le soir quand il se couche. « On peut pas, Tano. »

Tano lui apprend alors que Klaus a disparu : il est allé à l'auberge du Pont négocier des denrées, et il n'est pas rentré. Comme par hasard, juste quand il faut préparer le banquet : pour Tano, c'est Carmichaël. Birgit, elle, sait seulement que son père est allé à l'auberge du Pont dans la journée « pour tout arranger », et qu'elle l'avait supplié d'en parler à Klaus. Elle n'accuse pas son père, mais elle va réfléchir. Friedrik monte l'escalier. « Je file. Et oublie pas. Je t'aime. » Tano repart par la fenêtre, et elle le regarde longtemps avant de se retourner.

À l'auberge du Pont, Tano arrive juste après le départ du groupe : il voit la carriole de Sigmund s'éloigner, et Udhork qui se marre en lançant presque son chien à ses trousses. Dans la cour, il y a Erisadán, le général elfe. Avec deux soldats elfes, Carmichaël et Lena, ils entrent tous les cinq dans un des bâtiments. Tano voudrait écouter : on peut passer sous les piles du pont en bateau, mais il faudrait crocheter un accès, et voler un radeau prendrait du temps. Avec le videur et son chien dans la cour, et un elfe sylvestre qui se balade sur la partie en bois, il laisse tomber : trop de gens haut placés, « si je me fais toper, je me fais lobotomiser ».

Alors il entre, comme client, et prend un petit-déjeuner. Une femme d'une cinquantaine d'années fait le ménage, un immense sourire béat sur le visage : une enfaytée. Une autre serveuse la bouscule pour qu'elle se dépêche, elle sourit toujours. Elle pose une assiette devant Tano. « Je vais bien. Tout va bien. » Et Klaus, il était là hier ? Elle cligne des yeux, et attend, comme si Tano allait dire autre chose.

À une table, un marchand cuve sa nuit. Il est de la caravane et doit encore livrer des marchandises à Carmichaël : « Il nous a tellement rincés. » Le deal est vraiment fait ? Aldric, il le marchand d'épices n'est pas contre négocier, malgré son état toujours aviné à 10h du matin. Tano le raccompagne : avec les gens mal intentionnés qui traînent, un marchand dans cet état…

En sortant, Erisadán ressort de l'autre côté, avec Carmichaël, Lena et ses deux gardes, sous les courbettes. Tano cache son visage sous le marchand. Erisadán regarde une fenêtre du premier étage, pensif. Tano ne voit pas ce qu'il regarde, mais il connaît les elfes : il y a dans ce regard comme de la fierté. Il est satisfait de quelque chose. Tano raccompagne Aldric jusqu'aux Halles, et retrouve le reste du groupe.
Narsha
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Re: [CR] Pax Elfica (ma première campagne bac à sable)

Message par Narsha »

SESSION 3 (2/2) — Tiens, tiens, un squelette en bas

Jouée sur Roll20.

ATTENTION ÇA DIVULGÂCHE (surtout la fin, côté MJ)

Calendrier : Liretak (jour chômé), de 10 h à 14 h. Personne n'a encore mangé.

Séquences jouées :
  • A1.1, l'organisation du mariage de Birgit et Tobias (les Halles, Galaë, Lothar, Dilma le décorateur) ;
  • D1.1, la fièvre magique, à notre façon : dans le livre, c'est un enfant de l'auberge qui trouve la crypte, et les PJ n'y descendent pas avant le J15 (D1.2). Ici, c'est Sigrid, et Sigmund est déjà en bas.
Hors séquence :
  • la visite aux parents de Sigrid, suite de la nuit de Cael ;
  • les insectes chez les aventuriers, suite de la scène d'introduction (le vieux chenu) ;
  • la messe et le prêche de Canaan, au camp des réfugiés.

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AVANT DE JOUER

La matinée de Tano s'est jouée en tête-à-tête juste avant (message précédent). Le groupe le retrouve aux Halles vers 10 h.

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SÉQUENCE(S) JOUÉE(S)

Dans quel sens coule la rivière ? (mes joueurs sont de futurs pyromanes)

Sigmund prévoit de lâcher un tonneau rempli de choses inflammables et explosives pour qu'il dérive jusqu'aux pilotis de l'auberge du Pont ? La Waldine descend des Hauts de Har-Volk jusqu'à la mer, donc il faudrait partir de l'enclos des potames. Je leur ai rappelé qu'elle passe devant la capitainerie, tenue par une elfe à la réputation d'être très désagréable (Bvorn confirme, il en a fait les frais)


Les retrouvailles aux Halles

Vers 10 h, tout le monde arrive aux Halles, et voit arriver Tano qui porte un gros marchand sur son épaule. Bvorn l'aide à le ramener jusqu'à sa charrette. Ce sera peut-être un futur bon client : il fallait lui dire que Sigmund fait la meilleure bière du monde.

Tano raconte ce qu'il a vu. Au Pont, Lena et Carmichaël se sont réunis à l'écart avec Erisadán, et le groupe se souvient de ce matin, quand Lena disait « elle ne peut pas trop bouger » et qu'Erisadán répondait « oui, c'est pour ça que je suis là ». Quelqu'un d'important pour les elfes serait gardé au Pont, une femme blessée ou un prisonnier. La Flèche ? Non, la personne était là avant cette nuit.

Il y a aussi une enfaytée qui travaille au Pont, peut-être Clothilde, à qui il faudrait poser des questions au calme.

Ils apprennent aussi par Tanorivel l'identité du père de Sigrid : Jarod, tabassé par les elfes à cause de sa fille.


Chez les parents de Sigrid

Tano se doute que la maison surveillée, même s'ils ne voient pas d'elfe ou de garde posté. On se met d'accord sur un prétexte : vu qu'ils organisent un mariage, ils viennent acheter du grain à la famille. Et surtout, on ne dit pas aux parents qu'on a la gamine, pour ne pas les voir débarquer à l'auberge suivis par des elfes.

Bvorn toque. La porte a été enfoncée cette nuit : la serrure pend, à moitié arrachée, le battant tient avec une ficelle autour du loquet, et sur le seuil il y a des traces de pattes clairement trop grandes pour un chien. Une femme d'une trentaine d'années ouvre, les yeux rougis, quelqu'un qui n'a pas dormi de la nuit. Ils ont perdu leur fille, n'ont besoin de rien, et en plus viennent de se faire renvoyer par le meunier. Elle commence à refermer, mais Bvorn bloque la porte.

Jarod arrive derrière, la figure cassée, et voit Tano. « Mais t'es le gamin de ce matin, toi ? Vous bossez avec les elfes, vous nous suivez, c'est ça ? On ne sait pas où est notre fille ! » Pour eux, Tano et Cael sont des elfes, et ils viennent avec un gros bras : c'est de l'intimidation.

Bvorn tente un truc : « Les elfes, allez faire un tour. » Tano et Cael s'éloignent et regardent autour. Pas d'elfe. Mais sur le côté d'une maison, un petit lézard qui s'enfuit dès qu'ils le regardent avec insistance, et deux moineaux sur une branche qui font exactement pareil. Les arindeäls ont des liens avec les animaux, et ce comportement n'a rien de naturel : la maison est sur écoute.

Pendant ce temps, Bvorn se penche vers Jarod : « Faut qu'on parle, pas ici. Sachez que personne n'aime les elfes. On se rejoint à la messe, à 11 h. Maintenant, frappez-moi et poussez-moi dehors. » Jarod surjoue, Bvorn tape sur le mur, et lui tend la joue. Jarod lui en colle une, puis Bvorn lui crache dessus et s'en va.

Tano, une fois plus loin : « Faites attention aux animaux. C'est un coup des Arindeäls. »

Bvorn part rejoindre Camille pour aller à la messe. Tano et Cael rentrent à l'auberge : on a laissé Gisila seule toute la matinée, et si on la délaisse trop, elle va finir par rendre son tablier.



Galaë la charcutière, Lothar le pêcheur et Dilmah le décorateur

Pour le mariage, il faut de la nourriture, du divertissement et de la décoration. Klaus a laissé deux contacts, ses fournisseurs réguliers : Galaë, une charcutière naine qui fait de la charcuterie de potame, et Lothar, un pêcheur d'eau douce. Mais c'était pour les stocks de base de l'auberge, pas pour un mariage.

Sigmund leur demande de refaire les stocks et de l'aider pour le mariage, à crédit, en jouant sursa clientèle aquise et l'argent que ce mariage va rapporter. Ils ne sont pas chauds : c'est la sortie de l'hiver. Galaë propose d'ajouter des terrines à la commande habituelle. Chez Lothar, c'est l'ouverture de la pêche : il peut leur trouver des truites.

L'auberge peut avancer jusqu'à 250 PO sans se mettre en danger. Au-dessus, ça va être compliqué, et pour le repas, ce sera ric-rac. Sinon, on peut aller chercher la bouffe soi-même, ça coûte du temps mais pas d'argent.
  • Pour le gibier, il y a Erwin, le braconnier, un des trois habitués de Sigmund. Sauf qu'hier soir, il a fini la tête dans un abreuvoir, et que les collaborateurs ont eu les belles chambres et la nouvelle bière de Sigmund pendant qu'on l'envoyait au dortoir. Sigmund lui promettra ses meilleures bières pendant un mois.
  • Pour le spectacle, il y a Janelle, la barde halfeline qui était là hier soir.

Sigmund propose son précipité de givre au poissonier. Lothar trouve tout à coup de quoi faire des soles meunières, et peut-être des coquilles Saint-Jacques, même si ce n'est pas la saison. Voilà déjà une entrée et un plat pour le mariage. Mais à ce prix, Lothar reviendra sans doute commander à Sigmund car un précipité de givre c'est bien, un apport régulier c'est mieux.

Camille, lui, s'occupe de la déco. Il veut quelque chose d'un peu plus classe qu'une vieille table rustique : des nappes, des serviettes. Le décorateur lui conseille des corbeilles de fruits, des coussins, et le devis s'approche dangereusement des 200 PO : une estrade avec un dais, des draps brodés, une petite structure en gradins, une arche fleurie, des réfugiés pour jeter de la menthe et du romarin sur le passage des mariés. Rien que pour le repas de test, la location monte à 50 PO. Camille parle de coupes budgétaires. « Je croyais qu'on faisait un mariage de la haute ! » Il a déjà dans son carnet le mariage de vendredi un chariot à porteurs pour faire le tour de la ville avec les mariés (payé apr Friedrik). « Ils arriveraient chez vous sur des tables à tréteaux ? J'ai un peu de déontologie professionnelle. » signale le marchand.

Conclusion : on fait la déco nous-mêmes. Des fleurs naturelles, des épis de blé (c'est la fille du meunier), et des réfugiés qu'on embauchera nous-mêmes pour ramasser les fleurs et faire le service. 20 PO maximum pour le test.

Bvorn rejoint les deux autres aux Halles, leur glisse ce qui s'est passé chez les parents et le rendez-vous à la messe. Sigmund propose d'en profiter pour recruter des réfugiés. « On va payer des réfugiés pour ramasser des fleurs. » « Tu as le temps et le courage d'aller ramasser des fleurs, toi ? » Pour 50PO, Bvorn leur dit qu'il a tout le courage qu'il veut.



La vermine dans les chambres des aventuriers

Tano s'arrête en route acheter des fleurs à une petite marchande réfugiée, pour Gisila, pour s'excuser de leur absence au service du matin. Il fait une bonne action au passage en achetant à quelqu'un de démuni.

À l'auberge, Guilherm est parti se coucher, et Gisila gère la salle toute seule. Elle se fait engueuler comme du poisson pourri par les aventuriers. Tano pose ses fleurs sur une table et s'interpose. On leur avait vendu des chambres remises à neuf, puisque la meilleure était réservée aux gens de la haute, et ils se retrouvent avec de la vermine partout.

Les aventuriers emmènent Tano à l'étage : dans les trois chambres qu'ils occupaient, il y a des cafards, des cloportes, des puces qui s'échappent par dizaines quand on soulève un drap, de grosses punaises gorgées de sang là où ils les ont écrasées, une paillasse éventrée d'où sort une file d'insectes, et une nuée qui s'enfuit par la fenêtre. Les aventuriers ont des plaques sur les bras et les jambes. Marinette et Lilibeth enlèvent les draps. Mais la belle chambre au tapis, et sa voisine, où ont dormi les collaborateurs, n'ont rien.

Tano est quasiment certain qu'ils ont apporté la vermine eux-mêmes, pour ne pas payer. Il essaie de leur faire avouer sans les accuser : c'est la première fois que ça arrive, ça ne peut venir que de l'extérieur. Moyennement convaincant. « Vous voulez dire qu'on a été visés ? Il y a pas de sécurité dans votre auberge ? » Ils veulent être remboursés (10 PO la nuit, petit-déjeuner et petits soins compris), ils ne reviendront jamais, et ils partent tout de suite à l'aventure. Une aventurière propose d'aller chercher le Guet pour qu'il enquête. La seule chose qu'ils ont faite hier soir, c'est discuter avec le Vieux Chenu dans le salon privé. Tano promet que le patron va bientôt rentrer et qu'il lui en parlera.


« On peut pas jouer à cache-cache dans le silo ? C'est nul, Cael. »

Cael donne un coup de main à Gisila pour le service de midi, et elle est soulagée de pouvoir souffler un peu. À une pause, en cuisine : « Quand tu reviens la nuit, on dit rien. Tu mets quand même l'auberge en danger, mais t'es discret, on dit pas. Par contre, est-ce que tu pourrais éviter de nous donner du taf supplémentaire ? La prochaine fois, s'il te plaît, évite de mettre du sang dans la salle de bain. »

« Et puis, tu diras à Bvorn que c'est du grand n'importe quoi. Qui laisse une gamine enfermée à clé dans une chambre alors qu'elle a envie de faire pipi ? » Elle a envoyé les enfants jouer dehors, en leur demandant d'être discrets, faute d'avoir assez de bras et d'yeux pour tout gérer et on a mis une capuche à la petite.

La petite ne saignait pas hier soir. Gisila tourne Cael dans tous les sens, comme une maman qui cherche une tache sur le visage de son gamin : « T'es blessé où ? » Un coup de croc à la jambe, il s'est bandé, et Camille l'a soigné. Gisila lui montre l'endroit où elle a trouvé du sang : sur le chambranle de la porte, à hauteur de tête ou d'épaule. Quelqu'un serait sorti de cette pièce, mais le couloir mène partout, aux chambres des clients comme aux zones réservées au service.

Cael descend voir les enfants. Sous la réserve, l'escalier mène à un silo enterré sur deux étages : au premier, les denrées, presque vides, au second, du bordel, de vieilles pièces de mécanique. Les enfants jouent tout en bas, dans le coin dangereux. « Non, pourquoi c'est encore moi qui fais Tharivel, c'est trop nul, moi je voulais faire la Flèche ! » Cael se masque le visage et surgit : « Eh non, c'est moi la Flèche ! » Quatre gamins qui sursautent, au milieu du vieux matériel agricole. Une faux, pas aiguisée tombe au plus mauvais endroit : Sigrid et Otto ont chacun une grosse entaille, l'une au bras, l'autre à la jambe. Pleurs. Cael envoie Eda et Magda jouer ailleurs avant de retourner soigner les enfants.


Le prêche de Canaan

À la Porte, file d'attente et papiers. « C'est encore l'Épée ! Le petit demi-elfe est passé ce matin, pour de la farine. » Un garde, avec un sourire en coin : « Il paraît que c'est vous, les spécialistes de la poudre ? » Camille : on a un mariage bientôt, on s'entraîne pour faire quelque chose de spectaculaire. « Vous nous direz ce que ça donne, vos effets son et lumière. » Un elfe tourne la tête vers eux, très intéressé par la conversation et leurs racontards d'effets pyrotechniques.

Bvorn va régulièrement chez les réfugiés. Il ne va pas forcément à la messe, mais discute avec d'anciens amis, donne un coup de main pour les corvées, même déplacer des orduresetc. Il n'y est pas bien vu, parce qu'il a eu un laissez-passer et pas eux. Mais ce n'est pas leur faute, il ferait peut-être pareil.

Le campement est un labyrinthe de tentes. 150 ou 200 personnes écoutent Canaan dans la "place centrale". Sur une estrade qui a dû être une charrette retournée, un homme avec un chapeau à larges bords et un bandeau sur l'œil gauche harangue la foule. Il lève les bras, ils lèvent les bras, et il joint les mains au-dessus de sa tête en formant un cercle. « Quelle flamme a brûlé pour vous quand les morts sont venus ? Aucune ! Celui qui veille sur vous n'a pas de nom, parce que les autres dieux le lui ont pris, jaloux qu'ils étaient ! Anon vous a vus ! Anon vous attend ! Et Anon donne une terre à qui fait alliance avec lui ! »

Camille se glisse dans la foule en essayant de ne pas péter une durite. « Anon ! », répond la foule aux annonces du prophète. Puis Canaan se fige, se raidit d'un coup, la tête renversée, et s'effondre sur les planches en convulsant. « Oh non, le prophète ! » Un nain lui tient la tête pour qu'il ne se morde pas la langue, un demi-ogre fait le videur : « N'approchez pas le prophète, il voit des choses, il va parler ! »

Camille se concentre sur sa flamme intérieure, et ne ressent rien : il n'y a rien de divin dans ce qu'il voit. Il a plutôt l'impression que l'homme est en train de crever devant lui.

Canaan se relève, en chancelant, et parle en norlandais. Camille ne comprend pas tout, Bvorn si. « J'ai vu une femme blonde qu'on vend comme un sac de farine, et des maisons qui se battent pour sa noce. J'ai vu la nature qui se rebellait face à l'envahisseur elfe. J'ai vu la peur dans la ville, j'ai vu la peur dans vos yeux. Anon me l'a montré, les signes sont là, mes frères. La ville se mord elle-même. Bientôt viendra le grand soir. Tout ce que cette ville a bâti sur votre dos, vous allez le reprendre. Tout ira au feu. Et nous emmènerons les justes vers la terre promise. » Puis il psalmodie : « Anar sitha, nemaë torun. » Camille, qui a des lettres, sait que ça ne veut rien dire : des morceaux de mots mis ensemble parce que ça fait classe, genre « le poulet a mangé la chèvre sous la lune ».

Camille ne peut pas laisser passer ça. « Hérétique ! » Grand silence, et 200 personnes qui se retournent vers lui. Camille prend la parole : ils n'ont jamais été abandonnés : Bren a été là pour eux, la Flamme a toujours été là, elle a eu le mérite d'exister, et c'est leur devoir de l'aider à reprendre vie. Il est l'un de ses derniers porteurs.

« Et elle était où, la Flamme, quand les morts sont venus chez nous ? Ses prêtres, ils sont tous morts ! » « Nous, on a un prophète ! Il est vivant, lui ! On veut pas un dieu qui veut nos prières, on veut un dieu qui nous donne une terre ! La terre aux réfugiés ! Brenhaven aux norlandais ! » Une femme crache par terre devant ses pieds. Un petit garçon demande à sa mère, si c'est un méchant, le monsieur.

Le prophète descend de sa charrette et vient vers Camille, lentement, les bras ouverts, un immense sourire aux lèvres. « Mon frère, mon frère venu de la Flamme, dans mes bras ! » « Ne me touche pas. »

« Vous l'avez entendu, ce prêtre de la Flamme ? Il parle bien, n'est-ce pas ? Il parle comme on parlait dans les belles églises, du temps où il y avait encore des églises. Je n'ai rien contre la Flamme, mes frères. Mais la Flamme, c'est une bougie, et les bougies s'éteignent. Elle s'est éteinte au Norlande quand les morts sont venus, elle s'est éteinte à Brenhaven. Que croyez-vous que ce prêtre puisse vous apporter ? Suivez Anon. » 

Au moment où Camille s'en va, Canaan lui récite tout bas, pour lui seul, un passage exact de la liturgie de la Flamme. « Vous voyez, mon frère, je connais vos textes. Mieux que vous, peut-être. » « Comment pouvez-vous psalmodier ces inepties et connaître aussi bien mes textes ? » « Peut-être parce que je détiens la vérité, petit prêtre. »

Le nain et le demi-ogre s'approchent doucement de Camille. Il recule tranquillement vers la sortie : on ne va pas jouer au con, c'est pas le moment. Camille laisse une dernière phrase pour calmer le jeu : ils sont libres de croire ce qu'ils veulent, et s'ils changent d'avis, ils savent où le trouver. Il voit que le nain et le demi-ogre ont tous les deux un cercle dessiné au couteau dans la main. « Mais c'est quoi, cette secte d'extrémistes ? » Le prophète retourne à sa charrette, et les deux autres le surveillent : s'il revient, ils lui pètent la gueule.


Lothaire

Pendant ce temps, Bvorn, resté sur le cercle extérieur, a trouvé les parents de Sigrid. Il se met à côté d'eux, face au prêche, et met les pieds dans le plat et veut savoir pourquoi les elfes voulaient leur fille. Elle est douée de magie, une future mage, de ceux qui parfois naissent à Brenhaven, qui partent à l'école de magie de la capitale. Mais eux ne souhaitaient pas quitter la ville. Pour aller où et travailler de quoi ? Surtout quand ce sont des elfes qui vérifient qui peut avoir un laisser-passer pour aller vivre ailleurs.

« Et puis, on sait pas où elle est ! La Flèche l'a donnée à son complice, on sait pas où elle est ! » gémit tout bas la femme. Juste devant eux, un homme se raidit, puis continue de faire sa gestuelle avec les autres. Brun, la quarantaine, mieux habillé que les autres réfugiés. Bvorn lui met la main sur l'épaule, lui tend la main, et serre fort, assez pour lui faire mal. « Bvorn, enchanté. » Il ne lâche pas. L'homme s'appelle Lothaire. « Il y a certaines choses qui ne devraient pas être dites en public », avec un signe de tête vers la mère. Un avis sur la Flèche ? « Peut-être. » De quel type ? « De type avis. » Les elfes ? « J'en pense ce que j'en pense. »

Bvorn voit en lui quelqu'un avec qui il pourrait devenir ami et travailler. Il lui offre du travail : un majordome pour une réception, le repas de test dans deux jours et le mariage dans quatre. « Si on a des valeurs en commun, ce sera bien payé, et peut-être qu'on travaillera ensemble après. » 

« Moi, j'entends que le couple derrière moi a perdu son enfant face aux elfes, et qu'elle aurait été remise entre les mains d'un partenaire de la Flèche. » Lothaire se méfie de cette armoire à glace qui semble en tous points tenter d'arnaquer le couple éploré derrière lui. Après tout, il est, selon lui, le seul contact de la Flèche, et n'a vu ni l'ombre du vigilante, ni celle d'une fille échappée des elfes.

C'est Lothaire qui resserre la main, maintenant, et une lame pointe vers le ventre de Bvorn. « Si vous savez où se trouve un enfant qu'on essaye de cacher des elfes, je vous conseille de parler tout de suite. » Bvorn sourit. S'il avait un enfant sous sa protection, ce n'est pas une lame qui lui ferait peur : la vie d'un enfant vaut bien plus que sa misérable vie de poivrot. Mais si cette vie compte aussi pour Lothaire, alors oui, il faut qu'ils parlent.

Lothaire range sa lame, lâche la main, et rend à Bvorn son sourire, avec la même malice. Il déconseille d'emmener les parents, mais accepte la présence de Camille. Bvorn donne rendez--vous au couple dans une semaine à la prochaine messe.

Lothaire emmène Bvorn hors de la foule, par des chemins qui ne sont pas les chemins habituels, ceux de quelqu'un qui connaît les environs, jusqu'à sa tente. En passant, Bvorn demande à Camille de jurer sur son dieu qu'il ne répétera rien. Camille le jure sur la parole de la Flamme.



La trappe au fond du silo

Retour à l'auberge, avec Sigmund, Tano et Cael. Sigmund a regardé la vermine de près. Avec ses connaissances en nature et en arcanes, c'est clair :
  1. ce n'est pas naturel.
  2. c'est clairement magique.
  3. ça lui rappelle très, très fortement ce qu'il a vu dans les geôles du Nécromant.
Il lance une détection de la magie. Le salon où les aventuriers ont tenu leur réunion grouille aussi de bestioles. Le sort montre de la nécromancie, ça se confirme, avec un côté magie de la nature dévoyée, et un peu d'enchantement. Tout est très faible.

Leur théorie à tous les trois : de la magie du sang, quelqu'un se serait fait saigner pour faire apparaître la vermine, d'où la trace sur le chambranle.

Leurs suspects :
  • le vieux chenu, un vieux réfugié qui vient régulièrement en ville faire de l'achat-vente d'informations, en l'occurrence sur le Temple du Serpent. Il a tenu sa réunion en plein couvre-feu, personne ne l'a vu dormir, personne ne l'a vu partir, et on ne l'a pas revu de la journée.
  • la marchande, la dernière à avoir demandé une chambre, partie vendre au marché après son petit-déjeuner.
À moins que le vieux ait été une victime, lui aussi ? Ils fouillent toutes les chambres, celle de Klaus comprise : rien, à part les chambres infestées et le salon. Il ne reste dans l'auberge que le personnel, Enguerrand, qui n'est jamais frais, et Anthelme, qui s'est fait bien poutrer hier soir au cœur de la bagarre générale et n'est pas frais non plus.

C'est là que trois gamins remontent du silo, poussiéreux, essoufflés, en se disputant pour savoir qui a gagné. Il en manque une. Évidemment, c'est Sigrid. « Bah, comme on a dit qu'il fallait jouer à "on se cache des elfes" ». On a donc trouvé la meilleure cachette qui soit : une trappe tout au fond du second silo.

Il faut se contorsionner pour avancer dans le débarras, mais Sigmund n'est ni grand ni épais. Sous un tapis, il y a une trappe, et de la terre au fond. Quand on l'ouvre, Sigrid en sort comme un diable de sa boîte, les yeux écarquillés : « Il y a un squelette en bas. » Elle tremble un peu, elle est couverte de terre, mais elle voit Cael et prend sa tête de grande fille courageuse. Et puis elle a gagné à cache cache.

Sigmund se fabrique une lumière avec son bricolage magique et prend la place de la fille. Une odeur d'ozone le prend au nez, comme juste après un orage. Sigmund se glisse à quatre pattes dans cet espace d'à peine un mètre de haut, qui s'enfonce dans le noir. Il trouve une sorte de terre ou de sable fin, rougeâtre, presque tiède sous la main, avec à la lumière comme des paillettes de cuivre. Malgré ses connaissances alchimiques, il n'arrive pas à dire ce que c'est, et il en met dans une de ses fioles pour l'analyser plus tard. Evidemment il ne porte pas de gants.

À quelques mètres, la lumière accroche le squelette d'un homme étendu à plat ventre, les bras tendus vers la trappe, comme s'il avait rampé vers la sortie. Derrière lui, le mur du silo. Les vêtements sont tombés en poussière. Près de sa hanche, une bourse de cuir qui a tenu, elle. L'odeur d'orage est extrêmement forte, et les poils des bras de Sigmund se dressent.

Pas de marque particulière à première vue. Un homme plus grand que la normale, sûrement bien bâti. Pas quelqu'un qui aurait été enterré vivant. Empoisonné, peut-être ? Il sort quelques os pour les analyser. À la lumière, il voit des fractures ressoudées, parfois de travers, deux ou trois côtes, un avant-bras cassé autrefois : quelqu'un qui a vécu à la rude, un combattant ou un travailleur très physique, et qui n'est pas mort de ses blessures.

Dans la bourse, des pièces d'or, d'argent et de cuivre. L'inscription a l'air d'être en arlandais, mais les visages ne lui disent rien. Sigmund leur donne plus de 500 ans. Et quelques pièces plus épaisses ont l'air encore plus vieilles, et ne ressemblent à aucune monnaie qu'il connaisse. Au total, l'équivalent de 100 PO. Mais telle quelle, la bourse ne peut pas être vendue : il faudra trouver un acheteur, ou fondre les pièces.



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RESSENTI DE MON CÔTÉ

Une session plutôt longue et mouvementée, mais vraiment remplie. Je suis contente de l'avancement qu'on a eue cette fois-ci (même si ke n'ai pas encore pu régler mon souci de musiques absentes sur Roll20)

Les joueurs ont beaucoup apprécié

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ÉVOLUTION DES JAUGES ET FACTIONS

Prospérité de l'auberge de l'Épée : 4, pas de changement.

Prospérité de l'auberge du Pont : 10, pas de changement.


Niveau de suspicion envers l'auberge : Neutre, pas de changement.

Niveau d'alerte de l'occupant elfique :  Jaune depuis la fuite de Sigrid


Les collaborateurs : +2 à la prochaine interaction (session 1), qui n'a pas encore servi. Ils doivent une faveur à Godefroy.

La Vieille Garde : -2 à la prochaine interaction (session 1) (mais Bvorn et Sigmunt ont un +2 donc ça s'annulera sans doute)

Les réfugiés : Force 5, pas de changement. Camille a contesté Canaan devant la messe : R22 est ouverte.

Les Ifriers : Force 10, pas de changement.

L'occupant elfique : Force 15, pas de changement. Ils doivent une faveur à Tharivel.

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SÉQUENCES À DÉBUTER DURANT LA PROCHAINE SESSION

On reprendra J2 vers 14 h.

J2, après-midi : le thé chez Lothaire (Bvorn et Camille), hors séquence

Lothaire est  un ancien majordome d'une maison noble du Norlande tombée face au Nécromant, qui va d'emploi précaire en emploi précaire. Il ne croit pas aux mirages de Canaan, et avec quelques proches, il aide la Flèche dès qu'il le peut. Des enfants leur servent de coursiers, avec des messages cachés dans des petits gâteaux. Et le cercle des volontaires se rétrécit à mesure que l'emprise de Canaan s'étend

A savoir :
  • Pour Lothaire, Bvorn et Camille semblent du côté de la Flèche, et ont sans doute une enfant à cacher. Ils lui ont aussi proposé un travail, il saura s'en souvenir.
  • Il sait aussi qu'Anthelme est le majordome d'Enguerrand d'Orville, à l'Épée
  • Lothaire ne sait pas que Anthelme est la Flèche
  • Sa tente cache une entrée vers les souterrains nains et c'est lui qui fait sortir les enfants libérés par la Flèche dans des tonneaux de vin, vers la baronnie d'Orville
A voir dans la négociation si Lothaire considère le fait de faire s'échapper Sigrid comme une faveur pour les PJ, ou l'extension d'un service qu'il rend déjà à la Flèche.


J2, après-midi : Knut, Otilie, Rikke et Brunehilde (R13, prévue au J33 dans le livre, avancée)

Les PJ les embauchent. C'est potentiellement l'occasion de faire embaucher des PNJ clés, au moins pour le mariage :  Knut et Otilie pour faire le service et servir de commis, Brunehilde à la cuisine et Rikke pour les fleurs ET faire la classe aux enfants.

S'ils sont embauchés à long terme et mal payés, ça affectera positivement la jauge de l'auberge. Mais s'ils les payent bien, les réfugiés auront de l'affection pour l'auberge (potentiellement on peut lancer le mariage blanc de Rikke), en rappelant que tous ont des intentions cachées :
  • Rikke vient avec son expérience de druidesse et sa connaissance des plantes. Elle sera à même de gérer l'aspect décoration florale. Avec Lothaire, elle pousse pour faire venir sa fille Signe et deux autres enfants du campement de réfugiés à qui elle aimerait bien faire échapper à une mauvaise vie. Elle compte proposer à Klaus d'enseigner dans son auberge aux enfants, en échange d'une place pour elle et les autres.
  • Knut a un trafic d'herbes euphorisantes et veut utiliser l'auberge de l'Épée pour sa distribution (Lokri, le nain de Canaan, l'a pris sous son aile), et compte repérer les richesses de l'auberge. Tout ce qu'il voit à l'Épée peut remonter jusqu'au prophète.
  • Otilie, petite soeur de Knut, n'a aucune qualification. Elle est kleptomane et suit son frère dans tous ses coups. Elle ira bien évidemment jouer avec Magda et se renseigner sur Sigrid la petite malade si elle en a l'occasion. Tout ce qui traine dans l'auberge disparaîtra entre ses doigts.
  • Brunehilde est une femme seule, qui a perdu son enfant pendant le voyage qui l'a menée jusqu'à Brenhaven. Cuisinière émérite, elle apporte chez ses employeurs ses propres couteaux, extrêmement tranchants. Elle fait partie de ceux qui reprochent à Bvorn d'avoir obtenu un laisser-passer de la part de Klaus et pourra entrer en compétition avec Rikke. Ou bien elle ira demander à Lena pour les mêmes informations et ira travailler pour Carmichael.

J2, après-midi : la fièvre de Sigrid… et de Sigmund (suite de D1.1)

La terre rouge, c'est la terre imbibée du sang du Drac. Tout personnage qui la touche directement contracte la fièvre. Sigrid a joué dedans, et Sigmund y est allé sans gants ni protection, et a récolté un échantillon.

Pour Sigrid : quelques heures plus tard, elle se plaint d'avoir froid et mal à la tête. Le soir, elle ne tient plus debout, grelotte au fond de son lit, le front brûlant, et même endormie, la douleur déforme son visage (a voir dans quelle chambre on la met).
→ il faut prévoir ses donc de télékinésie pour J4, quand Godefroy rentrera avec Klaus en plein préparatifs de mariage.

Pour Sigmund : +4 points de fièvre chaque matin, et chaque soir des dégâts auto-infligés. Il peut dépenser ses points de fièvre à la place d'emplacements de sorts (à voir comment je le gère vu qu'il est artificier). Trois jours de suite sans point de fièvre, et il est guéri.


J2, après-midi : les analyses de Sigmund

La terre :
  • La charge magique se dissous dans l'eau et sort du malade.
  • Si un habitant de Brenhaven qui a perdu son sorcelet se baigne dans cette eau chargée, il le retrouve pour la journée

Les pièces :
  • les plus vieilles viennent du trésor du Drac.
  • Elles seront difficile à écouler sans intermédiaire ou sans les fondre
  • Montrer ces pièces suscite beaucoup de questions (LdB p. 127).

Les os : sont ceux de Bren Son fantôme ne se manifestera pas de sitôt : la possession de Sigrid l'a épuisé, et il est retourné au néant pour plus de deux semaines.


Les autres pistes à explorer

Concernant la vermine :
  • Ils soupçonnent le Vieux Chenu. Malheureusement impossible de le trouver comme ça. A voir ce que les elfes peuvent trouver s'ils mettent Tharivel sur sa trace.
  • Ils soupçonnent aussi une marchande venue de la capitale. S'ils la désignent au Guet ou aux Elfes, elle sera interrogée et enfaytée.
  • Seuls les aventuriers ont été touchés, donc les collaborateurs contents pourront éventuellement parler en faveur de l'auberge de l'Epee au cas où des rumeurs d'insalubrité circulent. On verra ça avec une affluence de clients dans l'auberge.

J2, au soir : R1, Aux abonnés absents

Albrecht, Conrad et Erwin viennent boire avec Sigmund tous les Liretak soir, à leur table réservée, en face du mur où Erwin a abandonné son arme. Ce soir, ils ne viennent pas : Carmichaël leur offre les tournées au Pont et leur confie des petits boulots. Si Sigmund insiste, ils l'avouent, un peu honteux.

Les faire revenir, demande de la Persuasion (DD15). Ça tombe mal : Sigmund comptait sur Erwin pour le gibier, alors qu'il a fini la tête dans l'abreuvoir le premier soir.


J2, la nuit : de la vermine à l'abbaye (D3)

Raghnall envoie une nuée de vermine explorer l'abbaye, où Bren est censé reposer. Il découvre la supercherie, puisque la dépouille n'est pas là, mais les arindeäls détectent l'intrusion, chassent la vermine et posent un cercle de protection dès le lendemain.


J3, en journée : Hildibald vient boire une bière (avant A2)

Avant l'attaque par Turdan et ses sbires, Carmichaël envoie son espion. Hildibald est un habitué de l'Épée : un négociant halfelin peu loquace, qui a un amour immodéré pour la bière de Sigmund, qui ne rate jamais l'ouverture d'une nouvelle cuvée. En réalité, c'est Tawyn, un des deux gnomes du Pont, sous une apparence illusoire.

Ce qu'il vient repérer :
  • où est le stock qu'on vient de livrer,
  • par où on entre,
  • qui veille la nuit,
  • où ils en sont dans les préparatifs du mariage
  • comment se passent les nouveaux préparatifs pour la fête de la bière pour Sigmund
  • (et oh, Sigmund a l'air un peu rouge, il est malade ?)
Il se comporte en habitué : il boit sa bière, demande ce qu'il y a de nouveau, et regarde. Il n'a rien d'autre à faire pour voir ce qu'il veut voir.



J3, la nuit : A2, le sabotage, et ce qu'il peut trouver

Carmichaël envoie un groupe de trois mercenaires menés par Turdan détruire le stock de l'Épée. Ils passent par-dessus la muraille sans beaucoup de discrétion et viennnent pour détruire le stock. Ils risquent de tabasser Guilerm au passage.

Si ça ne suffit pas, trois autres malandrins viennent le soir suivant provoquer une bagarre générale ; si elle n'est pas jugulée, le Guet ferme l'auberge 24 h, et la jauge perd encore 1 point.

On ne sait pas ce que les PJ feront de cette attaque. Ce qui compte pour le J4 : l'état du stock, et l'état de l'auberge au moment où Klaus sera raccompagné par Godefroy.




SÉQUENCES À CONTINUER

A1 : le mariage de Birgit et Tobias

Le repas de test est le J4, le mariage le J6.
  • Nourriture : Sigmund a rapporté à l'auberge les denrées négociées aux Halles, mais il va en manquer encore pour 100 personnes + un fonctionnement normal. Le gibier, à négocier avec Erwin, qui est fâché.
    • Les marchands des Halles ont réservé leurs mets les plus raffinés pour une grande soirée d'anniversaire à l'Auberge du Pont, qui ne tombe pas du tout à cette période de l'année.
    • Janelle a prévu d'y être ; si on lui explique la manœuvre de Carmichaël, elle se met en colère et vient jouer gratuitement à l'Épée. À la table, personne ne l'a encore réservée pour le mariage.
  • Décoration : faite maison, en embauchant des réfugiés. Dilmah le décorateur attend une réponse.
  • Service : Lothaire, si la négociation se passe bien. Il n'a pas encore dit oui.
  • Budget : avec la prospérité de 4, ils peuvent retirer 200 PO par semaine, 400 PO au plus dans la caisse. La caisse ne se réinitialise qu'au J7, le lendemain du mariage.
    • -20 PO de décoration prévus
    • -100 PO de nourriture achetée (fonctionnement normal + un surplus)
    • -40 PO de remnoursement des aventuriers.
    • +50 à 90 PO pour la bourse du squelette
    • Le salaire des réfugiés est à prévoir
    • Le divertissement reste à prévoir

J4 : A1.2, le repas de test (la préparation du mariage, pas le mariage), et Godefroi qui reste

A voir s'ils arrivent à convaincre le difficile Friedrik, quitte à se faire aider de Birgit.

Godefroy traine dans les parages pour observer et goûter la bière de Sigmund. Il peut potentiellement faire pencher la balance du côté de Friedrik ou mettre l'auberge dans la panade car il peut trouver :
  • Sigrid, malade et ses dons de télékinésie
  • La fiole de terre, les os et la bourse aux pièces anciennes.
  • « Les histoires de poudre ou de magie » : il faudra que Sigmund ait quelque chose à montrer.
  • L'infestation de vermine dans les chambres
  • Les réfugiés embauchés : au niveau de suspicion Neutre, le Guet vérifie justement qu'aucun réfugié ne dort dans l'auberge.
  • Les armes cachées dans les différents lieux par les PJ
  • Les restes de bagarre avec les malandrins OU une bagarre générale organisée par ceux-ci.

SÉQUENCES EN VUE
  • J3 : Tharivel rend visite à Tano. Il est préoccupé et se confie : de la vermine a essayé d'entrer dans l'abbaye, manifestement contrôlée par une force obscure, et il s'inquiète du retour du Nécromant. Il demande à son neveu d'être vigilant et de lui rapporter les rumeurs qu'il entend à l'auberge à ce sujet.
  • J3 à J5 : P2, la visite chez l'apothicaire. La fièvre de Sigrid dure depuis J2 nuit. Tobias demande 50 PO, sauf si Birgit le convainc, et il garde la malade 24 h en observation chez lui.
  • Quand Camille sera seul : R22, les représailles des réfugiés. Le nain et le demi-ogre du prophète, masqués, attendent qu'il soit seul pour le passer à tabac. S'il est mis hors de combat, ils lui gravent au couteau un cercle dans la paume : la signature.
  • J6 : A1.3, le mariage, dans l'une des deux auberges, avec le chariot à porteurs payé par Friedrik. C'est la scène-clé de l'arc : tout le monde passe un niveau à la fin (LdB p. 99).
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